Éparchie Orthodoxe de Paris France Ukraine

Éparchie Orthodoxe de Paris France Ukraine

TYPIKON DU DIMANCHE et JOURS DE FÊTES


TYPIKON DU DIMANCHE et JOURS DE FÊTES

TYPIKON DU DIMANCHE & JOURS  DE FÊTES 

 

 

 

Dimanche 28 octobre 2018
ton 5 - 22ème dimanche après la Pentecôte 
Dimanche des Pères du 7ème Concile Œcuménique.

peresviiiconciles.jpg

 - Vêpres : 1) Gn XIV,14-20 ; 2)  Deut 1,:8-11 15-17
 - Matines : 9ème évangile : Jn XXI,15-25.
 - Divine liturgie : Apôtre : Hb XIII,7-16 ; Lc VIII,5-15 (Le Semeur)

 

Tropaire, ton 5 dimanche, la Résurrection


Fidèles, chantons et adorons, / le Verbe sans commencement comme le Père et l'Esprit, / né de la Vierge
 pour notre salut, / car Il a bien voulu dans sa chair monter sur la croix / pour y endurer la mort // et relever les morts par sa glorieuse résurrection.

Tropaire de l'église 

 

Tropaire, ton 8 des Sts Pères


Tu es glorifié au-dessus de tout, ô Christ notre Dieu, / toi qui as établi nos Pères pour éclairer la terre ; / et par eux, Tu nous as tous guidés vers la vraie foi. // Ô Très miséricordieux, gloire à toi. 

Gloire…


Kondakion, ton 5 dimanche de la Résurrection


Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, / Tu as brisé leurs portes, Toi le Tout-puissant, / et avec Toi Tu as ressuscité les morts, ô Créateur ; / Tu as brisé l'aiguillon de la mort / et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. // Aussi Te clamons-nous : Seigneur, sauve nous.

 

Kondakion, ton 6 ( des Sts Pères)


Le Fils qui a indiciblement resplendi du Père, / et qui en deux natures est né d'une femme, / nous Le contemplons et ne refusons pas de représenter son visage, / mais le reproduisant avec piété, nous le vénérons avec foi. / C'est pourquoi, fidèle à la foi véritable, // l'Église embrasse l'icône de l'Incarnation du Christ. 


Et maintenant…

 

Kondakion de l'église 

 

Kondakion, ton 6 la Mère de Dieu


Protectrice assurée des chrétiens, / médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas les supplications des pécheurs, / mais dans ta bonté empresse-toi de nous secourir, / nous qui te clamons avec foi : / sois prompte dans ton intercession et empressée dans ta prière, // ô Mère de Dieu, qui protèges toujours ceux qui t’honorent.

 

Prokimenon, ton 5 (Ps. 11, 8 et 2) dimanche, la Résurrection

 

Tu nous garderas, ô Seigneur, Tu nous préserveras / de cette génération à jamais.
v. Sauve-moi Seigneur, car il n'y a plus de saint.

 

Autre prokimenon, ton 4 :

Tu es béni, Seigneur, Dieu de nos Pères, ton Nom est loué et glorifié dans les siècles. (cantique de Daniel 3,26-27)   Sts Pères

Lecture de l'épître du saint apôtre Paul aux Hébreux  (Hb XIII,7-16) 

 

Frères, souvenez-vous de vos chefs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi. Jésus Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement. Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères ; car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, et non par des aliments qui n'ont servi de rien à ceux qui s'y sont attachés. Nous avons un sacrifice dont ceux qui font le service au tabernacle n'ont pas le pouvoir de manger. Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le grand prêtre pour l'expiation des péchés, sont brûlés hors du camp. C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre. Car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir. Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. Et n'oubliez pas de faire du bien et de partager, car c'est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir.

Послання до Євреїв святого апостола Павла

7 Пам’ятайте наставникiв ваших, якi проповiдували вам слово Боже, i, дивлячись на кончину життя їхнього, наслiдуйте вiру їхню. 8 Iсус Христос учора й сьогоднi i навiки Той же. 9 Ученнями рiзними й чужими не захоплю­йтесь; бо добре благодаттю змiц­нювати серця, а не їжею, вiд якої не одержали користи тi, що зай­малися нею. 10 Ми маємо жертовник, вiд якого не мають права споживати тi, що служать скинiї. 11 Тому що тiла тварин, кров яких для очищення грiха вносить первосвященик у святилище, спалюються поза табором, — 12 то і Iсус, щоб освятити людей Кров’ю Своєю, постраждав поза брамою.

13 Отже, вийдемо до Hього за табір, несучи Його наругу; 14 бо не маємо тут постiйного мiста, але шукаємо майбутнього. 15 Отже, бу­демо через Hього безустанно приносити Богу жертву хвали, тобто плiд уст, що прославляють iм’я Його. 16 Hе забувайте також добродiйности i спiлкування, бо такi жертви благоугоднi Богу.


Alleluia, ton 4 (Ps. 44, 5 et 8) dimanche, la Résurrection

Alléluia, alléluia, alléluia.
v. Va, marche en vainqueur et règne, pour la vérité, la mansuétude et la justice.

Alléluia, alléluia, alléluia.
v. Tu as aimé la justice et haï l'iniquité.

Alléluia, alléluia, alléluia.


le semeur.jpg
(Le Semeur)


Lecture de l'Évangile selon Saint Luc (Lc VIII,5-15) 

En ce temps-là, Jésus dit cette parabole : 


« Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent. Une autre partie tomba sur le roc : quand elle fut levée, elle sécha, parce qu'elle n'avait point d'humidité. Une autre partie tomba au milieu des épines : les épines crûrent avec elle, et l'étouffèrent. Une autre partie tomba dans la bonne terre : quand elle fut levée, elle donna du fruit au centuple. » Après avoir ainsi parlé, Jésus dit à haute voix : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ! » Ses disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole. Il répondit : « Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils ne comprennent point. Voici ce que signifie cette parabole : La semence, c'est la parole de Dieu. Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent ; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu'ils ne croient et soient sauvés. Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n'ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation. Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s'en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité. Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. 

 5 вийшов сівач сіяти зерно своє і, коли сіяв, одне впало при дорозі, і було потоптане, і птахи небесні подзьобали його. 6 А інше впало на каміння і, зійшовши, всохло, бо не мало вологи. 7 А ще інше впало поміж терня, і виросло терня і заглушило його. 8 Інше ж упало в добру землю і, коли зійшло, дало плід у стократ. Сказавши це, виголосив: хто має вуха слухати, нехай слухає! 9 Ученики ж Його запитали в Нього: що означає притча ця? 10 Він сказав: вам дано розуміти таємниці Царства Божого, а іншим — у притчах, щоб вони, дивлячись, не бачили і, слухаючи, не розуміли. 11 Ось що означає притча ця. Зерно — це слово Боже. 12 А те, що впало при дорозі, це ті, що слухають, але потім приходить диявол і забирає слово із серця їхнього, щоб вони не увірували і не спаслись. 13 А те, що на камінні, це ті, що, як тільки почують слово, з радістю приймають, але не мають кореня, дочасно вірують, а під час спокуси відпадають. 14 А те, що впало поміж терня, це ті, що слухають слово, але відходять і, заглушені турботами, багатством та життєвими насолодами, не дають плоду. 15 А те, що впало в добру землю, це ті, які добрим і щирим серцем почуте слово бережуть і приносять плід у терпінні. Сказавши це, Він виголосив: хто має вуха слухати, нехай слухає.  

Verset de communion


Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Ps. 148,1) dimanche, la Résurrection
Exultez dans le Seigneur, vous les justes, aux hommes droits convient la louange.
 (Ps. 32,1)  des Sts Pères

Alléluia, alléluia, alléluia.

 

 

Saints commémorés ce jour

Saint Lucien, prêtre à Antioche, martyr à Nicomédie (312) ;

saint Euthyme de Thessalonique (898) ;

saint Jean, évêque de Souzdal (1373) ;

saint Lucien, hiéromartyr des Grottes de Kiev (1243) ;

saint Sabin, évêque à Chypre (V°) ;

saint Antiochus, évêque de Lyon (vers 500) ;

sainte Aurélie, vierge, moniale à Strasbourg (1027) ;

saint Cannât, évêque de Marseille (VI°) ;

saint Savin, évêque de Catane (760) ;

saint Léonard, abbé près du Mans (575) ;

 saint Déodat, évêque de Vienne (VII°) ;

sainte Thècle d'Angleterre, abbesse en Allemagne (790) .

 stlucien.jpg

 

 

 Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Lucien, prêtre d’Antioche. Saint Lucien naquit à Samosate en 235. Orphelin à 12 ans, il quitta sa patrie à la mort de ses parents en abandonnant tous ses biens aux pauvres. Il se rendit alors à Edesse pour recevoir l’enseignement spirituel d’un maître réputé nommé Macaire. Après avoir reçu le saint baptême, il passa là plusieurs années dans une ascèse très stricte, avant de devenir prêtre à Antioche. Dans cette ville, il s’adonna à l’étude des Saintes Ecritures & entreprit de corriger les fautes qui s’étaient glissées dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, soit par l’inexactitude des copistes, soit par la malice des hérétiques. Ne se contentant pas de collationner le grec des Septante sur les meilleurs exemplaires, il le revit sur le texte hébreu, qu’il entendait parfaitement. Saint Jérôme nous apprend que l’édition de saint Lucien était plus exacte et plus correcte que celles d’Hésychius et de saint Pamphile, qu’elle était exempte des falsifications reprochées à Aquila et à Théodotion, et qu’il en avait fait lui-même le plus grand usage. Les Eglises d’Antioche et de Constantinople l’adoptèrent et la conservèrent jusqu’au Vème siècle. Aujourd’hui encore, les savants estiment un manuscrit des Septante en raison de sa conformité avec l’édition de saint Lucien. Saint Lucien fit des disciples et fonda à Antioche une école de théologie et d’exégèse, appelée l’Ecole des Exégètes, laquelle compta hélas parmi ses élèves l’infâme Arius. Il joua un rôle dans l’invention des reliques de saint Etienne en indiquant à l’évêque de Jérusalem l’emplacement du corps du protomartyr dont il avait reçu la révélation dans un songe. Emmené à Nicomédie où se trouvaient alors l’empereur Maximin, saint Lucien fit devant son juge une apologie de la foi pour laquelle il avait été traduit en justice. En voici un extrait :

« Si vous refusez de vous en rapporter à mon témoignage sur la divinité de Jésus-Christ, vous n’avez qu’à consulter vos annales et vos archives : vous y trouverez que du temps de Pilate, pendant que le Christ était mis à mort, le soleil disparut et l’univers fut enseveli dans les ténèbres en plein midi. »

Pendant qu’on l’interrogeait, saint Lucien faisait toujours la même réponse :

« Quelle est ta patrie ? — Je suis chrétien ! — Quelle est ta profession ? – Je suis chrétien ! — Qui t’a donné le jour ? — Je suis chrétien ! »

Saint Jean Chrysostome a écrit des merveilles sur cette admirable réponse de saint Lucien :

« Parce que le disciple de Notre Seigneur Jésus-Christ, en disant qu’il est chrétien, explique parfaitement bien, en un seul mot, quelle est sa patrie, sa famille et sa profession. Sa patrie parce que, n’en ayant point sur la terre, il n’en reconnaît pas d’autre que la Jérusalem céleste ; sa famille, parce qu’il ne croit pas avoir d’autres parents que les Saints ; enfin sa profession, puisque toute sa vie est dans le ciel ».

Il fut jeté en prison où il resta 9 ans avant d’y mourir le 7 janvier 312, un an avant l’édit de Constantin. La veille de sa mort, des disciples lui ayant fait passer du pain et du vin, il célébra les saints mystères de la fête de la Théophanie en utilisant sa propre poitrine comme autel. « Ma poitrine, dit le saint à ses disciples inquiets, servira d’autel, et vous qui m’entourez, vous formerez le temple qui nous dérobera aux regards des profanes. »

Après la mort de saint Julien, Maximin commanda qu’on lui attacha une grosse pierre à la main droite et que son corps fut jeté dans la mer afin d’en ôter à jamais le souvenir. Il resta dans les eaux pendant quatorze jours et au quinzième le saint apparu à un de ses parents, Glycérius, pour lui indiquer un endroit du rivage où il trouverait son corps. Arrivés sur place, les chrétiens aperçurent un grand dauphin qui le déchargea sur le bord de mer et expira à côté de lui. Son corps ne comportait aucune corruption ni mauvaise odeur si ce n’est que sa main droite alourdie de la pierre était coupée. Peu de temps après, la mer la rapporta au même endroit. Sainte-Hélène, mère de l’empereur Constantin, fit bâtir un beau temple à Hélénopolis qui portait le nom du saint. Plus tard l’empereur Charlemagne fit rapporter ses reliques dans la ville d’Arles en Provence après y avoir fait bâtir une église en son honneur. Bien que les révolutionnaires aient profané cette église en 1793, l’archevêque d’Aix, Mgr Bernet, reconnut néanmoins en 1839 les reliques qui avaient échappé aux outrages comme étant bien celles de saint Lucien.

 

Et voici le témoignage d’Eusèbe de Césarée :

« Parmi les martyrs d’Antioche, il y eut Lucien, qui pendant toute sa vie fut un prêtre excellent de l’église de ce pays ; à Nicomédie, en présence de l’empereur, il prêcha hautement le royaume céleste du Christ, d’abord dans un discours sous forme d’apologie, et ensuite par ses œuvres. » (Eusebe, Histoire Ecclésiastique, livre 8, 13,1).

 


08/09/2018
0 Poster un commentaire