Éparchie Orthodoxe de Paris France Ukraine

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Méditations lors du Grand Carême 2018

Méditations lors du Grand Carême 2018 par le Métropolite Michel de France. Patriarcat de Kiev.

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Celui qui ne connait pas le pardon ne connaîtra jamais le silence : Le pardon est le silence sur les fautes d’autrui et il produit au Jugement Dernier le silence de Dieu sur nos propres péchés. Le pardon produit un silence dans l’âme qui n’est plus troublée dans la prière par le souvenir et l'obsession des persécutions qu’elle a subit et la rancune concernant leurs auteurs. Le pardon est une forme de mort à soi-même pour donner l’espace à notre persécuteur de trouver la vie, en similitude avec le Christ qui meure sur La Croix en nous pardonnant afin que nous recevions de Lui Sa Vie. Le pardon est comme l’éponge qui tente de désaltérer le Christ avec du vinaigre, car au commencement il a pour celui qui pardonne un goût amer, mais ensuite il est l’éponge qui efface l’ardoise de tous ses péchés. Le pardon est comme l’éponge qui tente de désaltérer le Christ avec du vinaigre car au commencement il a l’amertume du vinaigre, mais ensuite il remplit l’âme de la douceur de la paix du Christ qui pardonne à tous. Le pardon conduit au silence du tombeau celui qui pardonne en ressuscitant son âme de la mort du péché. Le pardon est l’avocat de l’âme trépassée qui passent devant les terribles douaniers célestes : ils deviennent muet et ne profèrent aucune accusation et la laisse franchir le passage vers le Ciel. O mon âme pécheresse rempli du souvenir de tes péchés plus nombreux que les grains de sable de la mer, tu t’est à temps souvenu de l’importance du Pardon et comme l’Intendant Infidèle de la Parabole ( Lc XVI 1-8) qui sur le point de devoir rendre à sa mort des comptes sur la gestion de sa vie à son Maître, tu as eux l’audace d’avoir la même sagesse que ce pêcheur: tu as été trouvé tous les débiteurs de ton Maître et tu as examiné le livre des actions de leur vie et leur a remis en partie leurs dettes. Mais O Intendant je t’interroge:

« Pourquoi n’as tu pas tout effacer d’un coup de ton livre de compte ? » Et tu m’as répondu : « mon Frère lorsque tu pardonnes tu ne remets que ta propre part de la dette car ce que tu as fait ou ce que ton prochain t’a fait, car comme au plus petit, c’est à mon Maître, ton Maître le Christ que tu l’as fait ou que ton prochain l’a fait. Comprends vite mon Frère ce mystère et tu seras sauvé: si tu me soufflettes ce n’est pas seulement moi que tu blesses c’est le Christ que tu soufflettes. Si je te soufflette ce n’est pas seulement toi que je blesse, c’est le Christ que je soufflette. En pardonnant tu n’effaces dans le livre de compte de ton persécuteur que ta propre part, l’autre est toujours à la disposition du Maître lorsqu’il nous demandera des comptes lors du terrible Jugement. Mais celui qui, en suivant mon exemple efface sa part dans le livre des actions de la vie de ses persécuteurs, alors celui-ci verra toute son ardoise effacée par le Juste Juge. » O Intendant infidèle que par tes prières je devienne aussi fidèle que toi aux préceptes du pardon du Christ afin d’être comme toi loué par le Christ qui te donnant en exemple dit: « les fils de cet âge -ci ont plus de discernement que les fils de la lumière envers leur génération » ( Lc XVI 1-8)Amin. 
. Métropolite Michel LAROCHE



20/03/2018
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