Éparchie Orthodoxe de Paris France Ukraine

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TEXTES SPIRITUELS


TYPIKON DU DIMANCHE et JOURS DE FÊTES

TYPIKON DU DIMANCHE & JOURS  DE FÊTES 

 

 

Vendredi 08 septembre 2018

 

Nativité de la très-sainte Mère de Dieu et toujours vierge Marie.
Vêpres : 1) Gn XXVIII,10-17 ; 2) Ez XLIII,27-XLIV,4 ; 3) Pr IX,1-11. 
Matines : Lc I,39-49,56.
Divine Liturgie : Apôtre/ Ph II,5-11 ;Évangile : Lc X,38-42,XI,27-28.

 

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1ère Antienne

 

 

Le lecteur lit les versets psalmiques, le chœur chante le tropaire
v.1 Souviens-Toi, Seigneur, de David, et de toute sa douceur. 
     Par les prières de la Mère de Dieu, ô Sauveur, sauve-nous.
v.2 Nous avons entendu dire que son arche était à Éphrata, nous l’avons trouvée aux champs de la forêt
     Par les prières…
v.3 Glorieuses sont les choses dites de toi, ô cité de Dieu. 
     Par les prières…
v.4 Dieu est au milieu d’elle et elle ne sera pas ébranlée, de grand matin Dieu viendra à son secours. 
     Par les prières…
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.
     Par les prières…

2ème Antienne

 


v.1 Le Seigneur l’a juré à David en vérité, et Il ne s’en dédira pas. 

 

     Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es admirable dans tes saints, nous qui Te chantons : Alleluia.
v.2 J’établirai sur ton trône le fruit de ton sein. 
     Sauve-nous…
v.3 Là, Je ferai se lever la puissance de David, J’ai préparé une lampe pour mon Oint. 
     Sauve-nous…
v.4 Car le Seigneur a choisi Sion, Il l’a élue pour sa propre demeure. 
     Sauve-nous…

 

Gloire et au Fils et au Saint Esprit, /// Et maintenant…

 

« Fils unique et Verbe de Dieu, toi qui es immortel, et qui daignas pour notre salut t’incarner de la sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, et qui sans changement te fis homme, et fus crucifié, ô Christ Dieu, par la mort ayant vaincu la mort, étant l’Un de la Sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint Esprit,   sauve-nous.»

 

 

3ème Antienne

 


Le lecteur lit les versets psalmiques, le chœur chante le tropaire

 


Le lecteur : v.1 C’est ici mon repos pour les siècles des siècles, J’y habiterai, car Je l’ai choisi. 

 


 le chœur    Tropaire, ton 4

Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, / a annoncé la joie au monde entier, / car de toi s’est levé le Soleil de justice, / le Christ notre Dieu ; / Il a détruit la malédiction / et donné la bénédiction, // Il a aboli la mort et nous a donné la vie éternelle.
Le lecteur : v.2 Le Très-Haut a sanctifié son tabernacle. 
  le chœur   Tropaire
Le lecteur : v.3 Saint est ton temple, admirable en ta justice. 
  le chœur   Tropaire

Petite entrée

 


Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ. Sauve-nous, ô Fils de Dieu, par les prières de la Mère de Dieu, nous qui te chantons : alleluia.

Tropaire, ton 4

 


Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, / a annoncé la joie au monde entier, / car de toi s’est levé le Soleil de justice, / le Christ notre Dieu ; / Il a détruit la malédiction / et donné la bénédiction, // Il a aboli la mort et nous a donné la vie éternelle.

Gloire… et maintenant…

 


Kondakion, ton 4

 


En ta sainte Nativité, ô Très-pure, / Joachim et Anne ont été délivrés / de l’opprobre de la stérilité, / et Adam et Ève de la corruption de la mort. / Délivré de la condamnation pour ses péchés, / ton peuple célèbre ta Nativité et te clame : // "La femme stérile enfante la Mère de Dieu qui nourrit notre vie."
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Prokimenon, ton 3 (Cantique de la Mère de Dieu, Lc I, 46 et 48) Nativité de la Mère de Dieu

 

Mon âme magnifie le Seigneur, / et mon esprit s'est réjoui en Dieu, mon Sauveur.
v. Car Il a jeté les yeux sur l'humilité de sa servante, voici que désormais toutes les générations me diront bienheureuse.

 

Mon âme magnifie le Seigneur, / et mon esprit s'est réjoui en Dieu, mon Sauveur.

(Nativité de la Mère  de Dieu Ph II,5-11) 

 

Lecture de l'épître du saint apôtre Paul aux Philippiens

 



Alleluia, ton 8 (Ps. 44, 11 et 13) Nativité de la Mère de Dieu

 

 

 

Alleluia, alléluia, alléluia.

 

v. Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.

 

Alleluia, alléluia, alléluia.

 

v. Les hommes les plus riches du peuple imploreront ta Face.
Alléluia, alléluia, alléluia.

 

 

Lecture  du saint Evangile selon Luc X,38-42,XI,27-28.


À la place de « Il est digne… »
 

 


Verset et hirmos de la 9ème ode, ton 2 Nativité de la Mère de Dieu

 

Magnifie, mon âme, la glorieuse nativité de la Mère de Dieu.
Toi, qui de ton sein virginal, / as donné chair ineffablement à Dieu, / Lui, la lumière qui a brillé avant le soleil, / et qui est venu parmi nous dans la chair, // Mère de Dieu toute pure et bénie, nous te magnifions.

Verset de communion  (Ps. 115,4)  Nativité de la Mère de Dieu

 

 

 

Je prendrai la coupe du salut, et j'invoquerai le Nom du Seigneur. 

 

  

 

Alléluia, alléluia, alléluia.

 

 

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Dimanche 10/23 septembre 2018
ton 7 - 15ème dimanche après la Pentecôte

 

Après-fête de la Nativité de la sainte Mère de Dieu
 Dimanche avant la Croix

 

Tropaire, ton 7 dimanche, la Résurrection la Pentecôte

 


Par ta croix, Tu as détruit la mort, / Tu as ouvert au larron le paradis, / Tu as fait cesser les lamentations des femmes myrrhophores, / Tu as ordonné à tes apôtres, ô Christ Dieu, de proclamer / que Tu es ressuscité // en accordant au monde la grande miséricorde.

 


Tropaire, ton 4 Nativité de la Mère de Dieu

 


Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, / a annoncé la joie au monde entier, / car de toi s'est levé le Soleil de justice, / le Christ notre Dieu ; / Il a détruit la malédiction / et donné la bénédiction, // Il a aboli la mort et nous a donné la vie éternelle. 

Gloire… Et maintenant…

 



Kondakion, ton 4 Nativité de la Mère de Dieu

 


En ta sainte Nativité, ô Très-pure, / Joachim et Anne ont été délivrés / de l'opprobre de la stérilité, / et Adam et Ève de la corruption de la mort.

 

 

 

Kondakion, ton 7 dimanche, la Résurrection

 


La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, / car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. / Les enfers sont enchaînés, / les prophètes en chœur se réjouissent et disent : / Le Sauveur est apparu aux croyants. // Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
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Prokimen
on, ton 6 (Ps. 27, 9 et 1) avant la Croix

 


Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage.
v. Vers toi, Seigneur, j'appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi.
Autre prokimenon, ton 3 : Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit s'est réjoui en Dieu, mon Sauveur. (Cantique de la Mère de Dieu, Lc I,46) Nativité de la Mère de Dieu 

 


Lecture de l'épître du saint apôtre Paul aux Galates (avant la Croix Ga VI,11-18) 

 


Frères, voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main. Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n'être pas persécutés pour la croix de Christ. Car les circoncis eux-mêmes n'observent point la loi ; mais ils veulent que vous soyez circoncis, pour se glorifier dans votre chair. Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! Car ce n'est rien que d'être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c'est d'être une nouvelle créature. Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l'Israël de Dieu ! Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus. Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit ! Amen ! 

 


Alleluia, ton 6 (Ps. 88, 20 et 22) avant la Croix

 

Alléluia, alléluia, alléluia.

v. J'ai élevé l'élu du milieu de mon peuple.

Alléluia, alléluia, alléluia.
v. Car ma main sera son soutien, et mon bras sera son courage.

Alléluia, alléluia, alléluia.
v. Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille. (Ps. 44,11) Nativité de la Mère de Dieu 

Lecture de l'Évangile selon Saint Jean (avant la Croix (Jn III,13-17) 

Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel. Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

 


À la place de « Il est digne… »

 


Verset et hirmos de la 9ème ode, ton 2 (Nativité de la Mère de Dieu)


v. Magnifie, mon âme, la glorieuse nativité de la Mère de Dieu.
 Toi, qui de ton sein virginal, / as donné chair ineffablement à Dieu, / Lui, la Lumière qui a brillé avant le soleil, / et qui est venu parmi nous dans la chair, // Mère de Dieu toute pure et bénie, nous te magnifions. 

Verset de communion

 


Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Ps. 148,1) dimanche, la Résurrection
Je prendrai la coupe du salut, et j'invoquerai le Nom du Seigneur.
 (Ps. 115,4)  Nativité de la Mère de Dieu.

Alléluia, alléluia, alléluia.

 

 

Saints commémorés ce dimanche

 

Après-Fête de la Nativité de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie (jusqu'au 12 septembre).
Saintes Ménodore, Métrodore et Nymphodore, sœurs, martyres en Bithynie (vers 310) ;

saints Apelle, Luc et Clément, apôtres (I°) ;

sainte Pulchérie, impératrice de Constantinople (453) ;

saint Paul l'Obéissant des Grottes de Kiev (XIII°-XIV°) ;

saint André, prince, dans le monachisme Joasaph (1453) ;

saint Saulve (ou Salve), évêque d'AIbi (584) ;

saint Véran, évêque de Vence (V°) ;

saint Aubert, évêque d'Avranches, fondateur de l'abbaye du Mont Saint-Michel (vers 725) ;

saint Frithestan, évêque de Winchester (932) ;

saint Finien, abbé-fondateur de Moville en Irlande (579).

 

 


08/09/2018
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 Baptême des Larmes et vision des péchés

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Cher  enfant  en Jésus Christ

 

Saint Syméon le Nouveau Théologien a été et demeure la porte par laquelle le Seigneur m’a introduit dans la vie ascétique Orthodoxe. J’avais 23 ans lorsque le Seigneur m’a fait lire les Catéchèses dont l’expérience du second baptême, autrement dit : « le baptême des larmes est plus grand que le premier baptême à condition que l’on ait reçu le baptême sacramentel » ( Saint Jan Climaque) ; « le baptême des larme est la réalité même du baptême, alors que le premier baptême n’en est que le symbole » ( Traité Gnostique et Pratique de Saint Symén le NT)   « Ces larmes qui sont même plus grande que le baptême du sang pourtant terni par aucun autre péché , parce que  seules elles  ont le pouvoir d’effacer les péchés commis après le baptême sacramentelle »(Saint Grégoire de Naziance).

 

Se voir pécheur est un charisme car dans la théologie orthodoxe, il n’existe pas à, proprement parlé de « théologie morale ». Certes elle existe dans des livres, mais elle est totalement absente de l’authentique expérience spirituelle.

Les notions de péchés ne sont pas regardés dans notre Eglise dans un catalogue du bien et du mal comme l’arbre situé au milieu du Paradis.

Saint Abba Iasïe du désert de Scété écrivait ( je paraphrase) : «  Nul s’il n’a reçu au préalable le charisme de l’amour ne peut discerner en lui le péché de la haine. Nul s’il n’a reçu au préalable le charisme de la douceur ne peut discerner en  lui le péché de l’irritation. Nul s’il n’a reçu au préalable le charisme de la Paix ne peut discerner en  lui le péché de la colère. Nul s’il n’a reçu au préalable le charisme de la patience ne peut discerner en  lui le péché de l’impatience. Nul s’il n’a reçu au préalable le charisme de la miséricorde ne peut discerner en  lui le péché du jugement. » C’est par la lumière de chaque fruit du Saint Esprit, comme sont nommés les charismes par l’apôtre Paul, que l’orant discerne l’ombre du péché.  Sans lumière préalable pas de vison charismatique des péchés. Chaque charisme permet au spirituel de discerner le péché opposé. C’est une théologie de la lumière et non pas de valeurs morales. Seul le démon nous montre le péché en tant que valeur morale que l’on peut transgresser au nom de nouveauté dans les codes humains des valeurs morales. Hier l’adultère était condamné par la société chrétienne, aujourd’hui il est devenue monnaie courate ? Hier l’avortement était un péché aujourd’hui il est un droit de la femme. Hier les unions homosexuelles étaient lourdement condamnées par mes tribunaux, aujourd’hui elles sont légitimées par les lois de la république. Hier des parent pouvaient donner des fesser à leurs enfants, aujourd’hui ils peuvent être poursuivis par les tribunaux. La notion de transgression basée uniquement sur les valeurs morales de notre société avec l’apport des philosophes voir de certains théologiens, est catastrophique pour la vie de l’âme. Je ne porte aucun jugement en donnant ces exemples  cela sur les personnes adultères ( le Christ à accueilli le femme adultère en lui pardonnant ses péchés)   ou des personnes homosexuelles, ou des femmes ayant avorté. Tout  être que le Seigneur aime comme il aime tous les pécheurs dont je suis le premier. Mais je m’applique à moi-même comme à eux l’adage patristique « Aime le pécheur et aie le péché » ! Ayons de la compassion pour ces personnes comme pour tous les êtres  humainsdans nos faiblesses ,  mais ne tombons pas dans l’erreur de justifier le péché en disant qu’il n’est pas un péché.

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Reprenons le sujet à son commencement ascétique : « Plus les saints s’approchent de Dieu plus ils se voient pécheur » ( Saint Dorothée de Gaza) car plus ils avance vers la « Vrais Lumière, d’avantage la véritable Lumière qui est le Christ les éclaire sur eux-même et manifeste en les discernant en eux les ténèbres de leurs péchés de la lumière incréée et divine déposée par sa grande miséricorde en eux.

Saint Isaac le Syrien écrit  « Celui qui voit ses péchés est plus grand que celui dont la prière ressuscité un mort. » Un disciple questionna son Abba : »Pour Abba ceci ? Celui dont la prière ressuscite un mort est forcément un très grand saints. L’Abba répondit : « Celui qui ressuscite un mort n’a ressuscité qu’un mort extérieur alors que celui qui voit ses péchés et pleure sur eux ressuscite son mort intérieur, c’est-à-dire son âme, plus précieuse au yeux du Seigneur que toute Sa création. Sans les larmes personne n’est sauvé. Regarde les larmes du Roi David, celles de la pécheresse, les gémissements du Publicain les larmes de Pierre après son apostasie. Sans les larmes personne n‘est sauvé et par les larmes de la Mère de Dieu auprès du Christ Crucifié sur la Croix  les hommes ont été à nouveau justifiés, car les larmes de la Mère de Dieu contribuent au salut de tous et du monde. »

 

Avec amour en Christ

 

+Métropolite Michel 

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17/07/2016
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LETTRE PASTORALE DE CARÊME 2018

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Prière de saint Ephrem le Syrien.

 

Seigneur et Maître de ma vie, l’esprit d’oisiveté, de découragement, de domination et de paroles faciles, éloigne de moi.
L’esprit de pureté, d’humilité, de patience et d’amour (en grec: agapé), Donne à ton serviteur.
Oui, Seigneur et Roi, donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car tu es béni aux siècles des siècles. Amin.

 

 

LETTRE PASTORALE DE CARÊME 2018

 

Ma première lettre de Carême pour cette année 2018 sur cette prière : nul ne peut simultanément voir ses péchés ou juger son frère. Ce sera l’un ou l’autre. Souvent celui qui juge son frère l’accuse en réalité de ses propres péchés qu’il refuse de voir en lui. Le discernement est tout autre car le discernement procède de l’humilité et celui qui comme un père discerne les fautes de ses enfants ne les y enferme pas en leur disant : « Tu ne changeras jamais ! » Le Père corrige en espérant la transformation de ses enfants. Il ne les enchaine pas dans le péché. 
Celui qui voit ses péchés, nous enseigne Saint Isaac le Syrien, est plus grand que celui dont la prière ressuscite un mort. Car celui qui ressuscite un mort n’a ressuscité qu’un mort extérieur, alors que celui qui voit ses péchés et verse des torrents de larmes sur eux, ressuscite son mort intérieur. C’est pourquoi celui-ci est plus grand que le premier. Chaque mot de la prière a un sens matériel connu de tous et une signification spirituelle enseignée par les Saints Pères. Oisiveté mot que l’on peut traduire par paresse dans son sens matériel, parle d’une personne qui n’aime pas travailler, faire un effort, faire le ménage dans sa maison, qui se repose sur les autres dans son travail, etc. Pour les Pères et pour Saint Ephrem le Syrien, lorsqu’ils parlent de l’oisiveté ils parlent de la paresse spirituelle : de ne pas prier, de ne pas être attentif aux règles de prière monastiques et celle des croyants qui se font en Carême, d’être absent à la liturgie et de ne pas écouter la voix  de l’Esprit qui nous appelle à la prière ! Voila la véritable paresse ou oisiveté ! Le découragement matériel concerne des situations que tous connaissent aujourd’hui soit dans les épreuves de leur travail, soit dans sa propre famille à la suite d’un héritage ou d’un divorce ou même dans le mariage, soit dans des maladies, soit dans des problèmes administratifs, la liste est sans fin...Pourtant pour les Pères le découragement n’est aucun de ceux-là : c’est le découragement sur soi-même devant des passions anciennes qui malgré nos efforts, nos prières et nos larmes nous accablent encore et ne se déracinent que difficilement. C’est le découragement dans les épreuves que Dieu permet dans notre vie au sein de l’Église dans laquelle nous avons cru y trouver la paix et nous y avons rencontré la guerre, nous avons cru y trouver l’humilité et nous y avons trouvé l’ambition et le carriérisme. Nous avons cru y trouver l’amour et nous y avons trouvé la haine : tous les Saints ont été confrontés aux habitants illicites de l’Église qui humainement semblent en faire partie, mais qui sont en réalité des disciples de Satan. Ce sont ces faux serviteurs de l’Église qui persécutent les Saints. Mais cette tentation du découragement beaucoup de Saints l’ont connu. Saint Nectaire d’Egine, chassé injustement du Patriarcat d’Alexandrie devient comme métropolite simple prédicateur des paroisses de l’Ile d’Eubée en Grèce, accablé d’une mauvaise réputation de vie immorale, de la part d’évêques ambitieux, entend le peuple rassemblé dans l’église crier : Anaxios! Il est indigne ! Dès qu’il commence à faire son homélie. Il en sera de même le dimanche suivant. Alors oui ! Le Saint est tombé un moment dans le découragement et des larmes me viennent en vous racontant ce récit. Mais saint Nectaire d’Egine intérieurement demande au Seigneur la force de se présenter une troisième fois devant le Saint Peuple de Dieu trompé par ses hiérarques. Nectaire dit au Seigneur : « Seigneur, si cette fois-ci encore je ne peux pas parler de Toi au Saint Peuple, alors j’abandonnerai ! »
Et là, miracle ! Des lettres d’Egypte étant parvenues aux habitants de l’Ile d’Eubée, provenant du Peuple Orthodoxe du Patriarcat d’Alexandrie, témoignent de la sainteté du Métropolite Nectaire et des horribles calomnies répandues sur lui. Le Peuple Royal de l’Ile d’Eubé se mit à applaudir chaque mot prononcé par le Saint et en criant : Axios! Axios! Axios! Il est digne! «Ne nous soumet pas à l’épreuve. » Du Notre Père est la prière de tous les Saints de l’Élise. Oui le découragement survient souvent dans l’authentique vie spirituelle et comme le dit un Abba : « Il ne faut pas que le moine se décourage au moment du découragement ! ». Cette parole signifie que l’épreuve du découragement et parfois de son frère le désespoir, accompagne toute sa vie le véritable Orthodoxe. Il n’existe pas de vie spirituelle sans épreuves la Croix que le Christ nous demande de porter chaque jour est l’acceptation des épreuves que Dieu permet et dont les deux branches sont fixées par les clous du découragement. Domination, orgueil, esprit de puissance, pouvoir etc. sont des synonymes qui ont leur place dans le monde. Existe-t-il un véritable sens spirituel qui différencierait le sens commun de ces mots d’une signification spirituelle toute autre ? Il est certain qu’il existe dans le corps institutionnel, c’est-à-dire les structures humaines de l’Église, qui est rappelons-le divino-humaine, des rapports d’ordres hiérarchiques qui s’apparentent à ces passions telles que désir de pouvoir et celui d’écraser les autres pour y parvenir, auxquels s’ajoutent un véritable combat politique. Mais il ne s’agit pas là du véritable Corps du Christ qui constitue l’Église Orthodoxe l’épouse immaculée du Christ. Mais ce que nous demandons dans la prière de Saint Ephrem est bien sûr que ces péchés disparaissent de l’Église. Le désir de pouvoir peut se manifester d’une façon beaucoup plus subtile et se dissimuler pour un prêtre dans sa relation avec les personnes qui viennent se confesser à lui. Comme pour certains croyants qui se voyant solliciter par une personne en difficulté, se croit autoriser à lui donner des conseils, par exemple pour sa vie conjugale, alors que lui-même a connu des déboires, a été infidèle, a divorcé et a été en réalité sans discernement dans ses vies successives de couple ! Que de tristes exemples de ce genre nous côtoyons chaque jour... En ce temps de Carême rentrons en silence et dispensons-nous de conseils pour les autres. Cherchons à discerner nos péchés et non pas dans une fausse sollicitude qui s’apparente à l’orgueil à corriger ceux des autres. Les « paroles faciles » s’appliquent à la précédente demande. Mais elles ont, également un autre sens. Combien de fois j’ai observé un manque de temps de silence parmi le clergé comme les fidèles après la communion Eucharistique lorsque le Christ Eucharistique est PRÉSENT en nous et parle directement à notre cœur. Beaucoup LUI préfèrent, alors que le Christ est PRÉSENT en eux, des « paroles faciles » dont le triste bouquet de fleurs et de fruits empoissonnés, est d’une trop grande variété. Ragots, médisances, nouvelles de ce monde...« il a dit ceci, elle a dit cela... Savez-vous qu’il est arrivé ceci. Le pauvre il lui est arrivé cela...» Là résonne en moi avec des larmes les paroles inoubliables du grand Starets Cleopa de Sihastria entendu en 1974  et que je résume ici : « Père Michel lorsque vous avez communié le Christ Eucharistique est en vous: entrez en silence et écoutez-Le  et adressez-vous à Lui en murmurant Son Nom « Jésus, Jésus, Jésus. » La dernière strophe de la prière de Saint Ephrem le Syrien : « Donne-moi de voir mes péchés et de ne pas juger mon frère » permet d’un seul coup d’éviter les pièges et les passions évoquées dans les trois premières demandes.

 

Celui qui voit ses péchés dans la lumière de l’humilité qui vient du Saint Esprit prie à son insu constamment dans l’auto-accusation et ne connaît plus l’oisiveté spirituelle. Pour lui le découragement s’est transfiguré en une prière inspirée par celle que Pierre, se voyant engloutir dans les eaux, adressa en criant au Christ : « Seigneur Jésus, sauve-moi ! » Il y ajoute : « Seigneur Jésus, sauve-moi ! Je suis le pire de tous ». Sans cette prière le découragement et le désespoir de celui qui se voit presque englouti dans l’eau tumultueuse de ses passions et des épreuves se sont transformés en une énergie nouvelle pour prier. Dans cette prière : « Seigneur Jésus Sauve moi ! Qui suit le pire de tous.  » Absence totale de paresse spirituelle, d’orgueil et de parole facile.

 

Nous parlerons vers la fin du Carême avant la Grande Semaine de la seconde partie de la Prière de saint Ephrem le Syrien.

 

+ Métropolite Michel ( Laroche ) de l’Éparchie Orthodoxe de la Diaspora ukrainienne  de Paris de toute la France, et de la petite France (Québec) .

                                

 

Méditations lors du Grand Carême 2018 par le Métropolite Michel de France. Patriarcat de Kiev.

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06/01/2016


SPIRITUALITÉ et APOPHTEGMES

 Aphorisme sur la Prière du Nom de Jésus. " Le souvenir de Dieu est l'autre nom que La Tradition donne à la prière de Nom de Jésus. La prière et le souvenir de Dieu sont une même activité. Celui qui à chaque instant de souvient de Dieu et accompli toutes ses actions sous Son regard sans le savoir a reçu le charisme de la prière ininterrompue et il s'apparente aux anges qui prient sans cesse. La méthode spirituelle préconisée par Saint Syméon le Nouveau Théologien pour prier sans cesse est celle-ci : toute la journée marcher en se considérant intérieurement comme le pire de tous et en pratiquant l'auto-accusation devant le Seigneur. Cette voie est la plus sure car elle s'écarte de la voie périlleuse des louanges que l'on commence à adresser à Dieu avant de se les adresser à soi-même. Saint Isaac le Syrien a écrit : "Mieux vaut passer un peu de temps à pleurer sur ses pêchés que d'exercer toute la journée un regard de miséricorde sur le monde. Celui qui voit ses pêchés est plus grand que celui dont la prière ressuscite un mort. Voir ses pêchés est plus désirable que de contempler les anges. " Un disciple s'étonnait d'une telle affirmation et interrogeât son Abba: "Pourquoi celui qui voit ses pêchés serait plus grand que le Saint béni de Dieu dont la prière ressusciterait un mort? Saint Isaac doit se tromper."l'Abba répondit :" Mon enfant celui qui ressuscite un mort n'a ressuscité qu'un mort extérieur alors que celui qui voit et pleure ses pêchés c'est son mort intérieur qu'il ressuscite."

+Métropolite Michel Laroche.

 

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J'ai eu la semaine dernière un échange spirituelle avec une personne dont je préserve l'anonymat, qui je crois pourra en aider beaucoup, car nous sommes tous des pécheurs: 


LUI : Bonjour Monseigneur, j'espère que vous allez bien, Je viens vers vous pour vous demander une explication, un prêtre m'a troublé en parlant de la grâce d'appel et de la grâce d'élection qu'il ne faut pas confondre selon lui, mais je n'ai pas eu plus d'explication ; en auriez vous à me donner. cordialement 


NOUS : Cher Fils en Jésus Christ c'est un des enseignements de Wkadika Jean Kovalevsky dont vous ne le savez peut être pas, j'ai été l'un des fils spirituels et le dernier prêtres qu'il a ordonné ( 1 novembre 1969) avant sa dormition le 30 janvier 1970. D'ailleurs votre prêtre a été incomplet: selon Wladika Jean : c'est une triade sotériologique : la grâce d'appel que beaucoup reçoivent avec joie et comme dans la parabole du Semeur (MT XIII, 1-23 ) et dont ensuite un grand nombre font défection lorsque les épreuves et les angoisses arrivent. Ensuite ce sont justement ces épreuves vécues et acceptées qui constituent l'élection selon la Parole de la Parole, le Verbe du Verbe: "Il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus." (Mt XII, 14). Et enfin la grâce de couronnement lorsque l'homme est sauvé ou, plus encore, reçoit la couronne de martyr ( il y a comme pour saint Nectaire d'Egine, des martyrs de leur conscience) j'ai entendu cet enseignement ORTHODOXE de la bouche même de l'évêque Jean de Saint Denys de bienheureuse mémoire. Avec mes prières 


LUI :
j'ai suivi les cours aussi à St Denis, mais pas avec Mgr Jean, hélas, je ne pensais pas que c'était une sotériologie, Moi je suis resté coincé à la grâce d'appel ; je n'ai pas pu passer avec succès les épreuves : j'ai toujours abandonné. Il n'y a que la miséricorde qui puisse me sauver, à plus de la moitié de ma vie , je pense que tout est perdu ; pauvre de moi!


NOUS : Cher, cher Fils en Christ, vous exprimez dans votre « confession » exactement ce que disait dans sa prière le Publicain ! Je vous donne un conseil : Doutez de vous même, mais ne doutez jamais de l'amour infini de Dieu qui comme le vaste océan engloutit, en la faisant disparaître, la poussière de nos péchés. Saint Paul lui même fut confronté « à une écharde plantée dans sa chair ».

Et lorsqu'il a supplié le Seigneur par trois fois en confessant que le démon le souffletait, le Christ lui a répondu cette réponse : « Et s'il me plait de manifester ma pleine puissance dans la faiblesse de l'homme ». Et Saint Paul de conclure: « désormais je me glorifierai de mes faiblesses car c'est lorsque je suis faible que je suis fort. » ( II Co, XII, 7-10) Je vous bénis car vous et moi sommes des pauvres Publicains qui chutons et nous relevons, chutons encore et nous relevons encore. Il n'existe pas d'autre voie que celle là car sinon personne ne serait sauvé.


LUI : merci Mgr pour ces bonnes paroles, donc il n'est pas trop tard et tout n'est pas perdu.


NOUS : " Je ne suis pas venu pour les justes mais pour les pêcheurs; je ne suis pas venu pur les bien portants mais pour les malades. " (Mt IX,13 ; Mc II, 17 ; Lc V, 32) nous dit chaque jour le Christ dans ses Évangiles. Sommes nous justes? Certes non! Sommes nous bien portant ? Certes non! Car alors nous serions extérieurs au Christ qui rejette les orgueilleux. Sommes nous pêcheurs et malades : Amin ! Amin ! Amin ! Car le Christ est venu pour nous et nous porte dans Sa chair blessée transpercée couronnée d'épines sur Sa Croix pour effacer nos péchés, nos maladies assumer notre détresse et nos angoisses. Ensevelir notre vieil homme dans Son Tombeau et nous ressusciter le troisième jour en homme nouveau avec Lui. Le Christ qui nous dit également « Prenez courage car j’ai vaincu le monde » (Jn XVI, 33), pour qu’à notre tour remportions unis à Lui, en nous même, la victoire sur le monde.
Métropolite Michel Laroche.

2 novembre, 2015

 

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Grand Hymne de l’Ephitaphion (l’Ensevelissement) de la Dormition de la Théotokos se chante pendant la procession de l’Epitaphion 

La Mère de Dieu dans Sa Dormition rassemble l’Eglise naissante, comme la perle de grand prix est présentée dans un nouvel et magnifique écrin. 
La Reine endormie offre au Roi de Gloire comme des joyaux précieux de Sa couronne les Apôtres rassemblés des confins de la terre par la mystérieuse nuée. Une pierre précieuse manquait : C’était Thomas, pour qu’il atteste le troisième jour que les entrailles de la terre ne pouvaient retenir le corps dont les entrailles avait reçu le Verbe qui donne la vie immortelle. 
Les nouveaux évêques Hiériothé d’Athènes et Denys l’Aréopagite avec les Apôtres chantèrent des hymnes funèbres à la gloire de celle qui passe de la vie à la vie. Les chœurs angéliques soudain firent entendre du ciel un chant suave. L’âme précieuse de la Mère de Dieu est accueillie comme Son trésor unique par Son Fils Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, au son des acclamations angéliques. 
Toute la création visible et invisible escorte vers les Cieux la Reine des Cieux.
La Mère de Celui qui donne la vie sans limite est pour le Monde un nouveau Paradis dans lequel fleurit le nouvel Arbre de Vie.
Par les prières de la Très Sainte Mère de Dieu, Seigneur sauve Ton Eglise et avec les Apôtres et toute l’Eglise rassemblés écrions-nous : « Sainte Mère de Dieu sauves-nous ».

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Le 24 juin 2015

 

Un conseil donné cette nuit à un bon prêtre orthodoxe qui m'écivait son découragement dans sa mission dans un pays de quelque part dans le monde: 

 

 

 

Cher Père je vous conseille de rester avec votre évêque qui me parait un homme simple et modeste ce qui est rare pour un évêque. Ce n'est pas le succès visible de votre mission qui compte mais uniquement même avec des échecs humains, ce que vous accomplissez en secret devant le Christ´ le Chef de l'Eglise. La Divine liturgie célébrée avec seulement deux ou trois personnes remplit l'univers des énergies divines et fait plus pour le salut de monde que des' actions charitables des succès missionnaires . Chaque divine liturgie est une semence fertile de Sa Parole Divine. Le Christ´ vous connaît : c'est cela le plus important pour un prêtre ou pour un évêque, peut être inconnu du monde mais connu de Celuî qui connaît tout. Que la Trinité Toute Sainte vous bénisse + Métropolite Michel .    

 

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Méditation de ce dimanche 2 Novembre 2014 :

 

Ce matin comme les Femmes Myrophores j'ai trouvé le Tombeau vide : cette absence du Christ dans mon âme et dans mon cœur, ce désert inconnu dans ce monde à ceux qui au paravent n’ont jamais gouté sa Présence ; inconnu à ceux qui n’ont jamais gouté le Pain de Vie et ne se sont pas enivrés du Vin des Noces de l'Agneau. Comme Adam assis en larmes à la porte du Paradis qui se souvient de la Lumière qu’il a perdu, de la Joie et la Paix indicible dont il s’abreuvait tous les jours, de la Présence de Celui qui est au-delà de tout et qui remplit tout, mon âme ne trouve aucune consolation dans ce monde, car on m’a enlevé Celui qu’elle venait chercher. Soudain un étranger s’approche et je l’interroge : Ou l’as tu mis ? Il me répond : « Lorsque tu ne me trouveras plus dans ton cœur et dans ton âme, tu pourras me trouver dans le visage de ton prochain ? Si ton cœur est devenu froid, il se réchauffera de l’amour que tu donnera à ces « plus petits » dans lesquels je suis. Ne me cherche pas seulement dans les personnes que tu aimes déjà, mais cherches-moi surtout dans toutes les personnes avec qui tu as des difficultés, ceux pour qui le pardon te semble inatteignable. Je suis crucifié pour toi comme pour eux, et vous êtes unis, toi et ton persécuteur, dans Ma Chair, transpercée, blessée, souffletée, couronnée d’épines, mais aussi Ressuscitée ! » Mes yeux s’ouvrent et comme Marie Magadala je Le reconnais. Mais je Le reconnais dans mon persécuteur, dans mon adversaire, et dans tous ceux qui comme moi sont des estropiés du péché. 
Alors je comprends soudain que la prière personnelle, la confession de ses fautes, la communion eucharistique qui sont des biens irremplaçables, sans le pardon ne conduisent qu’au Tombeau vide. Ce Tombeau ne deviendra pour nous le lieu de la Résurrection du Christ que dans et par les œuvres dont la Croix contient le sens ultime l’Alpha et l’Oméga de toute chose : le pardon illimité et l’amour des ennemis. Le Christ attend de nous plus que la prière personnelle, il attend de nous que nous nous crucifions par le pardon comme Lui pour notre prochain. Lui qui est mort sur la Croix pour nous lever dans la Résurrection de Son Pardon illimité. Le pardon est le levain spirituel de la résurrection de notre âme. 
Commençons ce chemin par tout simplement écrire un petit dyptique avec les prénoms de tous ceux qui nous ont blessé et prions secrètement pour eux. Alors je vous promets que la joie du Christ Ressuscité gagnera vos âmes et vos cœurs.

 

+Métropolite Michel Laroche

 

 

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eparchie-orthodoxe-de-paris@hotmail.com

 

 
 

03/11/2014


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APHORISMES DU MÉTROPOLITE MICHEL DE PARIS

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Lorsque par illusion on oppose amour et vérité ont perd à la fois l’amour et la Vérité qui est le Christ. Il n’existe pas sur terre comme au Ciel de plus grand amour que l’obéissance à la Vérité.

Le 15/12/2017 Métropolite Michel Laroche

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 Aphorisme sur la Prière du Nom de Jésus. " Le souvenir de Dieu est l'autre nom que La Tradition donne à la prière de Nom de Jésus. La prière et le souvenir de Dieu sont une même activité. Celui qui à chaque instant de souvient de Dieu et accompli toutes ses actions sous Son regard sans le savoir a reçu le charisme de la prière ininterrompue et il s'apparente aux anges qui prient sans cesse. La méthode spirituelle préconisée par Saint Syméon le Nouveau Théologien pour prier sans cesse est celle-ci : toute la journée marcher en se considérant intérieurement comme le pire de tous et en pratiquant l'auto-accusation devant le Seigneur. Cette voie est la plus sure car elle s'écarte de la voie périlleuse des louanges que l'on commence à adresser à Dieu avant de se les adresser à soi-même. Saint Isaac le Syrien a écrit : "Mieux vaut passer un peu de temps à pleurer sur ses pêchés que d'exercer toute la journée un regard de miséricorde sur le monde. Celui qui voit ses pêchés est plus grand que celui dont la prière ressuscite un mort. Voir ses pêchés est plus désirable que de contempler les anges. " Un disciple s'étonnait d'une telle affirmation et interrogeât son Abba: "Pourquoi celui qui voit ses pêchés serait plus grand que le Saint béni de Dieu dont la prière ressusciterait un mort? Saint Isaac doit se tromper."l'Abba répondit :" Mon enfant celui qui ressuscite un mort n'a ressuscité qu'un mort extérieur alors que celui qui voit et pleure ses pêchés c'est son mort intérieur qu'il ressuscite."

+Métropolite Michel Laroche.

18 janvier, 2017

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Deux Aphorismes de Son Éminence le Métropolite Michel Laroche 

 

La Tunique.

Un anachorète alla trouver dans le désert un autre ermite et lui demanda : sais-tu comment va le monde car cela fait trente ans que je n'ai pas quitter ma cellule? Ce dernier répondit: "je suis ici depuis quarante ans et je n'ai jamais bougé d'ici, si ce n'est pour aller puiser de l'eau, mais je puis cependant te renseigner. Donnes moi ta tunique et je te répondrai." Le visiteur immédiatement se dénuda et lui donna sa tunique. Puis le second anachorète qui avait reçu la tunique lui demanda :" Demande moi la mienne et je te la donnerai" Ce qui fut dit fut accompli. Alors il lui dit "Dans le monde on aurait acheter la tunique, vendu la tunique ,échangé la tunique, refusé de céder la tunique, coupé en deux la tunique, et crucifié Celui qui porte la tunique et tirer au sort Sa tunique; et ce sera semblable dans mille ans. Mieux vaut pour nous ne pas bouger d'ici". "Amin" répondit le premier anachorète.

 

Один отшельник в пустыне пошел к другому и спросил, не знает ли он, какова живзнь в миру? Поскольку, вот уже тридцать лет, как он не покидал свою келлию. Тот ответил: "Я здесь уже сорок лет и я никогда не покидал этого места, разве что отлучался за водой, но всё же смогу тебе поучение. Дай мне твою рясу и я отвечу тебе". Посетитель дал ему свою верхнюю одежду. Тогда второй отшельник попросил его: «Попроси у меня мою и я тебе её дам"; что было сказано, то и было сделано. Тогда он сказал: «В миру мы могли бы купить ризу, продать ризу, обменяться ризами, отказался дать ризу, разрезать надвое ризу и распять Того Кто носит ризу и бросить жребий о Его ризе; так будет и через тысячу лет. И вот, это лучшее для нас, – не уходить нам отсюда". "Аминь" - ответил первый отшельник.

+Митрополит Михаил Лярош

 

 

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Le Bon Jardin et le Mauvais Jardin.

Un Père dit cette parole à son jeune disciple qui rencontrait des difficultés avec un autre moine irascible du monastère:" Arroses son Bon jardin ! " Le disciple questionna : "Que veux tu dire mon Abba, par "arroses son Bon Jardin? " L'Ancien répondit "Chacun de nous possède deux jardins. Dans l'un des deux il y a des ronces aux épines blessantes , des champignons vénéneux, des plantes et des fruits empoisonnés, et dans l'autre des fleures à la quantité illimitée comme les anges du Ciel, d'une beauté paradisiaque ; des fruits colorés aux goût suaves à la variété illimitée; des arbres donnant leurs ombres bienveillantes. Alors que si tu dis du mal de ton prochain, que tu le juges, que tu réponds à ses reproches par d'autres reproches : tu arroses son Mauvais Jardin et celui-ci croîtra et envahira tout jusqu'à étouffer son âme et son cœur. Si au contraire tu lui dis ou penses:" je sais que vous êtes bon, généreux, patient", répondant par exemple à son irritation par l'humilité, alors tu arroses son Bon Jardin et tu feras simultanément progresser son Bon Jardin en Lui et diminuer son Mauvais Jardin " Le disciple répondit Amin mon Abba. Mais dis-moi comment faire progresser mon Bon Jardin? L'Ancien répondit :" Cela est le miracle, plus tu arroses le Bon Jardin de l'Autre, plus le Jardinier de notre cœur Notre Seigneur Jésus Christ arrosera ton Bon Jardin de son eau éternelle et des plantes merveilleuses insoupçonnées naîtront en toi. Au contraire si tu persistes à arroser le Mauvais Jardin de ton prochain, en le haïssant et le condamnant, c'est Satan lui-même qui arrosera ton Mauvais Jardin et ton état deviendra pire."Le disciple s'exclama "Donnes moi la force par tes saintes prières d'agir ainsi, parce que cela est une chemin difficile."

+Métropolite Michel Laroche 

 

Некий отец сказал это поучение своему молодому ученику, у которого были искушения с одним вспыльчивым монахом в монастыре: "Хорошо поливай его сад." Ученик спросил: "Что ты имеешь ввиду, под этими словами, отче?" Старец ответил: «У каждого из нас есть два сада. В одном из них произрастают тернии обиды, ядовитые грибы, растения, цветы и плоды, а в другом, – во множестве, - красивые, как ангелы небесные, дивные на вкус, бесконечно разнообразные плоды и деревья, дающие приятную тень. Так что если ты плохо говоришь о твоём ближнем, осуждаешь его, отвечаешь на обиды и упреки, то ты поливаешь свой сад зла, и он будет будет расти и подавит всё кругом и задушит твои душу и сердце. Но, если вместо этого, ты скажешь обидчику или подумаешь: "Я знаю, что ты добрый, щедрый, терпеливый", ответишь на его раздражение смирением, то возделаешь свой сад добра, а так же возделаешь и его добрый сад и умалишь его плохой сад." Ученик ответил: «аминь, отче». Но скажи мне, как сделать так, чтобы мой сад добра и дальше возрастал?" Авва ответил: «тут чудо; чем больше ты поливаешь сад ближнего, тем более Садовник нашего сердца Господь наш Иисус Христос будет поливать твой сад своей вечной водой и произрастут в нём прекрасные невиданные растения. Если, вместо этого, ты захочешь поливать сад зла твоего ближнего, ненавидя и осуждая его, то это сам сатана будет поливать этот сад у него и ваша вражда будет ещё больше.» Ученик воскликнул: «Дай мне силу святыми молитвами твоими, чтобы сотворить так, ибо это трудный путь!" На иконе Явления Христа Марии Магдалине, Он изображён как Добрый Садовник. +Митрополит Михаил Лярош.

 

Photo de Michel Laroche.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur l'Icône le Christ apparaissant comme un jardinier à sainte Marie Magdala. 


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 Un jeune prêtre était à la fois scandalisé et affligé de ce qu'il entendait dans ses premières confessions, des secrets dévoilés de la communauté qu'il croyait connaître, surtout concernant la vie intimes de certains. Troublé il interroge un vieux prêtre et lui dit :"Je devrais interdire de communier à presque tous les croyants que je confesse. Que dois-je faire, Père ?" Le vieux prêtre lui dit :" C'est que tu t'estimes au-dessus de tous les autres. Commence par t'accuser toi-même et te considérer comme le pire de tous, inférieur à tous, indigne toi-même de communier au Très Saint Corps et au Très Saint Sang du Christ. Ensuite seulement obtient des personnes que tu confesses, un repentir sincère, bien que parfois tu saches qu'elles rechuteront." Le jeune prêtre insiste : "Mais si je sais qu'elles vont continuer de tomber dans les mêmes péchés, ne devrais-je pas ne pas leur donner la communion ?" Le vieux prêtre répond :" L'Eucharistie n'est pas une récompense réservée aux seuls justes (qui d'ailleurs n'existent pas). Le Christ Eucharistique est à la fois le Médecin et le remède ; comment dès lors priver de remède ceux qui conscients de leurs faiblesses tels le Publicain, la Pécheresse qui connaissait le péché de chair, le roi David, meurtrier et adultère, se repentent et désirent recevoir la Vie de la Vie elle-même ? " Et le vieux prêtre de dire au jeune prêtre : "Enseignes inlassablement la voie droite, mais soit indulgent, car le malade ne guérit pas instantanément après avoir pris ses médicaments un seul jour, mais parfois cela lui prendra des années. Dans l'Église Orthodoxe le remède c'est Le Médecin ! Et nous y accédons tous par la sainte confession suivie des larmes du Roi David et de la Pécheresse, des gémissements du Publicain et de la communion au Christ Eucharistique. "Et le vieux prêtre ajouta :"Souviens toi que le Seigneur a dit Lui-même à ceux qui lui reprochaient de s'attabler avec des pécheurs publics :" Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades...Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs."(Mt IX, 11-13)

 

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27 OCTOBRE 2014 11:39  

 

L'Aphorisme du jour : Saint Martin de Tour, alors cathécuméne à la porte d'Amiens partage son manteau d´officier Romain avec un mendiant. Le Christ lui apparaît en songe la nuit suivante entouré d'anges en disant : Martin encore catéchuméne m'a revêtu de la moitié de son manteau. Souvenons de la Parole du Seigneur en bien comme saint Martin, comme comme en mal comme souvent nous-mêmes pêcheurs : Au plus petit à qui vous l'avez fait c'est à moi que vous l'avez fait. Nous devons apprendre a reconnaître le visage du Christ dans celui de l'autre, même dans celui de notre persécuteur comme saint Stephanos vit d'une manière miraculeuse le visage du Christ dans celui qui participait à son martyr : Saul qui ensuite devint Paul l'apôtre des nations! Aujourd'hui assassin demain saint! C'est ainsi que nous devons revêtir l'autre du manteau de l'espérance de son salut en Jésus Christ, car le Christ a aussi été crucifié pour son salut.

 

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 24 OCTOBRE 2014 ·
 

L'aphorisme de ce Dimanche : La divine liturgie est le consensus Ecclésia de la Foi Orthodoxe; rien absolument rien ne lui est supérieur car en Elle est la parfaite vie du Christ Eucharistique.
Vous ne pourrez trouver sur terre un meilleur pédagogue de la Tradition Orthodoxe.

 

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25 octobre, 11:37 

 

Dans l'Eglise Orthodoxe traditionnellement le Samedi est le jour des défunts. Un disciple demanda à son Abba : Pourquoi le samedi est-il le jour des défunts ? L'Abba répondit : parce que le dimanche est le jour de la Résurrection du Christ et que dans l´Eglise ORTHODOXE tout commence par la Croix et le Tombeau, mais tout absolument tout s'accomplie dans la Résurrection du Christ. Il en est ainsi de toute vie réellement chrétienne. Les épreuves sont inévitables, mais acceptées avec Foi et espérance elles deviennent une participation d'abord involontaire et ensuite volontaire à la Passion du Christ, à Sa Croix et à Son Tombeau. Sans le préalable des quels il n'existent pas de participation à Sa Résurrection. C'est le sens de la parole de l´Apôtre Paul : enseveli avec le Christ nous ressuscitions avec Lui.

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24 OCTOBRE2014 · 

 

L'aphorisme de ce jour: souvent bien que chrétiens, certains humains de ce siècle convoitent avec plus

de passion des consolations éphémères et qui sont pour eux source de désordre et de souffrance. Alors que s'ils s'adressaient dans les choix affectifs de leur vie au Seigneur, non en Lui demandant d'exaucer leurs désirs, mais qu'elle est Sa volonté, ils trouveraient Lumière et paix. Mais ce second chemin exige une longue patience étrangères au < tout, tout de suite> de l'esprit du monde. Je ne sais pas si je serai compris ou entendu.


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22 mars 2014 

 

L'Aphorisme du jour : Celui qui pardonne tout à tous facilement en dehors de sa maison, et qui, une fois rentré chez lui, ne pardonne pas aux membres de sa propre chair, ne connaît ni l'amour des autres, ni l'amour de Dieu, ni le véritable pardon, mais se rend un culte à lui-même. Même le Mauvais Riche de la Parabole, qui ne voyait pas le Juste Lazare qui mendiait contre le mur de sa maison, une fois sortie de chez lui, donnait généreusement aux pauvres de Jérusalem. Et cela ne lui a été compté pour rien lorsqu’est venu le temps du jugement personnel, car le pardon est illimité ou il n’existe pas.

 
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 22 octobre 2014  

 

 Lorsque tu invoques le doux Nom de Jésus deviens le Publicain qui gémit sur ses péchés; ,la pécheresse qui arrose de larmes les pieds du Christ en voyant l'étendue de son impureté; le Roi David qui pleure sur sa couche le meurtre et l'adultère; et le Centurion qui dit avec audace et humilité au Christ : "Dis une seule parole et mon âme ( mon serviteur) sera guérie." Il n'existe pas d'autres attitudes intérieures que celles-là pour l'invocation du Doux Nom de Jésus.

 
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21 octobre 2014,

 Lorsque tu t'endors pense que cette nuit même ton âme sera rappelée par le Seigneur et rendra compte de toute sa vie; et gémis intérieurement sur tes péchés et pardonnes une dernière fois dans ton cœur à tes ennemis pour espérer qu'à ton tour tu sois pardonné par Celui qui est mort sur Sa Croix en pardonnant.

 
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20 mars 2014 

 Celui qui ne connait pas le pardon ne connaîtra jamais le silence : Le pardon est le silence sur les fautes d’autrui et il produit le silence de Dieu sur nos propres péchés. Sans le pardon il n’existe pas de silence dans l’âme lors de la prière.Le pardon produit un silence dans l’âme qui n’est plus troublée dans la prière par le souvenir et l'obsession des presécutions qu’elle a subit et la rancune concernant leurs auteurs.

 
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4 décembre 2013 

 

L'œcuménisme des Nouveaux Martyrs

 

Douze moniales orthodoxes viennent d'être vienne enlevé par "l'armée Islamiste" que soutient la France, dans le Monastère sainte Thècle du village martyr de Maaoula en Syrie. Nous tenons à souligner que chacune des Églises Locales de la Syrie qu'elles soient Gréco- Catholiques Orientales Maronites ( unies à Rome) Syro-Antiochiennes ( préchalcédonienne) ou Orthodoxes, pour toutes ces Église le sang des nouveaux Martyrs n'a qu'une seule couleur : celle du sang versé par le Christ pour Sauver son monde! Un nouvel œcuménisme est né par ce baptême du sang de tous les nouveaux Martyrs Chrétiens Arabes avec une certitude: Ils sont tous au Paradis avec leur Seigneur Jésus Christ et prient maintenant pour nous. Au Paradis pas de frontières ecclésiastiques ( même si je le confesse a haut et fort je suis Orthodoxe et dans Son Église Réside parfaitement le Christ qui est La Vérité); au Paradis tous les nouveaux Martyrs son désaltérés au même Calice uni par leur Maitre par Son Sang, car le sang versé des martyrs se mélange dans l'éternité au Sang Précieux versé par le Christ. Les Martyrs rassemblent par leur sang versé les chrétiens divisés sur la terre dans la chair blessée, souffletée, couronnée d'épines et transpercée du Christ, là ou se trouve la TOTALE réalité Eucharistique de l'Eglise. Seigneur Jésus Christ par les prières de tes Nouveaux Martyrs Arabes sauves Ton Monde. Amin.


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6 janvier 2013 · 

 

Aphorisme: nous n'avons pas eu la grâce de contempler la Divine Lumière Incréée à cause de nos pèches; mais nous avons reçu la grâce de voir la face du Christ dans le visage de notre persécuteur, de notre ennemi. Comme Saint Stéphanos lapidé contempla , avant de rendre son âme à Dieu, la face du Christ dans le visage de Saül son persécuteur qui allait devenir Paul l'Apôtre des Nations.

 
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15/12/2009

 

II Aphorismes  sur l’Humilité

- Un Abba a dit : «  Ce qui distingue le Fils prodigue du Fils est aîné est subtile. Le premier vit dans la proximité de son Père.   Il est dans l’obéissance parfaite, observe toute les régles et malgrès tous ces efforts ne parvient pas à l’intimité avec le Père. Le second est dans la désobéissance,  la transgression des lois de son Père, dans l’éloignement physique de celui-ci : « Il dilapide son bien avec les prostitués » et pourtant il parvient à la fin de son existence à recouvrer l’intimité avec son Père. » Le disciple demanda : «  Explique nous Père ? » L’Abba répondit : « Par son esprit le Fils aîné s’est  tenu dès le commencement éloigné du Père, car ce qui éloigne du Père c’est l’orgueil, l’autosatisfaction de l’œuvre complie dans   l’obéissance rituelle si satisfaisante pour l’âme dans la vie cénobitique ; le jugement et la condamnation  du frère qui prouvent que l’on ne pleure pas ses propres péchés ; dans le désir de justice envers les autres qui éloigne l’esprit du pardon divin. Si dans un premier temps le Fils Prodigue s’éloigne, il devient ensuite comme Adam chassé du Paradis,  proche du Père par le souvenir des biens perdus. Le fils se souvient  en pleurant de la présence consolante du Père, de son amour brulant, de ses trésors. Le Fils Prodigue est dans l’intimité du Père en esprit  sans en avoir conscience, même en n’osant jamais l’espérer, par une seule vertu qu’il a rencontré dans sa déchéance : l’humilité. Sans l’humilité personne ne sera sauvé, personne ne recouvrera l’intimité avec le Père. »

« Mais  Père» questionna le disciple : « Le Fils aîné semble pratiquer l’obéissance qui est censée nous conduire à l’humilité » L’Abba répondît : «  Il y a plusieurs sortes d’obéissances, et seule la dernière plait véritablement à Dieu :  la première obéissance est rituelle, elle ne mène nul part », car elle s’octroie sa propre récompense dans l’autosatisfaction, c’est celle du Fils aîné qui dit à son Père : «  Ne t’ai-je pas toujours obéi» (Luc XV, 29)?
La seconde obéissance est également celle du Fils aîné qui exige une récompense de son obéissance : « Tu ne m’as pourtant jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis »(Lc XV, 29)
Seule la troisième obéissance est parfaite, car elle ne simule rien, elle s’oublie elle-même, elle atteint sans en avoir conscience l’humilié extrême : le Fils prodigue ne dit-il pas à son Père : « Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » (Luc XV, 21) Elle ne revendique rien que d’être la plus petite, à la dernière place : « Prends-moi comme l’un de tes serviteurs. »(Luc XV, 20)  L’obéissance qui a comme source  la métanoïa conduit à l’humilité et l’humilité conduit à l’intimité du Père. Telle est la voie de la véritable obéissance. »

Un Abba a dit : «  L’humilité est la reine  des vertus, elle est la couronne de la Très Sainte Mère de Dieu et le diadème des saints. »

- « L'humilité » a dit un Père, « c'est d'attribuer à Dieu seul toutes nos bonnes œuvres, et à soi-même toutes nos erreurs.»

- Un autre Père a  dit « Si tu demandes l'humilité à Dieu, c'est comme si tu Lui demandais de t'envoyer des ennemis pour te persécuter. » Cela est vrai, si un homme veut sincèrement connaître l'humilité, Dieu lui enverra des épreuves. Sans le couteau des épreuves et les persécutions avec la mauvaise réputation, il n'y a pas d'humilité. Si quelqu'un vous enseigne autre chose, il est dans l'illusion. Seules les épreuves et les calomnies, avec les persécutions, donnent à l'âme le charisme de l'humilité avec la fontaine des larmes saintes, car c'est avec elles toutes ensembles que l'âme goûte à la Croix, et sans la Croix il n'y ni pardon, ni humilité.

-Dieu dans son amour des hommes et son incomparable condescendance n’a pas voulu laisser les méchants en dehors du mystère général du salut. Ils sont les serviteurs inconscients du plan divin.  Quand ils persécutent les saints ils augmentent Leur Sainteté, et lorsqu’ils tourmentent les serviteurs de Dieu ils contribuent  à leur  purification, car sans l’épreuve infligée par des ennemis, il n’y a pas de purification pas  d’humilité, ni d’amour des ennemis. 

- Ce qui a aidé le Publicain qui avait pourtant une vie confortable, à parvenir à l'humilité, c'était l'épreuves continuelle de sa mauvaise réputation, car il était universellement haï et calomnié par les autres juifs. C'est à cause de son métier, qu'il avait cette mauvaise réputation, c'est pourquoi son âme était continuellement brisée, et qu'il pouvait ainsi s'adresser à Dieu. Le Seigneur ne juge pas comme les hommes. Souvent ceux que les hommes réprouvent, Dieu, comme dans le Publicain, discernent ce que l'homme ne voit pas, c'est-à-dire l'âme. Le Pharisien était réellement plus vertueux dans sa vie, et il avait une trop bonne réputation, et se laissait contaminer par les compliments et les éloges qu'il recevait sans cesse de la part de ses concitoyens et des Grands Prêtres qui le félicitaient pour la largesse de ses dons ; pourtant ces largesses qui étaient offertes à Dieu ne furent même pas comptées par le Seigneur. Ni ses jeûnes qui étaient nombreux. «  Car tu ne veux pas de sacrifice...Mon sacrifice à Dieu c'est un esprit brisé. » (Ps. CI, 18-19)

- Le métropolite Antoine de Souroge (1914-2003) connu par ses ouvrages et ses homélies, disait invariablement à chaque fois que des fidèles lui en faisaient des éloges: « Le démon me l’a déjà dit ! »


- Saint Jean a écrit dans son Prologue que la Lumière avait jailli dans les ténèbres. Ainsi en est-il, de la Lumière de l'humilité qui vient éclairer nos ténèbres intérieures. C'est le Christ qui a dit «  je suis doux et humble de cœur »    qui vient Lui-même, et qui est la lumière qui vient en ce monde, illuminer nos âme et nos cœur, pour y résider. Il en chasse d'abord les ténèbres, puis il y établi sa demeure en pleine Lumière. L'œuvre de l'humilité est l'œuvre de la Lumière qui éclaire tout homme en ce monde. L'humilité est la Lumière du Christ qui nous est donnée dans l'Esprit Saint.


- Autre est le péché, autre est l'habitude du péché, autre est la racine du péché. C'est pourquoi, lorsque le Christ pardonne au Paralytique  lui dit : « Tes péchés te sont remis. »  Et qu'il ajoute  « Prends ton grabat et rentre chez toi. »  Le grabat, inutile pour quelqu'un de guéri, représente le souvenir de la maladie ; ici c’est le souvenir selon Dieu des ses fautes passées et c'est avec ce souvenir que David étendu sur sa couche pleura son double péché durant des années. Et c'est par ses larmes qu'il déracina la passion mortelle, cause de son péché. Car autre est le péché, autre est la racine qui est à l’origine de la faute, autre encore est celui qui l’a semé. 

- Si tu coupes la tige, tu as seulement arrêté l'acte du péché, mais la racine demeure, et le péché frappe toujours à ta porte. Déraciner prend beaucoup de temps. Le Jardinier sait que si la terre n'est pas détrempée, il aura des difficultés à retirer les racines. Mais après des fontaines de larmes, les racines se retirent aisément.

- S'il il n'y avait pas, après le pardon des péchés, le souvenir des péchés, celui ci reviendrait, car ses racines ne seraient pas arrachées. Seul le souvenir des péchés selon Dieu, remporte la victoire complète. C'est pourquoi l'adversaire se réjouit lorsque quelqu'un affirme qu'il ne faut plus se souvenir des péchés pardonnés. Après avoir guéri un paralytique le Seigneur l'invitât à se souvenir de son péché, qui pourtant était pardonné, et qui s'était produit il y a trente huit années, afin qu'il ne recommence pas et qu'il ne lui arrive pas plus grave. 

- Le souvenir de ses péchés selon Dieu,  est le commencement du discernement.  Mais malheur à celui qui se souvient de ses péchés selon Satan, car soit il en éprouvera de la satisfaction, et il recommencera ;  soit de la culpabilité, et il tombera dans le mortel découragement. Soit il en attribuera la faute à un autre que lui, comme Adam à Ève et il s’exclura du Paradis du Bon Larron.

- Il y en effet  a un souvenir des péchés selon Dieu, et il y a un souvenir des péchés selon Satan. Le souvenir des péchés selon Dieu produit le regret dans l'amertume et la consolation et enfin la purification. Le souvenir des péchés selon Satan produit la satisfaction et le désir de recommencer. Parfois le souvenir des péchés selon Satan s'efforce de caricaturer celui de Dieu : il produit le découragement, la culpabilité morbide, le désir du suicide, et la certitude que Dieu ne peut nous sauver.

- Abba Isaac le Syrien a dit : « Dieu nous montre nos péchés en nous les pardonnant. » C'est, là, la véritable nature du discernement qui s'oppose au jugement. Le jugement montre la faute en enfermant le pécheur dans son péché, alors que le discernement montre le péché, comme extérieur à la nature de l’homme,  avec le remède de l'amour et du pardon.

- Un Abba a dit, que nul s'il n'avait d'abord contempler en lui le charisme de l'amour divin, n'aurait pu discerner la haine qui était encore tapie dans son cœur ; nul s'il n'avait reçu en préalable, le charisme de l'humilité, n'aurait pu discerner en lui, les traces de l'orgueil ; nul s'il n'avait reçu en lui la douceur du Saint Esprit, n'aurait pu constater l'irritation qui montait dans son cœur. C'est chaque don du Saint Esprit qui vient révélé à l'âme, le péché opposé qui empêche la venue de ce don. C'est toujours la lumière multiforme des fruits de l'Esprit Saint, qui éclaire les ténèbres du Péché et les révèle dans leur variété.

- Un Abba a dit : « Il ne suffit pas de montrer le péché Lui-même, ni uniquement comme la transgression d’un code moral. Même le monde à ses lois morales  qui varies selon les siècles. Il faut montrer d'abord toute la beauté qui est perdue à cause de ce péché, et restituer dans l'âme le désir de cette beauté. Celui qui n’a pas vu la vraie lumière ne peut, ni discerner ni  comprendre les ténèbres. »

- Abba Dorothée de Gaza  a dit «  Plus les saints s'approchent  de Dieu, plus ils se voient pécheur. » La sagesse du monde nous expliquerait que c'est l'inverse, car plus ils s'approchent de Dieu moins ils pèchent... Mais l'humilité qui est lumière nous apprend que plus une âme se rapproche de la Lumière d'avantage la lumière l'éclaire et lui manifeste dans sa clarté ce qui auparavant était resté inconnu dans l'obscurité. C'est en cela que les saints voient plus clairement leur péché que les aveugles de ce monde ne les voient dans leur obscurité. En effet plus les saints s'approchent de la véritable Lumière plus ils découvrent l'étendue de leurs ténèbres intérieures. Dieu est Lumière, Dieu est humilité. L'œuvre de la Lumière est l'œuvre de l'humilité.

Abba Petros Damascène a dit : «  qu’il voyait ses péchés aussi nombreux que la sable de la mer. » Bienheureux Abba Petros montre nous le chemin de la véritable humilité car nous sommes loin de nous voir ainsi.

- L'humble voit en lui les péchés des autres, car même s’il ne les a pas commis, il pense : «  Seule la grâce de Dieu m’en a protégé, mais au fond je suis pire que celui-ci. »   Et celui qui est dans l’orgueil et le jugement, inversement,  voit toujours sur les autres ses propres péchés dont il n’a pas conscience en lui.

- Le Disciple interrogea son  Abba «  Que veux dire le Seigneur lorsqu'il nous demande : «  Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, il ne faut pas inviter tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni tes voisins riches : ils pourraient t'inviter à leur tour, et te rendraient ainsi la pareille. Mais, quand tu reçois, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles. Tu pourras te féliciter de ce qu'ils ne peuvent te le rendre, car cela te sera rendu à la résurrection des justes. »  L’Abba  répondit «  Le Christ nous parle ici en parabole de la prière dans l’humilité. Notre Seigneur Jésus Christ veut dire en effet : «  Lorsque tu pries, ne fais pas comme le Pharisien, qui invite dans sa prière ceux qui peuvent lui rendre c'est-à-dire, ses bonnes actions et ses vertus, ses dons et ses bienfaits. Au contraire agit comme le Publicain qui conviait dans sa prière ceux qui ne pouvaient pas lui rendre, c'est-à-dire ses estropiés, ses pauvres, ses boiteux, ses aveugles, qui figurent ses péchés.
Invites donc toujours dans ta prière, non tes vertus supposées qui n’existent pas, mais tes péchés qui eux demandent à être purifiés. Car le Seigneur a justifié dans sa prière le Publicain pécheur qui énonçait ses péchés, et non le vertueux Pharisien qui se vantait de ses vertus. L'humilité a cette grâce particulière, qu'elle hisse le pécheur qui s'abaisse volontairement, plus haut que bien des justes qui ne connaissent pas le repentir. Pourtant aux yeux de ce monde, les actions de l'un étaient louées, mêmes par les gens d'Église, alors que les actions de l'autre étaient condamnées unanimement. »   Et ajouta l’Abba en gémissant :

« Qui connaît les desseins insondable de Dieu, qui connaît ses jugements? Dieu ne juge pas comme les hommes. Qui connaît le jugement qui sera rendu à chacun lors de la seconde venue sur terre du Christ, lorsqu'il séparera les boucs des brebis. Bien des justes d'aujourd'hui seront à Sa gauche, et bien des pécheurs publics d'aujourd'hui seront placés à Ses droites. Dans la prière rechercher avant tout

l'humilité. »

- Les larmes de l’humilité sont mère du silence.

- Lorsque l’âme plonge dans l’eau des larmes, comme le pêcheur de perles elle n’entend plus les bruits de ce monde.

- Celui qui fixe son attention sur une chose avec force et constance, ne voit pas toutes les autres et ne connaît plus la distraction.  Ainsi en est-il de celui qui fixe son attention sur son péché, sans même s’en rendre compte, il place son âme en silence sur les pensées du monde. Celui-là seul vit la parole de la prière du Grand Carême de saint Ephrem le Syrien : « Donnes-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère». En effet celui qui est absorbé par la vison de ses péchés gémit verse des torrents de larmes, comment pourrait-il consacré une seule seconde aux péchés des autres ?

- Un Starets Roumain a dit : « La paix du Christ se porte toujours avec une couronne d’épines ». Sa couronne d’épine a été d’accepter par obéissance l’épiscopat dont il ne voulait pas et de perdre la paix parfaite qu’il connaissait au monastère et de connaître les tourments des responsabilités épiscopales avec les contradictions de la vie dans le monde.  Pour cette œuvre d’humilité absolue, vers la fin de sa vie il reçut une paix supérieure dans l’indifférence des autres et  le martyr de l’obéissance.


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10/12/2009

 

Aphorismes sur la Pensée de la Mort

 

- Un Abba a dit : « Il existe trois degrés dans la pensée de la mort. »

Le premier degré est généralement inconscient : il consiste à prier les saints qui sont tous des défunts et de vivre en leur compagnie. Le second degré est de prier et de faire des panichydes pour les âmes des défunts de sa famille et de ses proches. Le troisième degré est de prier à chaque instant pour les âmes de tous les défunts que nous avons connus sur terre. A l’intérieur de ces trois degrés il existe une multitude de nuances.

- La pensé de la mort  est un silence perpétuel sur le monde.

- On ne peut cultiver à la fois les pensées  du monde et la pensé de la mort.

- La pensé de la mort  dépose les pensées  de ce monde.

- La pensé de la mort, ont dit les Saints Pères, consiste  à vivre aujourd'hui comme si l'on savait que l'on allait mourir demain.

- Un Abba a dit que celui qui penserait à Dieu au milieu de son chemin autant qu'il pensait à lui-même au commencement de ce même chemin, connaîtrait la prière perpétuelle. De même celui qui servirait Dieu au milieu de son chemin autant qu'il se servait lui-même au début de ce même chemin deviendrait un saint. « Mais qui connaît le milieu du chemin? » le Starets répondit :«  Dès que tu penses à la mort tu a atteint le milieu du chemin, car Dieu laisse à celui qui débute dans la pensée de la mort, la vie nécessaire pour se purifier, accomplir tous Ses commandements et surtout celui de pardonner à ses ennemis. »

- Un Abba disait :«  chaque soir je m'allonge sur ma couche et je me dis que cette nuit je vais mourir et je serais placé devant le Juge suprême, qui me demandera : « qu'as-tu fait de ta vie, m'as-tu servi? » et je Lui répondrai : « Seigneur je n'ai rien fait de bon. Je ne suis que péché. Je suis un serviteur inutile. Je n’ai même pas commencé le chemin, si c’est ta volonté donnes-moi encore du temps.  Mais si c’est l’heure de mon trépas,  dans ton amour des hommes, par l’intercession de Ta Mère, la Toute Sainte Mère de Dieu et Toujours vierge Marie, l’avocate des causes désespérées,  reçois mon âme près de Toi au Paradis comme tu as reçu celle du Bon Larron. »

- Un Abba disait : «  Si la pensé de la mort n'existait pas, biens peux seraient sauvés. »

-Le Disciple s'exclamât :«  ta parole est dure. » L’Abba continua : « Seule la pensé de la mort, dès qu'elle touche une âme, fait mépriser ce que l'on vénérait dans ce monde. À l'approche de la mort, l'homme découvre la signification de la parole de l'Écriture «  Tout n'est que vanité » S'il en a le temps, il s'efforce de redresser sa vie et il court pardonner à son persécuteur en prenant, si nécessaire, la faute entièrement sur lui. Avant la venue en lui de la pensé de la mort,  il cherchait à plaire à beaucoup en ce monde, et sans le savoir bien souvent c'est à Satan qu'il rendait ainsi un culte.  Dès la venue de la pensée de la mort, il cherche à plaire à Dieu seul, et il murmure sans cesse pour se tenir en sa présence Son Nom Saint «  Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu aie pitié de moi pécheur. »
Et l’Abba conclue : « Avançons le temps, car à l’heure de notre mort il sera peut-être trop tard, et saisissons nous  des aujourd’hui de la pensée de la mort. »

- La pensée de la mort, est un charisme de l'Esprit Saint supérieur au repentir, car pour beaucoup elle a été le commencement du repentir.

- La pensée de la mort place chaque action devant le Juge, et elle attend la sentence. Si la sentence est bonne  elle commence l'action, et si le sentence est mauvaise, elle renonce à l'action.

- La pensé de la mort est le deuil suprême, car l'âme songe à son état et à toute sa vie passée devant son propre cadavre.  Elle est saisi d'un autre regard sur elle-même, le regard même du Juge dans lequel elle discerne ce qu'elle ne voyait pas au paravent : chaque action qui ne réalise pas la volonté du Christ, lui apparaît, même si cette action a été louée dans l’Eglise par la hiérarchie, comme un blasphème, et elle pleure en ne se supportant pas. Elle découvre aussi la valeur éternelle d'actions réalisant la volonté divine, et elle loue le Seigneur de lui avoir donner la force de la réaliser.

Un Abba a dit : « Soumet chacune de tes actions à la pensé de la mort, et tu connaîtras la volonté

 de Dieu. »

- Comme il est difficile aux membres du haut clergé  d’exercer leurs responsabilités, tout en pardonnant du fond de leur âme, et cependant en sanctionnant lorsqu’il se trouve que c’est pédagogiquement nécessaire. Seule, la pensé de la mort donne la juste mesure.

Un Abba a dit : « La pensé de la mort est la sœur du blâme de soi. Un père du désert à dit que toutes les vertus étaient dans une maison, sauf une, et qu'à cause de cela la maison n'a pas été sauvée. » Les Disciples le questionnèrent  en lui demandant qu'elle était cette vertus  «  le blâme de soi »  répondit-il, car sans le blâme de sois, les plus hautes vertus finissent par cultiver l’orgueil. Mais ajouta l’Abba : «  le blâme se soi se trouve dans la pensée de la mort. »

Un Abba a dit : « Le blâme de soi est la condition première de toute prière, mais il demande de croire ferment à ce que nous affirmons lorsque nous disons «  Je suis le pire de tous, il n'y a pas sur la terre un plus grand pécheur que moi. Seigneur je crois et je confesse que tu es le Fils de Dieu vivant venu en ce monde sauver les pécheurs dont je suis le premier. » Dire ces mots sans convictions, conduit  à un renforcement de la vanité, sauf si nous les lisons dans les livres de prières Orthodoxe de préparation à la communion. Et là il est nécessaire de se lamenter en disant au Seigneur « Je ne parviens pas encore, à lire ses prières en pensant réellement les mots que je prononce en les lisant. »  Et à cause de cet acte d'humilité Dieu tiendra compte de nos limites. »

- La pensé de la mort vient de différente façon dans l'âme d'un croyant.

- La pensé de la mort survient après la mort d'un être cher. Mais parfois, elle est oubliée ensuite par les soucis de la vie et la recherche des plaisirs.

- La pensé de la mort survient également par la prière et la demande de la vison de ses péchés.

Un Abba a dit : «  La pensé de la mort est l'ascèse des ascèses, car elle procure le dépouillement mesuré, adapté à chaque condition d'existence. La pensé de la mort en nous plaçant, non devant ce que pensent les hommes, ni ce que nous souhaitons nous-mêmes réaliser, mais face à la volonté du Seigneur, nous conduit à une ascèse mesurée, adaptée à notre genre de vie, même si aux yeux des autres elle n'est pas perçue comme une ascèse. La pensé de la mort vise toujours à plaire à Dieu seul et non aux hommes. »

Un Abba a dit : «  La pensé de la mort contient la liberté du Christ. Elle confère à ceux qui là reçoive la liberté du Seigneur. Elle seule réalise la parole « Être dans le monde comme n'étant pas de ce monde. »

-    Un Abba a dit : « Le signe le plus tangible que tu es entré dans la pensée de la mort et qu’à chaque minute, et surtout la nuit,  tu pries  pour tous les défunts que tu as connus, et pour les âmes qui sont en Enfer, en priant le Seigneur que tous soient sauvés. En espérant qu’un jour d’autres prieront pour toi lorsque, toi aussi, tu seras certainement en Enfer. »

-    Un Abba a dit : « L’acte suprême de la pensée de la mort est de se placer volontairement  dans un tombeau est de refermer la porte en attendant la Résurrection du Christ. C’est la voie parfaite qu’ont suivie nos Pères parmi les saints  Abba Antoine, le bienheureux Arsène, l’admirable Isaac le Syrien et l’incomparable Jean de Dayalta. »

Un Abba a dit : « Personne n’a jamais pleuré sans sesse sans la pensée continuelle de la mort. Le deuil des  larmes est le fruit du deuil perpétuel de la pensée de la mort. »

-    Un Abba a dit : « Sans le tombeau et la mort volontaire sur sois l’âme ne sera pas introduite dans le silence parfait. »

 
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24/11/2009

 

L Aphorismes sur la prière

La prière sans le pardon n'est pas encore la prière. La prière avec le pardon, mais sans l'amour des ennemis, n'est que le commencement de la prière. Seule la prière avec l'amour des ennemis est la prière parfaite, car elle englobe l'oublie de sois.

Pries comme si tu étais le seul damné, le seul occupant de l'Enfer,  et tous les autres sauvés, y compris celui qui te persécute.

Pries sans savoir que tu pries en ayant ta pensée constante que tu es devant le Seigneur.

Lorsque tu pries pour les autres, commence par le plus pécheur de tous, toi! Et du  fond de l'Enfer où tu te places pries pour les meilleurs que toi.

La prière sans la vision de ses péchés est  semblable au  lit d'une rivière sans eau; il peut y avoir le chemin (la foi)  mais il lui manque la substance (l'humilité).

L'oublie de sois dans la prière a deux causes, la première essentielle c'est l'humilité; la seconde cause, c'est l'âme épouse qui s'élance amoureusement vers l'Époux Céleste le Christ Jésus en s'oubliant elle-même car l'objet de son amour est plus grand qu'elle: c'est la prière au-dessus de la prière, une "théoria"  une communion  avec Celui qui est au-delà de tout dans l'inconnaissance suprême.

Souviens-toi qu'Antoine a été conduit par un Ange à Alexandrie auprès d'un simple cordonnier dont le Seigneur lui indiquât qu'il n'était pas encore parvenu, avec sa prière et ses ascèses,  à son degré spirituel. Celui-ci révéla à Antoine sa pratique: à chaque fois qu'il croisait une personne il s'adressait intérieurement à Dieu ainsi :"Lui sera sauvé ;moi j'irai en Enfer."

Lorsque tu pries pour le cadavre d'un autre souviens toi de ton propre cadavre et prie pour que le Christ ressuscite l'un et l'autre.

La prostitué en voyant  passé le convoi funèbre se prosterna à terre en s'écriant: " non pas à cause de moi qui suis une pécheresse Seigneur Jésus Christ, mais pour cette mère qui pleure son enfant" Et le Seigneur ressuscita l'enfant. Telle doit être notre prière pour notre prochain, du bas vers le haut.

La paix du Christ est l'un des fruits le plus élevé de la prière perpétuelle s'obtient en suivant deux voies: la première qui exige une très grande ascèse consiste à entrer dans le chemin du silence et de l'inconnaissance suprême. Ce chemin est presque 'impossible à atteindre si l'on demeure dans le monde. La seconde voie requière également la pratique de la prière perpétuelle du Nom de Jésus, peut se vivre dans le monde: c'est le chemin du pardon absolu et de l'amour des ennemis.

L'on demanda à un moine: "Quel est selon toi la parole du Seigneur qui explique le mieux comment prier?" Le moine après un long silence répondit:" Si c'est prier le Père, rien n'est au-dessus du "Notre Père", si c'est prier le Fils rien n'est au-dessus de "Demandez  mon Nom"

Si c'est invoquez l'Esprit Saint pour pouvoir prier la Trinité Sainte ou l'une des Hypostases de la Trinité, rien n'est au-dessus de "Bienheureux les pauvres en Esprit, car le Royaume des Cieux est à eux";en effet la pauvreté en Esprit est la conscience des moines qui savent qu'ils ne peuvent pas prier sans l'assistance du Saint Esprit, et comme des pauvre ils mendient constamment par l'invocation du Nom de Jésus la venu sur eux  de la Pentecôte hypostatique. Ce mystère est grand. Les moines connaissent en effet  que le Royaume des Cieux qui est promis par le Christ à ceux qui sont pauvre en Esprit,  est l'Esprit saint Lui-même.


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26/07/2009

 

Aphorismes sur le Pardon 

 

21- Le pardon tout comme la Paix se porte avec une couronne d'épines.

22- Le pardon a ses racines dans la Croix du Christ. Le pardon est distribué avec le Corps et le Sang du Christ ; aussi celui qui ne pardonne pas refuse la Croix, Celui qui est sur la Croix, et le don qu'Il fait de Son Corps et Son Sang. Celui qui ne pardonne pas s'est exclu du sacrifice, et s'il communie, il communie non pour son salut mais pour sa condamnation.

23- Il y a trois sortes de pardon :

25-Le premier pardon est corporel ou extérieur, l'homme pardonne les méchancetés de ceux qui sont en dehors de chez lui. Même s’il existe une graduation, dans les blessures, il ne pardonne qu'à des personnes étrangères à sa propre maison. Ce pardon, bien que mieux que rien du tout, est infirme et ne conduit pas au salut.

26-Le second pardon est psychique, car il concerne les liens de l'âme. L'homme pardonne à ses propres membres. Bien des humains pardonnent difficilement aux membres de leur propre famille, et surtout venant la vieillesse, à leur conjoint. Souvent l'ennemi se cache dans une personne proche, non pas que celle-ci soit volontairement notre ennemi, mais cela vient de ce notre propre cœur lui ait donné cette place. Ici se situe la racine de la haine, et si nous ne défrichons pas avant la mort le terrain, en acceptant que le Seigneur est non seulement mort pour nous sur la Croix mais aussi pour cette personne que nous haïssons, alors tous les autres pardons que nous aurons pu faire dans notre vie sont sans valeur ; parce que c'est justement cette personne là qui est importante et parce que le Seigneur a donné sa vie pour elle. Ce pardon pourtant est à la fois indispensable et insuffisant. C’est à ce pardon que la parabole du mauvais riche fait allusion : le mauvais riche, s’en allait donner avec des trompettes des oboles aux pauvres de Jérusalem, pour en recevoir le prix d’une gloire toute humaine sur la terre, laissant contre le mur de sa propre maison le pauvre Lazare qu’il ne voyait pas, et qui pourtant le suppliait chaque jour pour un morceau de pain.

27-Le troisième pardon est spirituel, car sans lui il n'existe pas de prière qui soit reçue par Dieu. C'est le pardon à tous les ennemis et persécuteurs qui se trouvent soit à l'extérieur soit à l'intérieur, et dont les calomnies plongent l'âme dans la douleur, l'angoisse et le ressentiment. L’âme doit lutter pour pardonner et supplier le Seigneur de voir chacun de ses persécuteurs, porté par le Christ et uni à Lui dans Sa chair blessée, couronnée d’épines, sur laquelle on a craché, qui a été souffletée et crucifiée. Car le Christ est également mort pour eux. La perfection du pardon commence bien par   voir chacun de ses ennemis uni à la chair martyrisée du Sauveur, aimé tendrement par Lui qui est mort tant pour eux que pour soi-même. C'est uniquement à partir de ce degré que l'on peut parler du pardon véritable et de l’amour des ennemis.

28- Il existe des faux pardons :

29- Il arrive que l'homme pardonne par indifférence et condescendance : Celui qui a fait une faute contre lui, lui apparaît comme tellement inférieur, ne pouvant nullement l'atteindre, que le pardon qu'il lui donne est une nouvelle façon d'affirmer sa supériorité et de l'écraser. Ce pardon non seulement n'a aucune valeur, mais il attise la haine, et précipite l'âme de celui qui pardonne ainsi dans la compagnie des démons. Ce pardon est pire que le non-pardon, car il fait semblant de se revêtir du vêtement de l'amour, pour dissimuler l'orgueil et le mépris.

30 - Il y a également cinq degrés dans le pardon :

31 -Le premier vrai degré du pardon appartient à ceux qui pardonnent, par obéissance aux commandements salutaires du Christ. Ils n'éprouvent, aucune commisération envers la personne à qui ils pardonnent, et ce pardon leur coûte. D'autre part ils pensent que ce pardon leur appartient, et ne le tiennent pas encore comme venant du Christ. Cependant ils placent au-dessus de leur conscience la Loi divine, et même si ce pardon est le plus petit de tous, il contribuera à leur salut.

32 -Le second degré du pardon, est dans la difficulté de pardonner. L'homme ne parvient pas à pardonner à son ennemi et persécuteur. Certes il a exercé ce pardon envers une multitude d'hommes, mais pour cette personne en particulier, il n'éprouve que ressentiment et parfois haine. Alors il gémit en reconnaissant devant le Christ son impossibilité humaine à pardonner. Et c'est en prenant conscience à la fois de cette faiblesse devant Dieu, et que le Christ a pardonné à ce persécuteur et qu'Il est mort sur la Croix également pour lui, que, sans le savoir il a atteint le second degré du pardon. En effet tout en ne parvenant pas à pardonner lui-même, il implore, sans en avoir conscience, le pardon du Christ sur cette personne.

33-Le troisième degré du pardon est la conscience que la source de tout pardon existe, dans le pardon que nous recevons du Christ Crucifié pour nos péchés, et que c'est de Son bien que nous remettons alors leur dette à nos débiteurs. Dans ce degré l'homme découvre que c'est toujours le Christ qui est le premier blessé par la faute qui est commis contre n'importe quel homme, car le Christ est présent dans chacun d'eux. « Au plus petit à qui vous l'avez fait c'est à moi que vous l'avez fait »

34 -Le quatrième degré du pardon est de prier avec ferveur et amour, en se jugeant plus pécheur que lui, pour notre persécuteur. C'est à ce degré seulement que nous réalisons la parole du seigneur «  aimer vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. »  C'est à partir de ce degré que l'âme discerne que le Christ est notre unité, notre communion dans Sa Chair Crucifié avec tous les hommes et avec notre persécuteur, car il nous porte ensemble dans Sa Chair sur Sa Croix. L'homme qui a atteint ce degré, comme le dit notre Père Saint Syméon le Nouveau Théologien: «  Il prie pour les péchés des autres, comme si c’étaient ses propres péchés. »

35- Il existe un cinquième degré, qui surpasse tous les autres, car il se rend semblable au sacrifice du Christ qui meurt sur la croix, en pardonnant à ses ennemis, et pour le salut de tous les hommes. Ce pardon est à l'image de Dieu, car il voit dans l'ennemi, un futur Saint qui sera au Paradis plus haut placé que lui. C'est bien ainsi que Saint Stéphane lapidé, vit parmi ses assassins, dans le visage de l'un d'eux, le visage du Christ. Il discerna en Saul, le futur Paul le glorieux Apôtre des nations. Aujourd'hui assassin demain il sera un saint! Ainsi est le regard de celui qui a atteint le cinquième degré du pardon.

36-Le pardon espère toujours le salut et la sainteté de son persécuteur.

37- Celui qui voit le visage du Christ dans celui de son persécuteur, sème le Christ dans le cœur de son persécuteur.

38- Celui qui voit le visage du Christ dans celui de son persécuteur, sans le savoir connaît la béatitude «  Bienheureux le cœur purs car ils verront Dieu. »[3]

39- Celui qui croit voir le visage du Christ dans celui de son prochain, et ne le voit pas encore dans celui de son persécuteur, est plus qu'un aveugle.  En effet un aveugle sait qu'il ne voit pas, alors que celui-ci boit l'eau d'un mirage.

40- Pourtant parfois, à cause de l'orgueil qui simule la vertu, il sera à certains plus facile de pardonner une très grave blessure qu'une minuscule. Le démon a aidé a certain à pardonner en plein jour, par orgueil, des ennemis, pour la nuit, dans son foyer en dehors du regard des autres, n'avoir pas remis une dette minuscule aux membres de sa propre chair.

 
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17/04/2009

 

 Aphorismes sur le Pardon (1)

«  Il faut pardonner soixante dix sept fois sept fois »

 

1 - Celui qui ne connait pas le pardon ne connaîtra pas le silence.

 

2 -Le pardon est le silence sur les fautes d’autrui, il produit le silence de Dieu sur nos propres péchés. Sans le pardon il n’existe pas de silence dans l’âme lors de la prière.

3-Le pardon produit un  silence dans l’âme qui n’est plus troublé dans la prière par la rancune et le souvenir des épreuves qu’elle a subies et celui de leurs auteurs.

 

4-Le pardon immerge l’âme dans la paix suressentielle, sans même qu’elle s’en rende compte.

 

5-Le pardon fait sourdre du cœur des fleuves d’eau vive, qui sont l’amour des ennemis, l’amour du prochain et l’amour de Dieu qui ne peut venir sans les deux précédents.

 

6-Le pardon efface une multitude de péchés, car le seigneur à dit : « A celui qui a beaucoup pardonné il sera beaucoup pardonné ». En disant « beaucoup » Il signifiait qu’il ne fixait aucune limite au pardon humain comme il ne fixera, alors, aucune limite à son pardon divin pour celui qui l’aura pratiqué.

 

7-Le pardon du prochain est le véritable  commencement de la prière, car comment se repentir en suppliant le Seigneur de nous pardonner si nous n’avons pas, préalablement, pardonné à notre ennemi.

 

8- Le pardon divin est illimité car, comme Dieu, c'est la nature du pardon de ne pas avoir de limites, car le pardon procède du Dieu éternel, illimité sans commencement ni fin. C'est pourquoi le pardon avant de revêtir les hommes, est un attribut de Dieu.

9- Le pardon est sans commencement ni fin, car le pardon a son commencement seulement en Dieu qui est sans commencement, et il n'y a jamais eu en Dieu un instant où Il a existé sans la possibilité du pardon. Sans fin car le Pardon ne cessera jamais en Dieu, sinon aucun homme ne subsistera devant Lui. Seul l'objet du pardon disparaîtra lorsque le jugement dernier sera rendu, car après, pour les sauvés,  il n'y aura ni de péché ni de pécheur.

 

10- L’exercice du pardon est le commencement de la déification car il unit l’homme à l’énergie divine de l’amour incréé et divin.   Dans le pardon  le cœur de l’homme absorbe le Christ qui offre éternellement  sur sa Croix sa vie pour tous les hommes et le Christ absorbe le cœur, et les deux deviennent un.

 

11-Le pardon est un rempart contre une multitude de péchés, non par ce qu’il empêche infailliblement   l’homme de  pécher, mais parce qu’il permet à tout instant de se relever.

 

12 -Saint Isaac le Syrien à dit  très justement que Dieu montre à l’homme ses fautes en les lui pardonnant.

 

13-L’œuvre de Satan est soit de rendre invisible le péché afin d’empêcher tout pardon et repentir. Soit,   s’il est découvert, de jeter l’âme dans le gouffre de la culpabilité et du désespoir avec l’idée que la faute commise est plus grande que l’amour divin et qu’elle est donc impardonnable. 

 

14- Celui qui a pardonné neuf fois les fautes de ses frères et ne pardonne pas une dixième fois à son ennemi, n'a pas pardonné aux yeux de Dieu les dix fois.

 

15- Celui qui n'a pas pardonné neuf fois les fautes de ses frères et qui la dixième fois pardonne à son persécuteur, a pardonné aux yeux de Dieu les dix fois.

 

16- Celui qui pardonne tout à tous facilement en dehors de sa maison, et qui, une fois rentré chez lui, ne pardonne pas aux membres de sa propre chair, ne connaît ni l'amour des autres, ni l'amour de Dieu, ni le véritable pardon, mais se rend un culte à lui-même.

 

17- L'Enfer est l'état de ceux qui auront refusé tout pardon : le pardon à leurs ennemis, le pardon de Dieu à leurs péchés. Mais  pire sera la place en Enfer de ceux qui, ayant commencé par accepter le pardon de Dieu, étant muni de ce pardon, l'ont ensuite refusé à un seul de leur débiteur.

 

18- Plus terrible sera la place de celui qui a commencé à pardonner à son ennemi et qui ensuite a repris son pardon le remplaçant par la rancœur et haine.

 

19- Le pardon en effet  est un feu qui  brûle soit la dette, soit le créancier. En enfer il n'y a que le feu du pardon, c'est pourquoi il est sans limites et ne cesse de consumer. L’enfer c’est le feu du pardon refusé.

 

20- Le pardon a la force de la transfiguration du Christ, car il revêt de lumière celui qui est dans les ténèbres : Il revêt de lumière, celui qui implore le pardon du Seigneur pour ses propres péchés. Il revêt de lumière celui qui pardonne à son frère humain qui a péché contre lui. Il revêt de lumière, celui qui pardonne à son ennemi et persécuteur. Il revêt aussi de lumière celui vers qui ce pardon s'exerce, car il lui annonce que le Christ est mort et Ressuscité pour lui.

 


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27/10/2014