Éparchie Orthodoxe de Paris France Ukraine

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TEXTES SPIRITUELS


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 Baptême des Larmes et vision des péchés

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Cher  enfant  en Jésus Christ

 

Saint Syméon le Nouveau Théologien a été et demeure la porte par laquelle le Seigneur m’a introduit dans la vie ascétique Orthodoxe. J’avais 23 ans lorsque le Seigneur m’a fait lire les Catéchèses dont l’expérience du second baptême, autrement dit : « le baptême des larmes est plus grand que le premier baptême à condition que l’on ait reçu le baptême sacramentel » ( Saint Jan Climaque) ; « le baptême des larme est la réalité même du baptême, alors que le premier baptême n’en est que le symbole » ( Traité Gnostique et Pratique de Saint Symén le NT)   « Ces larmes qui sont même plus grande que le baptême du sang pourtant terni par aucun autre péché , parce que  seules elles  ont le pouvoir d’effacer les péchés commis après le baptême sacramentelle »(Saint Grégoire de Naziance).

 

Se voir pécheur est un charisme car dans la théologie orthodoxe, il n’existe pas à, proprement parlé de « théologie morale ». Certes elle existe dans des livres, mais elle est totalement absente de l’authentique expérience spirituelle.

Les notions de péchés ne sont pas regardés dans notre Eglise dans un catalogue du bien et du mal comme l’arbre situé au milieu du Paradis.

Saint Abba Iasïe du désert de Scété écrivait ( je paraphrase) : «  Nul s’il n’a reçu au préalable le charisme de l’amour ne peut discerner en lui le péché de la haine. Nul s’il n’a reçu au préalable le charisme de la douceur ne peut discerner en  lui le péché de l’irritation. Nul s’il n’a reçu au préalable le charisme de la Paix ne peut discerner en  lui le péché de la colère. Nul s’il n’a reçu au préalable le charisme de la patience ne peut discerner en  lui le péché de l’impatience. Nul s’il n’a reçu au préalable le charisme de la miséricorde ne peut discerner en  lui le péché du jugement. » C’est par la lumière de chaque fruit du Saint Esprit, comme sont nommés les charismes par l’apôtre Paul, que l’orant discerne l’ombre du péché.  Sans lumière préalable pas de vison charismatique des péchés. Chaque charisme permet au spirituel de discerner le péché opposé. C’est une théologie de la lumière et non pas de valeurs morales. Seul le démon nous montre le péché en tant que valeur morale que l’on peut transgresser au nom de nouveauté dans les codes humains des valeurs morales. Hier l’adultère était condamné par la société chrétienne, aujourd’hui il est devenue monnaie courate ? Hier l’avortement était un péché aujourd’hui il est un droit de la femme. Hier les unions homosexuelles étaient lourdement condamnées par mes tribunaux, aujourd’hui elles sont légitimées par les lois de la république. Hier des parent pouvaient donner des fesser à leurs enfants, aujourd’hui ils peuvent être poursuivis par les tribunaux. La notion de transgression basée uniquement sur les valeurs morales de notre société avec l’apport des philosophes voir de certains théologiens, est catastrophique pour la vie de l’âme. Je ne porte aucun jugement en donnant ces exemples  cela sur les personnes adultères ( le Christ à accueilli le femme adultère en lui pardonnant ses péchés)   ou des personnes homosexuelles, ou des femmes ayant avorté. Tout  être que le Seigneur aime comme il aime tous les pécheurs dont je suis le premier. Mais je m’applique à moi-même comme à eux l’adage patristique « Aime le pécheur et aie le péché » ! Ayons de la compassion pour ces personnes comme pour tous les êtres  humainsdans nos faiblesses ,  mais ne tombons pas dans l’erreur de justifier le péché en disant qu’il n’est pas un péché.

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Reprenons le sujet à son commencement ascétique : « Plus les saints s’approchent de Dieu plus ils se voient pécheur » ( Saint Dorothée de Gaza) car plus ils avance vers la « Vrais Lumière, d’avantage la véritable Lumière qui est le Christ les éclaire sur eux-même et manifeste en les discernant en eux les ténèbres de leurs péchés de la lumière incréée et divine déposée par sa grande miséricorde en eux.

Saint Isaac le Syrien écrit  « Celui qui voit ses péchés est plus grand que celui dont la prière ressuscité un mort. » Un disciple questionna son Abba : »Pour Abba ceci ? Celui dont la prière ressuscite un mort est forcément un très grand saints. L’Abba répondit : « Celui qui ressuscite un mort n’a ressuscité qu’un mort extérieur alors que celui qui voit ses péchés et pleure sur eux ressuscite son mort intérieur, c’est-à-dire son âme, plus précieuse au yeux du Seigneur que toute Sa création. Sans les larmes personne n’est sauvé. Regarde les larmes du Roi David, celles de la pécheresse, les gémissements du Publicain les larmes de Pierre après son apostasie. Sans les larmes personne n‘est sauvé et par les larmes de la Mère de Dieu auprès du Christ Crucifié sur la Croix  les hommes ont été à nouveau justifiés, car les larmes de la Mère de Dieu contribuent au salut de tous et du monde. »

 

Avec amour en Christ

 

+Métropolite Michel 

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17/07/2016
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LETTRE PASTORALE DE CARÊME 2016

 

                                

 

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 Par Son Eminence le Métropolite Michel de Paris et de toute la France

 

 

Devenons en esprit le Publicain, le Fils Prodigue et la pécheresse.

 

Le Carême est un temps particulier dans l’Église Orthodoxe. Une période d’introspection spirituelle dans laquelle l’âme se retourne simultanément vers le Seigneur et vers elle-même en prenant conscience du désastre que ses passions lui ont apporté : « j’ai commis toute sorte de péchés, plus que tous j’ai failli ; où trouverai-je tant de larmes si je veux me repentir ? Si je continue dans l’insouciance, je mérite le châtiment, mais dans ton unique bonté, relève moi Seigneur, et prend pitié de moi. » ( Première Semaine de Carême ; Lundi soir à Vêpres ; Lucernaire Ton 1 Strophe 1)

 

 

 

La référence au repentir s’exprimant par les larmes est constante dans le Triode de Carême que les moines lisent tous les jours dans les offices qu’ils célèbrent : « Ô Christ, en ce Carême commençant accorde moi les larmes de componction pour effacer la souillure de mes passions, afin que je paraisse purifié lorsque du ciel tu viendras pour juger tous les mortels selon tes justes jugements. » ( Première Semaine de Carême ; Lundi soir à Vêpres ; Lucernaire Ton 1 Strophe 2)

 

 

 

Ne nous trompons pas si nous justifions le cours de notre vie telle qu’elle est au commencement du Carême sans passer par l’étape de nous interroger devant le Christ, alors notre vie chrétienne n’a aucune mesure. Le Carême c’est avant tout comme le Fils prodigue de reconnaître le véritable état de son âme devant le Christ : « J’ai dilapidé le trésor que mon Père m’avait donné, j’ai vécu au milieu d’animaux sans raison, j’ai désiré la nourriture des pourceaux et , comme personne ne m‘en donnait, j’ai eu faim, mais je suis retourné vers mon Père si bon et dans les larmes j’ai crié : Traite-moi come l’un de tes serviteurs, je ne mérite plus ton amour, mais sauve-moi dans ta bonté. » (Triode de Carême. Dimanche du Fils Prodigue. Samedi soir à Vêpres ; Apostiche Ton 6 ; Strophe 1)

 

 

 

Le symbole de la parabole présent dans cette strophe est limpide : « j’ai vécu au milieu d’animaux sans raison, j’ai désiré la nourriture des pourceaux »Les animaux sans raison sont les hommes et les femmes qui vivent exclusivement pour les valeurs de ce monde sans Dieu. Ce dont se nourrissent des pourceaux, ce sont les passions qui ne nourrissent pas l’âme et lui procurent un éternel et angoissant sentiment de vide, de faim spirituelle qui ne sera jamais rassasié dans ce Monde dont le prince est Satan !

 

 

 

Reconnaissons que durant notre existence nous pensons certes au Seigneur à certains moments et l’oublions à d’autres au point que parfois nous agissons pour nous et non pour Lui, ou même seulement en face de Lui, en faisant des choix de vie qu’au fond de notre cœur nous savons ne pas être bénis par le Seigneur.

 

 

 

Une vie authentiquement chrétienne est une vie entièrement consacrée au Seigneur. Ne nous trompons pas en nous disant « Mais je n’ai ni la vocation de prier à tout instant comme un moine, ni celle de le servir comme un diacre ou un prêtre. »

 

 

 

Le Seigneur appelle tous à son service dans les différents engagements de notre société. Saint Syméon le Nouveau Théologien avait des disciples parmi des notables de la capitale impériale (Constantinople) qu’il considérait avoir une vie supérieure spirituellement à celles des moines qui étaient avec lui au monastère de Saint Mamas.

 

 

 

Qu’avait réalisé ces saints laïcs de supérieur à la vie monastique totalement consacrée au Christ? Ils n’entreprenaient rien sans la bénédiction de leur Père Spirituel, et par là, ils

 

 

 

avaient l’assurance que leurs entreprises privées, même commerciales, étaient sous le regard de Dieu et en conformité avec Ses lois divines. Le choix même du grand sacrement des Noces ne se faisait pas, comme parfois aujourd’hui, à l’impulsion, dans la peur panique de rester seul, sans beaucoup réfléchir, et surtout sans prier avant, pour savoir si la personne convoitée est bien celle que Dieu bénira pour notre vie entière. Ou la relation choisie est l’accomplissement d’une passion sans discernement préalable, qui une fois satisfaite sera bientôt fanée et remplacée par une autre ou par un autre ? L’engagement était à cette époque patristique, une véritable recherche spirituelle, afin d’être certain de savoir si le fiancé ou la fiancée, partageaient, non pas uniquement des gouts communs, mais si les deux envisageaient de suivre ensemble un véritable chemin spirituel conduisant au Christ. L’union bénie par le Christ conduit toujours au Christ. Si cette pierre d’angle qu’est le Christ, (Mt XXI, 33-43 ; 45-46), n’est pas posée au préalable par les bâtisseurs, qui sont les couples chrétiens, l’édifice construit sera détruit à la première tempête. « C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

 

 

 

La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

 

 

 

Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

 

 

 

La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande ». (Matthieu VII. 24-27.)

 

 

 

Mais ce que Saint Syméon le Nouveau Théologien en comparant la vie secrète de ses disciples laïcs et celles de ses moines, trouvait de supérieur, c’était la capacité qu’il constatait chez ces laïcs à se reconnaître comme pécheurs devant Dieu. Ces saints laïcs étaient en réalité des pécheurs comme nous. Ce qui les différenciait était que semblables au Publicain, au Fils prodigue et au roi David, ils s’auto-accusaient de leurs faiblesses, sans justification, sans aucune justification, sans se chercher des excuses. Et cette attitude spirituelle attire les bienheureuses larmes exaltées par le Triode : elles constituent un second baptême qui efface les péchés commis après le premier baptême.

 

 

 

Le charisme des larmes qu'exaltent les textes du Triode de Carême de l'Église orthodoxe, se rattache effectivement aux larmes que verse le roi David sur sa couche lorsqu'il a conscience de son double péché, l'adultère et l'assassinat. Le charisme des larmes se rattache également, dans l'Ancien Testament, à la prière de Manassé, prenant soudainement conscience de ses fautes devant Dieu. Le charisme des larmes dans le Nouveau Testament se rattache à celles que verse la pécheresse lavant les pieds du Seigneur et les essuyant de ses cheveux.

 

 

 

Il se rattache aussi aux gémissements de la prière du Publicain agréée par le Seigneur. Il se rattache aux larmes que verse Pierre, prenant soudain conscience dans le regard du Christ qui croise le sien de son apostasie. Et les Pères n'ont pas peur de dire que déjà ses larmes le purifiaient en cet instant de sa faute. Les larmes sont à la fois l'élan amoureux vers le Christ, mais elles sont aussi reçues dans le cœur par la puissance même de l'Esprit de Dieu. Ce ne sont pas de simples larmes sensibles, ce qu'elles sont cependant, mais elles sont produites par l'action même de l'Esprit. Elles viennent, dans le terrain labouré par le mystère de l’aveu de ses péchés, arroser cette terre desséchée pour lui faire produire les fruits de l'Esprit Saint.

 

 

 

Ce qui doit précéder ce grand et saint élan de la vie spirituelle, c’est que le Carême est le temps durant lequel nous devons d’urgence trouver notre confesseur et reconnaître nos faiblesses dans le sacrement de la Confession qui renouvelle la grâce reçue dans notre

 

 

 

baptême, même si nous savons que parfois nous aurons ensuite des difficultés à nous détacher de nos passions.

 

 

 

Après une confession il existe toujours un miracle qui se produit dans la vie spirituelle, et là où la séparation de la passion entretenue nous paraissait impossible, le Seigneur nous découvre un nouvel horizon que nous ne percevions pas dans notre aveuglement volontaire, et il allume en nous un incendie spirituel qui nous permet de revenir vers le Père comme le Fils Prodigue.

 

 

 

La prière que nous devons tous prononcer durant le Saint et Grand Carême, de saint Ephrem le Syrien nous rappelle toutes des étapes de la vie spirituelle propre au Carême :

 

 

 

Seigneur et Maitre de ma vie, l’esprit d’oisiveté, de découragement, de domination, et de paroles faciles éloigne de moi.

 

 

 

L’esprit de pureté, d’humilité de patience et d’amour donne à ton serviteur.

 

 

 

Oui Seigneur et Roi donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car tu es béni dans tous les siècles des siècles Amen

 

 

 

Seigneur et Maitre de ma vie ( Est-ce vrai ? Avons nous réellement rendu le Seigneur Maitre de notre vie, ou sommes nous chacun, le maitre de notre vie en accomplissant non la volonté de Dieu mais notre volonté propre? l’esprit d’oisiveté ( ici ce n’est pas l’oisiveté que critique le monde, c’est parfois dans le surmenage de notre vie quotidienne, la paresse de ne pas prier, la paresse de ne plus aller participer à la Divine Liturgie), l’esprit de découragement (de nous décourager lorsque les épreuves surviennent en oubliant qu’elles sont permises par le Seigneur pour la purification de notre âme), de domination (l’orgueil, et imposer en toutes circonstances sa volonté propre en écrasant l’autre) et de paroles faciles (bavardage, médisance, jugement) éloigne de ton serviteur.

 

 

 

L’esprit de pureté (prier dans les larmes qui purifient l’âme et le cœur), d’humilité (voir ses péchés et prier pour en être délivré) de patience (patience envers nous-mêmes et dans les épreuves qui accompagnent toujours l’authentique vie chrétienne et dans la persévérance d’une authentique vie spirituelle) et d’amour (pardonner afin que  le Seigneur nous pardonne) donne à ton serviteur.

 

 

 

Oui Seigneur et Roi donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère ( Celui qui voit obsessionnellement les fautes de son prochain ne peut pas voir les siennes. Ce sera ou la vision de ses péchés ou l’observation des péchés des autres : mais jamais les deux à la fois !) , car tu es béni dans les siècles des siècles. Amen

 

 

 

Je vous souhaite un bon et saint Carême.

 

 

 

+Métropolite Michel de Paris et de toute la France

 

 

 

28 février 16 février Calendrier Julien 2016 Dimanche du Fils Prodigue, Saint Apôtre Onésime des 70.

 

 

 

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Пастырское Великопостное послание. 

 

 

 

Об обретении образа мысли МытаряБлудного Сына и видении греха своего. 

 

 

 

 

 

 

 

Его Высокопреосвященство, Митрополит Парижский и всей Франции Михаил. 

 

 

 

 

 

 

 

Пост в Православной Церкви это особенное времяЭто период духовного самоанализа, когда душа одновременно обращается и к Господу и к самой себе, осознавая катастрофу, к которой привели её страсти: «я много согрешил, более всех я пал; где найду я столько слез, чтобы раскаяться? Если я опять продолжу быть беззаботным, я заслужу своё наказание, но единственно по твоей милости Господьвосставь и прости меня.» (Первая Неделя Поста; в понедельник вечером на ВечерниГлас 1, Строфа 1) 

 

 

 

Постоянный призыв к слезному покаянию всегда присутствует в Великопостной Tриоди, которую монахи читают каждый день на богослужениях и на которых звучит«Христос, в этом начавшемся Посте дай мне слезы раскаяния чтобы омыть тёмные пятна моих страстей, да окажусь и я очищенным, когда придешь Ты с неба чтобы судить всех смертных по твоим праведным законам.» (Первая Неделя Поста; в понедельник вечером на ВечерниГлас 1 Строфа 2) 

 

 

 

Давайте не будем себя обманывать. Если мы оправдываем нашу жизньв том состоянии, какова она есть сейчасне проходя Пост, с самого его начала, и постоянно не поверяя душу пред Христом, то тогда нет у нас никакой меры понять нашу христианскую жизнь. Пост это значит прежде всего уподобление Блудному Сыну с таким же состоянием души пред Христом: «Я растратил сокровище, которое дал мне мой Отец, жил среди зверей неразумных, желал пищу свиней и хотел этим насыщаться, но никто мне и этого не давал. И вот, я возвратился к моему благому Отцу в слезах и воскликнул: вмени меня как одного из твоих слуг, я не заслуживаю больше твоей любви, но спаси меня по твоей милости.» (Постная Триодь. В воскресенье Блудного Сына. В субботу вечером на ВечерниАпостих глас 6; строфа 1) 

 

 

 

В этой строфе раскрывается подлинный символ притчия жил среди зверей неразумных, желал пищу свиней и хотел этим насыщаться». Неразумные звери это мужчины и женщины, которые живут исключительно по стихиям этого мира, без Бога. То чем питаются свиньиэто страсти, которые не напитывают душу, оставляя ей вечное и томительное чувство пустоты, духовный голод, который никогда не может быть утолён в этом мирекнязем которого является сам сатана! 

 

 

 

Сознаемся, что в течение нашего земного существования мы конечно же думаем о Господе только в некоторые моменты в основном забывая Его. И забываем до такой степени, что иногда мы живём исключительно для нас самих, но никак не для Него. Ибудучи всегда в Его присутствиинаправляем нашу волю нашу на то, на что, в глубине нашего сердца, не видим благословения Господа. 

 

 

 

Подлинно христианская жизнь  это жизнь, в полноте посвященная Господу. Не будем обманывать себя оправдываясь и говоря: «но я же не обязан молиться постоянно, как монах или быть дьяконом или священником.» 

 

 

 

Господь призывает к служению Себе людей из всех слоёв общества. У святого Симеона Нового Богослова были ученики среди почтенных вельмож столицы Империи (Константинополя), духовное жительство которых он ценил значительно выше духовной жизни некоторых монахов, которые находились с ним в монастыре Святого Мама.  

 

 

 

Что же такого высокого делали эти светские люди по сравнению с людьми монашеской жизни, жизни совершенно посвященной Христу? Они не делали ничего без благословения своего Духовного Отца. И по этой причине у них всегда была верачто все их дела, даже их коммерческие начинаияуправлялись Промыслом Божиим и совершались в соответствии с Его божественными законами. Даже выбор великого таинства Брака делался не так, как это порой происходит сегодня  импульсивно и в паническом страхе остаться одиноким, без взвешенного размышления, и, главным образом, без молитвы о том, чтобы точно понять, что страстно желаемый человек, есть действительно тот, кого нам благословляет Бог на всю нашу жизнь. Где совершён неразумный выбор по причине удовлетворения страсти, то там, после её насыщения, на место избранного или избранной, скоро станет другой или другая. В ту эпоху это было обязанностью "отцов церкви" - вести настоящий духовный поиск с тем, чтобы быть уверенным и знать навернякачто жених и невеста не только нравятся друг другу, но и желают вместе идти духовной дорогой, ведущей ко Христу. Союз, благословленный Христом, всегда ведет ко Христу. Если тот краеугольный камень, что есть Христос, (Мт. XXI, 33-43; 45-46), изначально не заложен в основу строителями, т.е., теми же христианскими супругамипостроенное здание будет разрушено при первой же буре. «Посему, всякий, кто слышит эти слова, которые я говорю и их исполняет, подобен осторожному человеку, который построил дом свой на скале. 

 

 

 

Пошел дождь, пришли потоки и ветры подули против этого дома: он устоял совсем, потому что он основан был на скале. 

 

 

 

Но всякий, кто слышит эти слова, которые я говорю, и их не исполняет, подобен неразумному человеку, который построил дом свой на песке. 

 

 

 

Пошел дождь, пришли потоки и ветры подули против этого дома: он пал, и его разрушение было великим». (Mт. VII. 24-27). 

 

 

 

Святой Симеон Новый Богослов сравнивал тайную жизнь своих учеников-мирян с жизнью своих монахов и находил жительство первых выше. И именно по той причине, что миряне были способны видеть себя грешниками пред Богом. Эти светские святые в действительности были грешниками такими же, как и мыСущественное же их отличие от нас сосояло в том, что они, подобно МытарюБлудному Сыну и Царю Давиду, сами себя обвиняли в своих немощах, и без какого-либо самооправдания, они никак не извиняли себяЭто духовное отношение к самому себе, привлекает блаженные слёзы, на которые так вдохновляет Триодьслёзы возобновляют крещение, смывают грехи, совершенные после первого крещения. 

 

 

 

Дар слез, к которым побуждают тексты Постной Tриоди Православной Церкви, подобны слезам, которыми Царь Давид всякой ночью орошал своё ложе, когда осознал всю тяжесть своего двойного греха: супружеской измены и убийстваДар слёз также получил и ветхозаветный Царь Maнассия, который внезапно осознал своё падение перед Богом. Дар слёз в Новом Завете видно у грешницыомывающей ноги Христа и утирающей их своими волосами. Она вторит и молитвам Господу Мытаря. Она проливает те же слёзычто и Пётр, вдруг осознавший глубину взгляда Христа, когда Он посмотрел на него после его отступничества. И святые Отцы не боялись говорить о том, что и их слёзы очищали их во времена их падений. Слезы это одновременно и любящий порыв ко Христу и сердцечный дар Божественного Духа. Эти слёзы внутренно не имеют природы простых чувственных слёз – это только внешняя их оболочка; они производятся действием самого Духа. Они приходят на таинственно обработанную, путём признания грехов, сухую почву, затем ими политую землю, которая в изобилии даёт плоды Святого Духа. 

 

 

 

Пост - время, которое должно предшествовать тому большому и святому порыву в духовной жизни, когда мы должны идти к своему духовному отцу и сознаваться в наших немощах и грехах в таинстве Исповеди, которое возобновляет благодать, принятую при нашем Крещении. Это происходит несмотря на то, что мы знаем, что порой нам будет ещё тяжелее исторгнуть из себя наши страсти 

 

 

 

После исповеди в духовной жизни всегда происходит чудо освобождения от страсти, которое ранее казалось невозможным. Господь открывает нам новый горизонт, который до этого мы не ощущали в нашем добровольном ослеплении, и это зажигает в нас духовный огонь, который нас влечёт к Отцу как Блудного Сына. 

 

 

 

Молитва, которую мы все должны произносить во Святого и Великого Поста, это молитва святого Ефрема Сирина, которая нам показывает вехи духовной жизни во время Поста: 

 

 

 

Господи и Владыко живота моегодух праздности, уныния, любоначалия и празднословия не даждь ми. 

 

 

 

Дух же разума, целомудрия, смиренномудрия, терпения и любве, даруй ми, рабу твоему. 

 

 

 

Ей, Господи Царю, даруй ми зрети моя прегрешения и не осуждати брата моегояко благословен еси во веки веков. Аминь. 

 

 

 

Господи и Владыко живота моего (Действительно ли это такточно ли Господь Владыка всей нашей жизни, или каждый из нас сам господин своей жизни и исполнят не волю Божию а присущие нам желанияДух праздности (именно эту праздность мiр не судит, т.е. когда иногда, в переутомлении от нашей повседневной жизни, нам лень молиться, лень идти на Божественную Литургию), дух уныния (что нас обескураживает, когда неожиданно появляются испытания, мы забываем, что они попущены Богом для очищения нашей души), любоначалия (гордыня и навязывание в любых обстоятельствах нашей собственной воли и отвержение другой, отличной от нашейпразднословие (болтовня, злословие, суждение) избавь раба твоего. 

 

 

 

Дух разума, целомудрия (молиться со слезами, которые очищают и душу и сердце), смиреномудрия (видеть свои грехи и молиться о том, чтобы от них быть очищенным) терпения (терпение по отношению к нам самим и в испытаниях, которые всегда сопровождают подлинную христианскую жизнь и в настойчивость подлинной духовной жизни) и любве (прощать, чтобы что Сеньор нас прощает) подаждь ми. 

 

 

 

Ей, Господи Царю, даруй ми зрети моя прегрешения и не осуждати брата моего (тот, кто преувеличенно видит ошибки своего ближнего, тот не может увидеть и свои собственныеМожет иметь место или видение своих грехов или наблюдение грехов других: никогда не бывает двух видений одновременно!), яко благословен еси во веки веков. Аминь. 

 

 

 

 

 

 

 

Желаю вам приятного и святого Поста. 

 

 

 

 

 

 

 

+Митрополит Михаил Парижский и всей Франции. 

 

 

 

 

 

 

 

28 февраля (16 февраль по Юлианскому календарю) 2016 года, в Воскресенье Блудного Сына и Святого Апостола от 70-ти Онисима. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noël et L’Espérance de la Paix.

Lettre pastorale de Noël de Son Eminence le Métropolite Michel de Paris et de toute la France du Patriarcat de Kiev.

 

La paix ! Quel mot, quelle espérance pour l’humanité surtout en ces temps troublés. Et pourtant si nous regardons les siècles passé, les millénaires passés, depuis le premier meurtre de l’humanité, lorsque Caïn tue le juste Abel, combien de Caïn sous différentes formes, différends noms, sont apparus sur la terre et combien de juste Abel ont été immolé par l’orgueil et la haine de ces Caïn ?

Noël demeure pour tous les chrétiens la Fête de la paix, la Fête, plus précisément, de l’espérance de la paix. Le chant des anges nous confirmes cette interprétation : « Et soudain il se joignit à l’Ange une multitude de l’armée céleste louant Dieu disant : « Gloire à Dieu dans les lieux très haut et paix sur la terre aux homme qu’Il agrée. » (Lc II, 13-14)

Que signifie pour nous chrétiens cette annonce et plus précisément, cette espérance de la Paix ?

Les actes de barbarie qui ont précédé la naissance du « Prince de la Paix » comme est nommé le Christ dans les textes liturgiques anciens sont emprunts d’une dramaturgie qu’évoquent les récents tragiques événements qui se sont produits en France et se produisent dans de nombreux pays actuellement en guerre : « C’est Rachel qui pleure et ne veut pas être consolé » (Mt II, 18) qui cite en faisant référence au massacre des saints Innocents ordonné par Hérode, prophétisé par Jérémie « Ainsi parle le Seigneur : Écoutez ! à Rama on entend des plaintes, des pleurs amers : c'est Rachel qui pleure à cause de ses fils ; elle refuse d'être consolée, parce qu'ils ne sont plus. » (Jéremie XXXI, 15).
Combien de fois en quarante sept ans de vie sacerdotale n’ai-je pas entendu cette affirmation « Mon Père si Dieu existait réellement il n’y aurait pas toutes ces guerres, tous ces conflits, toutes ces injustices sociales, ces gens qui meurent de faim … » 
J’ai toujours avec plus ou moins de nuances donner cette réponse à ces personnes : « Pour que le Seigneur donne Sa Paix sur la terre dépend de toi et de toi seul ! » Elles me rétorquent : « Comment Père Michel puis-je moi toute petite créature faire en sorte que la Paix soit sur le terre ? Les gouvernements et les états qui sont en guerre ne me connaissent pas et même s’ils me connaissaient, je suis insignifiante. » Je leur répond : « Le Christ ne parle pas de la paix que les états et les nations avec l’ONU peuvent signer pour mettre fin à un conflit. Dans ce cas il s’agit d’une paix de ce monde. Tout au contraire il précise : « Je vous laisse ma Paix, je vous donne ma Paix, non comme le monde la donne, mais comme moi je vous la donne. » (Jn XIV, 27) La Paix dont nous parle le Christ n’est pas une paix terrestre, c’est la Paix du cœur. C’est la Paix éternelle de Dieu éternel qui précède toute autre paix. Mais elle comporte cependant des éléments concrets qui peuvent ensuite s’appliquer à la paix de ce monde. Si tu veux la paix dans le monde recherche d’abord la paix intérieure et pour cela pardonnes autour de toi. Examines autour de toi, dans ta famille, dans tes proches amis ou ennemis toutes les personnes avec lesquels tu es en conflits petits ou grands. Les petites disputes comme les grandes ont la même valeur aux yeux du Seigneur. Il n’y a pas au regard de Dieu de petit pardon ou de grand pardon : un pardon qui serait possible parce que la faute à nos yeux est petite et un pardon qui serait impossible parce que à nos yeux elle est grande. il y a le pardon. Commences par pardonner. Tu es responsable à ton échelle de la paix dans le monde. Et tu dois d’urgence commencer à faire la paix autour de toi. Sinon comment peux tu demander à Dieu la paix dans le monde alors que tu entretiens la guerre autour de toi ? Comment dans les prières peux tu exiges du Seigneur la Paix dans le monde alors que tu n’as pas fait la paix autour de toi ? Comment te considérer comme chrétien (chrétienne) en maintenant des inimitiés alors que tout l’Evangile est fondé sur le pardon universel acquis par le Christ sur Sa Croix?

Même la paix qui est survenue après la seconde guerre mondiale entre la France et l’Allemagne, la Russie et l’Allemagne, les USA et l’Allemagne après la signature de l’armistice en 1945, n’aurait pu se faire sans un véritable pardon de ces nations. Il y a eu les traités de paix et ensuite est survenue le pardon du cœur. Aucun des conflits actuels ne se résoudra sans pardon. Nelson Mandela l’avait bien compris en pardonnant aux afrikaners qui avaient pourtant commis d’horrible crime durant des décennies. Il est légitime qu’une nation prenne les armes pour défendre sa patrie menacée. Mais elle ne doit pas haïr l’ennemi. Le meilleur exemple de ce que je m’efforce de vous faire comprendre c’est en peine guerre de 14-18 lorsqu’à la NOËL 1917 les combattant français britanniques et allemands qui se tiraient dessus, qui bataillaient à la baïonnette, ont observé une trêve dans la nuit du 24 décembre et ont fraternisé échangeant nourriture, alcool, tabac et en chantant leur propre chant de Noël, plaçant au-dessus de tout la paix de Noel. Puis le lendemain chacun est retourné dans ses tranchés. Et les combats ont repris. La haine n’y avait simplement plus sa place. Il est des situations où l’on doit défendre son territoire, mais faisons le sans haine, sans condamnation de l’autre. Priez pour ses ennemis signifie pas de leur céder ni de vivre avec eux. Pardonner implique toujours qu’il y a de notre point de vue une injustice commise envers nous. « Aime le pécheur et haie le péché. » Enseignent les Pères. D’ailleurs si nous arrivions à prier pour nos adversaires, nous changerions l’atmosphère du débat. Cela est vrai dans toutes les situations. Prier, ne veut pas dire céder. Prier, c’est forcement s’en remettre à la volonté de Dieu.

Et si tous les hommes mettaient en pratique la pardon du Christ, et l’amour des ennemis la prière pour eux, il n’y aurait plus de guerre et la nature même qui aujourd’hui devient hostile à l’homme serait apaisée. Car là encore, même les scientifiques attribuent aujourd’hui aux méfaits de l’homme et aux égoïsmes nationaux les dérèglements climatiques actuels qui produisent des cataclysmes.

Seul le pardon produit la paix. Sans le pardon et l’amour des ennemis pas de paix ! Pardonne ! Pardonne ! Pardonne ! Aime en secret tes ennemis et tes adversaires, prie pour eux et alors progressivement ton « cœur abritera la Paix du Christ qui surpasse toute intelligence » (Phil. IV, 7) et c’est à partir de cette Paix supra-céleste que la paix terrestres gagnera ton entourage. Un starets roumain l’archimandrite Bénédict Gius m’enseignais en 1973 : « Père Michel, la paix se porte toujours avec une couronne d’épines ». Il disait cela parce que le pardon du Christ est inséparable de Sa Croix. Le Christ pardonne sur Sa croix. Il pardonne par Sa Croix la chair transpercée et la tête couronnée d’épines. Le pardon est difficile et demande un grand combat intérieur, car il s’oppose directement à Satan. Lorsque tu éprouves des résistances intérieures à pardonner, tu penses à des questions d’ordre psychologiques qui t’en empêchent, ou même raisonnablement à l’impossibilité humaine d’y parvenir. A l’importance de la faute commise contre toi qui rend à tes yeux ce pardon impossible. Parfois tu dis : « c’est à lui de faire le premier pas. » Mais tu te trompes ; tu te laisses tromper par le Trompeur. Le Christ a déjà fait pour toi tous les premiers pas vers ton ennemi en effaçant tes propres péchés et en te proposant de t’associer au salut de ton adversaire en te joignant à Son pardon universelle. Car on ne le dit pas assez : pardonner est un acte Christique qui unit l’âme de celui qui pardonne au Christ qui pardonne sur Sa croix. Celui qui pardonne agit en synergie avec le pardon universel du Christ, et par ce pardon il devient transparent au Christ. 
Nous constatons cette opposition, cette résistance au pardon, dans la parabole du Fils prodigue (Lc XV, 11-32) : lorsque le Fils aîné qui représente Satan ( comme ange il a été crée avant l’homme ; il est donc son aîné) s’indigne et s’oppose à propos du pardon que le Père accorde au Fils Prodigue. Le Fils Aîné refuse le pardon au Fils Prodigue et la communion que lui offre le Père. Le Père le supplie le Fils Ainé de s’associer au pardon donné son frère et celui-ci refuse. Le pardon refusé est dans cette parabole le principal et unique motif de la séparation du Fils aîné avec Dieu ( le Père !). 
Le non pardon sépare de Dieu et uni à Satan; et le pardon unit à Dieu et nous sépare de Satan. Voila deux réalités dont il faut prendre d’urgence conscience. Nous voyons également dans cette parabole que le pardon efface tous les péchés, - je le dis bien tous les péchés-, c’est pourquoi Satan haie plus que tout le pardon et celui qui pardonne. Car devant le pardon il est impuissant. Le pardon plus que la prière nous rapproche du divin ; car une prière sans pardon n’est pas appelée prière mais blasphème. Comment prétendre prier si nous haïssons, si nous jugeons et condamnons un seul prochain ? Alors que la prière essentielle qui nous est enseigner comme le model parfait de toutes les formes de prière, le « Notre Père », nous invite à pardonner et nous donne l’exacte mesure par laquelle nous serons pardonnés nous-mêmes lors du terrible jugement : « Remets nous de nos dettes, comme nous remettons (nous même) à nos débiteurs » (Mt VI, 12 ) Nos péchés seraient écarlates, si nous pardonnons tout, nous serons à notre tour pardonnés de tout.

Commençons par pardonner et la véritable prière viendra. La paix du cœur (que l’on peut aussi désigner comme paix de l’âme bien que c’est du cœur qu’elle se manifeste en premier, par la présence sensible du Christ dans notre cœur) provient du pardon illimité de l’amour pour ses ennemis et de la prière pour eux.

L’espérance de la paix commence par le pardon.

« Que la Paix qui surpasse toute intelligence

conserve vos cœur en Jésus Christ » (Phil. IV, 7)

Le 7 janvier 2016 ( 25 décembre 2015 du calendrier Julien)

+Métropolite Michel de Paris et de toute la France

 
Photo de Michel Laroche.

06/01/2016


SPIRITUALITÉ et APOPHTEGMES

 Aphorisme sur la Prière du Nom de Jésus. " Le souvenir de Dieu est l'autre nom que La Tradition donne à la prière de Nom de Jésus. La prière et le souvenir de Dieu sont une même activité. Celui qui à chaque instant de souvient de Dieu et accompli toutes ses actions sous Son regard sans le savoir a reçu le charisme de la prière ininterrompue et il s'apparente aux anges qui prient sans cesse. La méthode spirituelle préconisée par Saint Syméon le Nouveau Théologien pour prier sans cesse est celle-ci : toute la journée marcher en se considérant intérieurement comme le pire de tous et en pratiquant l'auto-accusation devant le Seigneur. Cette voie est la plus sure car elle s'écarte de la voie périlleuse des louanges que l'on commence à adresser à Dieu avant de se les adresser à soi-même. Saint Isaac le Syrien a écrit : "Mieux vaut passer un peu de temps à pleurer sur ses pêchés que d'exercer toute la journée un regard de miséricorde sur le monde. Celui qui voit ses pêchés est plus grand que celui dont la prière ressuscite un mort. Voir ses pêchés est plus désirable que de contempler les anges. " Un disciple s'étonnait d'une telle affirmation et interrogeât son Abba: "Pourquoi celui qui voit ses pêchés serait plus grand que le Saint béni de Dieu dont la prière ressusciterait un mort? Saint Isaac doit se tromper."l'Abba répondit :" Mon enfant celui qui ressuscite un mort n'a ressuscité qu'un mort extérieur alors que celui qui voit et pleure ses pêchés c'est son mort intérieur qu'il ressuscite."

+Métropolite Michel Laroche.

 

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J'ai eu la semaine dernière un échange spirituelle avec une personne dont je préserve l'anonymat, qui je crois pourra en aider beaucoup, car nous sommes tous des pécheurs: 


LUI : Bonjour Monseigneur, j'espère que vous allez bien, Je viens vers vous pour vous demander une explication, un prêtre m'a troublé en parlant de la grâce d'appel et de la grâce d'élection qu'il ne faut pas confondre selon lui, mais je n'ai pas eu plus d'explication ; en auriez vous à me donner. cordialement 


NOUS : Cher Fils en Jésus Christ c'est un des enseignements de Wkadika Jean Kovalevsky dont vous ne le savez peut être pas, j'ai été l'un des fils spirituels et le dernier prêtres qu'il a ordonné ( 1 novembre 1969) avant sa dormition le 30 janvier 1970. D'ailleurs votre prêtre a été incomplet: selon Wladika Jean : c'est une triade sotériologique : la grâce d'appel que beaucoup reçoivent avec joie et comme dans la parabole du Semeur (MT XIII, 1-23 ) et dont ensuite un grand nombre font défection lorsque les épreuves et les angoisses arrivent. Ensuite ce sont justement ces épreuves vécues et acceptées qui constituent l'élection selon la Parole de la Parole, le Verbe du Verbe: "Il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus." (Mt XII, 14). Et enfin la grâce de couronnement lorsque l'homme est sauvé ou, plus encore, reçoit la couronne de martyr ( il y a comme pour saint Nectaire d'Egine, des martyrs de leur conscience) j'ai entendu cet enseignement ORTHODOXE de la bouche même de l'évêque Jean de Saint Denys de bienheureuse mémoire. Avec mes prières 


LUI :
j'ai suivi les cours aussi à St Denis, mais pas avec Mgr Jean, hélas, je ne pensais pas que c'était une sotériologie, Moi je suis resté coincé à la grâce d'appel ; je n'ai pas pu passer avec succès les épreuves : j'ai toujours abandonné. Il n'y a que la miséricorde qui puisse me sauver, à plus de la moitié de ma vie , je pense que tout est perdu ; pauvre de moi!


NOUS : Cher, cher Fils en Christ, vous exprimez dans votre « confession » exactement ce que disait dans sa prière le Publicain ! Je vous donne un conseil : Doutez de vous même, mais ne doutez jamais de l'amour infini de Dieu qui comme le vaste océan engloutit, en la faisant disparaître, la poussière de nos péchés. Saint Paul lui même fut confronté « à une écharde plantée dans sa chair ».

Et lorsqu'il a supplié le Seigneur par trois fois en confessant que le démon le souffletait, le Christ lui a répondu cette réponse : « Et s'il me plait de manifester ma pleine puissance dans la faiblesse de l'homme ». Et Saint Paul de conclure: « désormais je me glorifierai de mes faiblesses car c'est lorsque je suis faible que je suis fort. » ( II Co, XII, 7-10) Je vous bénis car vous et moi sommes des pauvres Publicains qui chutons et nous relevons, chutons encore et nous relevons encore. Il n'existe pas d'autre voie que celle là car sinon personne ne serait sauvé.


LUI : merci Mgr pour ces bonnes paroles, donc il n'est pas trop tard et tout n'est pas perdu.


NOUS : " Je ne suis pas venu pour les justes mais pour les pêcheurs; je ne suis pas venu pur les bien portants mais pour les malades. " (Mt IX,13 ; Mc II, 17 ; Lc V, 32) nous dit chaque jour le Christ dans ses Évangiles. Sommes nous justes? Certes non! Sommes nous bien portant ? Certes non! Car alors nous serions extérieurs au Christ qui rejette les orgueilleux. Sommes nous pêcheurs et malades : Amin ! Amin ! Amin ! Car le Christ est venu pour nous et nous porte dans Sa chair blessée transpercée couronnée d'épines sur Sa Croix pour effacer nos péchés, nos maladies assumer notre détresse et nos angoisses. Ensevelir notre vieil homme dans Son Tombeau et nous ressusciter le troisième jour en homme nouveau avec Lui. Le Christ qui nous dit également « Prenez courage car j’ai vaincu le monde » (Jn XVI, 33), pour qu’à notre tour remportions unis à Lui, en nous même, la victoire sur le monde.
Métropolite Michel Laroche.

2 novembre, 2015

 

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Grand Hymne de l’Ephitaphion (l’Ensevelissement) de la Dormition de la Théotokos se chante pendant la procession de l’Epitaphion 

La Mère de Dieu dans Sa Dormition rassemble l’Eglise naissante, comme la perle de grand prix est présentée dans un nouvel et magnifique écrin. 
La Reine endormie offre au Roi de Gloire comme des joyaux précieux de Sa couronne les Apôtres rassemblés des confins de la terre par la mystérieuse nuée. Une pierre précieuse manquait : C’était Thomas, pour qu’il atteste le troisième jour que les entrailles de la terre ne pouvaient retenir le corps dont les entrailles avait reçu le Verbe qui donne la vie immortelle. 
Les nouveaux évêques Hiériothé d’Athènes et Denys l’Aréopagite avec les Apôtres chantèrent des hymnes funèbres à la gloire de celle qui passe de la vie à la vie. Les chœurs angéliques soudain firent entendre du ciel un chant suave. L’âme précieuse de la Mère de Dieu est accueillie comme Son trésor unique par Son Fils Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, au son des acclamations angéliques. 
Toute la création visible et invisible escorte vers les Cieux la Reine des Cieux.
La Mère de Celui qui donne la vie sans limite est pour le Monde un nouveau Paradis dans lequel fleurit le nouvel Arbre de Vie.
Par les prières de la Très Sainte Mère de Dieu, Seigneur sauve Ton Eglise et avec les Apôtres et toute l’Eglise rassemblés écrions-nous : « Sainte Mère de Dieu sauves-nous ».

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Le 24 juin 2015

 

Un conseil donné cette nuit à un bon prêtre orthodoxe qui m'écivait son découragement dans sa mission dans un pays de quelque part dans le monde: 

 

 

 

Cher Père je vous conseille de rester avec votre évêque qui me parait un homme simple et modeste ce qui est rare pour un évêque. Ce n'est pas le succès visible de votre mission qui compte mais uniquement même avec des échecs humains, ce que vous accomplissez en secret devant le Christ´ le Chef de l'Eglise. La Divine liturgie célébrée avec seulement deux ou trois personnes remplit l'univers des énergies divines et fait plus pour le salut de monde que des' actions charitables des succès missionnaires . Chaque divine liturgie est une semence fertile de Sa Parole Divine. Le Christ´ vous connaît : c'est cela le plus important pour un prêtre ou pour un évêque, peut être inconnu du monde mais connu de Celuî qui connaît tout. Que la Trinité Toute Sainte vous bénisse + Métropolite Michel .    

 

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Méditation de ce dimanche 2 Novembre 2014 :

 

Ce matin comme les Femmes Myrophores j'ai trouvé le Tombeau vide : cette absence du Christ dans mon âme et dans mon cœur, ce désert inconnu dans ce monde à ceux qui au paravent n’ont jamais gouté sa Présence ; inconnu à ceux qui n’ont jamais gouté le Pain de Vie et ne se sont pas enivrés du Vin des Noces de l'Agneau. Comme Adam assis en larmes à la porte du Paradis qui se souvient de la Lumière qu’il a perdu, de la Joie et la Paix indicible dont il s’abreuvait tous les jours, de la Présence de Celui qui est au-delà de tout et qui remplit tout, mon âme ne trouve aucune consolation dans ce monde, car on m’a enlevé Celui qu’elle venait chercher. Soudain un étranger s’approche et je l’interroge : Ou l’as tu mis ? Il me répond : « Lorsque tu ne me trouveras plus dans ton cœur et dans ton âme, tu pourras me trouver dans le visage de ton prochain ? Si ton cœur est devenu froid, il se réchauffera de l’amour que tu donnera à ces « plus petits » dans lesquels je suis. Ne me cherche pas seulement dans les personnes que tu aimes déjà, mais cherches-moi surtout dans toutes les personnes avec qui tu as des difficultés, ceux pour qui le pardon te semble inatteignable. Je suis crucifié pour toi comme pour eux, et vous êtes unis, toi et ton persécuteur, dans Ma Chair, transpercée, blessée, souffletée, couronnée d’épines, mais aussi Ressuscitée ! » Mes yeux s’ouvrent et comme Marie Magadala je Le reconnais. Mais je Le reconnais dans mon persécuteur, dans mon adversaire, et dans tous ceux qui comme moi sont des estropiés du péché. 
Alors je comprends soudain que la prière personnelle, la confession de ses fautes, la communion eucharistique qui sont des biens irremplaçables, sans le pardon ne conduisent qu’au Tombeau vide. Ce Tombeau ne deviendra pour nous le lieu de la Résurrection du Christ que dans et par les œuvres dont la Croix contient le sens ultime l’Alpha et l’Oméga de toute chose : le pardon illimité et l’amour des ennemis. Le Christ attend de nous plus que la prière personnelle, il attend de nous que nous nous crucifions par le pardon comme Lui pour notre prochain. Lui qui est mort sur la Croix pour nous lever dans la Résurrection de Son Pardon illimité. Le pardon est le levain spirituel de la résurrection de notre âme. 
Commençons ce chemin par tout simplement écrire un petit dyptique avec les prénoms de tous ceux qui nous ont blessé et prions secrètement pour eux. Alors je vous promets que la joie du Christ Ressuscité gagnera vos âmes et vos cœurs.

 

+Métropolite Michel Laroche

 

 

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03/11/2014


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APHORISMES DU MÉTROPOLITE MICHEL DE PARIS

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18 janvier, 2017

 Aphorisme sur la Prière du Nom de Jésus. " Le souvenir de Dieu est l'autre nom que La Tradition donne à la prière de Nom de Jésus. La prière et le souvenir de Dieu sont une même activité. Celui qui à chaque instant de souvient de Dieu et accompli toutes ses actions sous Son regard sans le savoir a reçu le charisme de la prière ininterrompue et il s'apparente aux anges qui prient sans cesse. La méthode spirituelle préconisée par Saint Syméon le Nouveau Théologien pour prier sans cesse est celle-ci : toute la journée marcher en se considérant intérieurement comme le pire de tous et en pratiquant l'auto-accusation devant le Seigneur. Cette voie est la plus sure car elle s'écarte de la voie périlleuse des louanges que l'on commence à adresser à Dieu avant de se les adresser à soi-même. Saint Isaac le Syrien a écrit : "Mieux vaut passer un peu de temps à pleurer sur ses pêchés que d'exercer toute la journée un regard de miséricorde sur le monde. Celui qui voit ses pêchés est plus grand que celui dont la prière ressuscite un mort. Voir ses pêchés est plus désirable que de contempler les anges. " Un disciple s'étonnait d'une telle affirmation et interrogeât son Abba: "Pourquoi celui qui voit ses pêchés serait plus grand que le Saint béni de Dieu dont la prière ressusciterait un mort? Saint Isaac doit se tromper."l'Abba répondit :" Mon enfant celui qui ressuscite un mort n'a ressuscité qu'un mort extérieur alors que celui qui voit et pleure ses pêchés c'est son mort intérieur qu'il ressuscite."

+Métropolite Michel Laroche.

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Deux Aphorismes de Son Éminence le Métropolite Michel Laroche 

 

La Tunique.

Un anachorète alla trouver dans le désert un autre ermite et lui demanda : sais-tu comment va le monde car cela fait trente ans que je n'ai pas quitter ma cellule? Ce dernier répondit: "je suis ici depuis quarante ans et je n'ai jamais bougé d'ici, si ce n'est pour aller puiser de l'eau, mais je puis cependant te renseigner. Donnes moi ta tunique et je te répondrai." Le visiteur immédiatement se dénuda et lui donna sa tunique. Puis le second anachorète qui avait reçu la tunique lui demanda :" Demande moi la mienne et je te la donnerai" Ce qui fut dit fut accompli. Alors il lui dit "Dans le monde on aurait acheter la tunique, vendu la tunique ,échangé la tunique, refusé de céder la tunique, coupé en deux la tunique, et crucifié Celui qui porte la tunique et tirer au sort Sa tunique; et ce sera semblable dans mille ans. Mieux vaut pour nous ne pas bouger d'ici". "Amin" répondit le premier anachorète.

 

Один отшельник в пустыне пошел к другому и спросил, не знает ли он, какова живзнь в миру? Поскольку, вот уже тридцать лет, как он не покидал свою келлию. Тот ответил: "Я здесь уже сорок лет и я никогда не покидал этого места, разве что отлучался за водой, но всё же смогу тебе поучение. Дай мне твою рясу и я отвечу тебе". Посетитель дал ему свою верхнюю одежду. Тогда второй отшельник попросил его: «Попроси у меня мою и я тебе её дам"; что было сказано, то и было сделано. Тогда он сказал: «В миру мы могли бы купить ризу, продать ризу, обменяться ризами, отказался дать ризу, разрезать надвое ризу и распять Того Кто носит ризу и бросить жребий о Его ризе; так будет и через тысячу лет. И вот, это лучшее для нас, – не уходить нам отсюда". "Аминь" - ответил первый отшельник.

+Митрополит Михаил Лярош

 

 

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Le Bon Jardin et le Mauvais Jardin.

Un Père dit cette parole à son jeune disciple qui rencontrait des difficultés avec un autre moine irascible du monastère:" Arroses son Bon jardin ! " Le disciple questionna : "Que veux tu dire mon Abba, par "arroses son Bon Jardin? " L'Ancien répondit "Chacun de nous possède deux jardins. Dans l'un des deux il y a des ronces aux épines blessantes , des champignons vénéneux, des plantes et des fruits empoisonnés, et dans l'autre des fleures à la quantité illimitée comme les anges du Ciel, d'une beauté paradisiaque ; des fruits colorés aux goût suaves à la variété illimitée; des arbres donnant leurs ombres bienveillantes. Alors que si tu dis du mal de ton prochain, que tu le juges, que tu réponds à ses reproches par d'autres reproches : tu arroses son Mauvais Jardin et celui-ci croîtra et envahira tout jusqu'à étouffer son âme et son cœur. Si au contraire tu lui dis ou penses:" je sais que vous êtes bon, généreux, patient", répondant par exemple à son irritation par l'humilité, alors tu arroses son Bon Jardin et tu feras simultanément progresser son Bon Jardin en Lui et diminuer son Mauvais Jardin " Le disciple répondit Amin mon Abba. Mais dis-moi comment faire progresser mon Bon Jardin? L'Ancien répondit :" Cela est le miracle, plus tu arroses le Bon Jardin de l'Autre, plus le Jardinier de notre cœur Notre Seigneur Jésus Christ arrosera ton Bon Jardin de son eau éternelle et des plantes merveilleuses insoupçonnées naîtront en toi. Au contraire si tu persistes à arroser le Mauvais Jardin de ton prochain, en le haïssant et le condamnant, c'est Satan lui-même qui arrosera ton Mauvais Jardin et ton état deviendra pire."Le disciple s'exclama "Donnes moi la force par tes saintes prières d'agir ainsi, parce que cela est une chemin difficile."

+Métropolite Michel Laroche 

 

Некий отец сказал это поучение своему молодому ученику, у которого были искушения с одним вспыльчивым монахом в монастыре: "Хорошо поливай его сад." Ученик спросил: "Что ты имеешь ввиду, под этими словами, отче?" Старец ответил: «У каждого из нас есть два сада. В одном из них произрастают тернии обиды, ядовитые грибы, растения, цветы и плоды, а в другом, – во множестве, - красивые, как ангелы небесные, дивные на вкус, бесконечно разнообразные плоды и деревья, дающие приятную тень. Так что если ты плохо говоришь о твоём ближнем, осуждаешь его, отвечаешь на обиды и упреки, то ты поливаешь свой сад зла, и он будет будет расти и подавит всё кругом и задушит твои душу и сердце. Но, если вместо этого, ты скажешь обидчику или подумаешь: "Я знаю, что ты добрый, щедрый, терпеливый", ответишь на его раздражение смирением, то возделаешь свой сад добра, а так же возделаешь и его добрый сад и умалишь его плохой сад." Ученик ответил: «аминь, отче». Но скажи мне, как сделать так, чтобы мой сад добра и дальше возрастал?" Авва ответил: «тут чудо; чем больше ты поливаешь сад ближнего, тем более Садовник нашего сердца Господь наш Иисус Христос будет поливать твой сад своей вечной водой и произрастут в нём прекрасные невиданные растения. Если, вместо этого, ты захочешь поливать сад зла твоего ближнего, ненавидя и осуждая его, то это сам сатана будет поливать этот сад у него и ваша вражда будет ещё больше.» Ученик воскликнул: «Дай мне силу святыми молитвами твоими, чтобы сотворить так, ибо это трудный путь!" На иконе Явления Христа Марии Магдалине, Он изображён как Добрый Садовник. +Митрополит Михаил Лярош.

 

Photo de Michel Laroche.

 

 Sur l'Icône le Christ apparaissant comme un jardinier à sainte Marie Magdala.

 

 

 


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 Un jeune prêtre était à la fois scandalisé et affligé de ce qu'il entendait dans ses premières confessions, des secrets dévoilés de la communauté qu'il croyait connaître, surtout concernant la vie intimes de certains. Troublé il interroge un vieux prêtre et lui dit :"Je devrais interdire de communier à presque tous les croyants que je confesse. Que dois-je faire, Père ?" Le vieux prêtre lui dit :" C'est que tu t'estimes au-dessus de tous les autres. Commence par t'accuser toi-même et te considérer comme le pire de tous, inférieur à tous, indigne toi-même de communier au Très Saint Corps et au Très Saint Sang du Christ. Ensuite seulement obtient des personnes que tu confesses, un repentir sincère, bien que parfois tu saches qu'elles rechuteront." Le jeune prêtre insiste : "Mais si je sais qu'elles vont continuer de tomber dans les mêmes péchés, ne devrais-je pas ne pas leur donner la communion ?" Le vieux prêtre répond :" L'Eucharistie n'est pas une récompense réservée aux seuls justes (qui d'ailleurs n'existent pas). Le Christ Eucharistique est à la fois le Médecin et le remède ; comment dès lors priver de remède ceux qui conscients de leurs faiblesses tels le Publicain, la Pécheresse qui connaissait le péché de chair, le roi David, meurtrier et adultère, se repentent et désirent recevoir la Vie de la Vie elle-même ? " Et le vieux prêtre de dire au jeune prêtre : "Enseignes inlassablement la voie droite, mais soit indulgent, car le malade ne guérit pas instantanément après avoir pris ses médicaments un seul jour, mais parfois cela lui prendra des années. Dans l'Église Orthodoxe le remède c'est Le Médecin ! Et nous y accédons tous par la sainte confession suivie des larmes du Roi David et de la Pécheresse, des gémissements du Publicain et de la communion au Christ Eucharistique. "Et le vieux prêtre ajouta :"Souviens toi que le Seigneur a dit Lui-même à ceux qui lui reprochaient de s'attabler avec des pécheurs publics :" Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades...Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs."(Mt IX, 11-13)

 

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27 OCTOBRE 2014 11:39  

 

L'Aphorisme du jour : Saint Martin de Tour, alors cathécuméne à la porte d'Amiens partage son manteau d´officier Romain avec un mendiant. Le Christ lui apparaît en songe la nuit suivante entouré d'anges en disant : Martin encore catéchuméne m'a revêtu de la moitié de son manteau. Souvenons de la Parole du Seigneur en bien comme saint Martin, comme comme en mal comme souvent nous-mêmes pêcheurs : Au plus petit à qui vous l'avez fait c'est à moi que vous l'avez fait. Nous devons apprendre a reconnaître le visage du Christ dans celui de l'autre, même dans celui de notre persécuteur comme saint Stephanos vit d'une manière miraculeuse le visage du Christ dans celui qui participait à son martyr : Saul qui ensuite devint Paul l'apôtre des nations! Aujourd'hui assassin demain saint! C'est ainsi que nous devons revêtir l'autre du manteau de l'espérance de son salut en Jésus Christ, car le Christ a aussi été crucifié pour son salut.

 

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 24 OCTOBRE 2014 ·
 

L'aphorisme de ce Dimanche : La divine liturgie est le consensus Ecclésia de la Foi Orthodoxe; rien absolument rien ne lui est supérieur car en Elle est la parfaite vie du Christ Eucharistique.
Vous ne pourrez trouver sur terre un meilleur pédagogue de la Tradition Orthodoxe.

 

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25 octobre, 11:37 

 

Dans l'Eglise Orthodoxe traditionnellement le Samedi est le jour des défunts. Un disciple demanda à son Abba : Pourquoi le samedi est-il le jour des défunts ? L'Abba répondit : parce que le dimanche est le jour de la Résurrection du Christ et que dans l´Eglise ORTHODOXE tout commence par la Croix et le Tombeau, mais tout absolument tout s'accomplie dans la Résurrection du Christ. Il en est ainsi de toute vie réellement chrétienne. Les épreuves sont inévitables, mais acceptées avec Foi et espérance elles deviennent une participation d'abord involontaire et ensuite volontaire à la Passion du Christ, à Sa Croix et à Son Tombeau. Sans le préalable des quels il n'existent pas de participation à Sa Résurrection. C'est le sens de la parole de l´Apôtre Paul : enseveli avec le Christ nous ressuscitions avec Lui.

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24 OCTOBRE2014 · 

 

L'aphorisme de ce jour: souvent bien que chrétiens, certains humains de ce siècle convoitent avec plus

de passion des consolations éphémères et qui sont pour eux source de désordre et de souffrance. Alors que s'ils s'adressaient dans les choix affectifs de leur vie au Seigneur, non en Lui demandant d'exaucer leurs désirs, mais qu'elle est Sa volonté, ils trouveraient Lumière et paix. Mais ce second chemin exige une longue patience étrangères au < tout, tout de suite> de l'esprit du monde. Je ne sais pas si je serai compris ou entendu.


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22 mars 2014 

 

L'Aphorisme du jour : Celui qui pardonne tout à tous facilement en dehors de sa maison, et qui, une fois rentré chez lui, ne pardonne pas aux membres de sa propre chair, ne connaît ni l'amour des autres, ni l'amour de Dieu, ni le véritable pardon, mais se rend un culte à lui-même. Même le Mauvais Riche de la Parabole, qui ne voyait pas le Juste Lazare qui mendiait contre le mur de sa maison, une fois sortie de chez lui, donnait généreusement aux pauvres de Jérusalem. Et cela ne lui a été compté pour rien lorsqu’est venu le temps du jugement personnel, car le pardon est illimité ou il n’existe pas.

 
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 22 octobre 2014  

 

 Lorsque tu invoques le doux Nom de Jésus deviens le Publicain qui gémit sur ses péchés; ,la pécheresse qui arrose de larmes les pieds du Christ en voyant l'étendue de son impureté; le Roi David qui pleure sur sa couche le meurtre et l'adultère; et le Centurion qui dit avec audace et humilité au Christ : "Dis une seule parole et mon âme ( mon serviteur) sera guérie." Il n'existe pas d'autres attitudes intérieures que celles-là pour l'invocation du Doux Nom de Jésus.

 
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21 octobre 2014,

 Lorsque tu t'endors pense que cette nuit même ton âme sera rappelée par le Seigneur et rendra compte de toute sa vie; et gémis intérieurement sur tes péchés et pardonnes une dernière fois dans ton cœur à tes ennemis pour espérer qu'à ton tour tu sois pardonné par Celui qui est mort sur Sa Croix en pardonnant.

 
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20 mars 2014 

 Celui qui ne connait pas le pardon ne connaîtra jamais le silence : Le pardon est le silence sur les fautes d’autrui et il produit le silence de Dieu sur nos propres péchés. Sans le pardon il n’existe pas de silence dans l’âme lors de la prière.Le pardon produit un silence dans l’âme qui n’est plus troublée dans la prière par le souvenir et l'obsession des presécutions qu’elle a subit et la rancune concernant leurs auteurs.

 
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4 décembre 2013 

 

L'œcuménisme des Nouveaux Martyrs

 

Douze moniales orthodoxes viennent d'être vienne enlevé par "l'armée Islamiste" que soutient la France, dans le Monastère sainte Thècle du village martyr de Maaoula en Syrie. Nous tenons à souligner que chacune des Églises Locales de la Syrie qu'elles soient Gréco- Catholiques Orientales Maronites ( unies à Rome) Syro-Antiochiennes ( préchalcédonienne) ou Orthodoxes, pour toutes ces Église le sang des nouveaux Martyrs n'a qu'une seule couleur : celle du sang versé par le Christ pour Sauver son monde! Un nouvel œcuménisme est né par ce baptême du sang de tous les nouveaux Martyrs Chrétiens Arabes avec une certitude: Ils sont tous au Paradis avec leur Seigneur Jésus Christ et prient maintenant pour nous. Au Paradis pas de frontières ecclésiastiques ( même si je le confesse a haut et fort je suis Orthodoxe et dans Son Église Réside parfaitement le Christ qui est La Vérité); au Paradis tous les nouveaux Martyrs son désaltérés au même Calice uni par leur Maitre par Son Sang, car le sang versé des martyrs se mélange dans l'éternité au Sang Précieux versé par le Christ. Les Martyrs rassemblent par leur sang versé les chrétiens divisés sur la terre dans la chair blessée, souffletée, couronnée d'épines et transpercée du Christ, là ou se trouve la TOTALE réalité Eucharistique de l'Eglise. Seigneur Jésus Christ par les prières de tes Nouveaux Martyrs Arabes sauves Ton Monde. Amin.


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6 janvier 2013 · 

 

Aphorisme: nous n'avons pas eu la grâce de contempler la Divine Lumière Incréée à cause de nos pèches; mais nous avons reçu la grâce de voir la face du Christ dans le visage de notre persécuteur, de notre ennemi. Comme Saint Stéphanos lapidé contempla , avant de rendre son âme à Dieu, la face du Christ dans le visage de Saül son persécuteur qui allait devenir Paul l'Apôtre des Nations.

 
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15/12/2009

 

II Aphorismes  sur l’Humilité

- Un Abba a dit : «  Ce qui distingue le Fils prodigue du Fils est aîné est subtile. Le premier vit dans la proximité de son Père.   Il est dans l’obéissance parfaite, observe toute les régles et malgrès tous ces efforts ne parvient pas à l’intimité avec le Père. Le second est dans la désobéissance,  la transgression des lois de son Père, dans l’éloignement physique de celui-ci : « Il dilapide son bien avec les prostitués » et pourtant il parvient à la fin de son existence à recouvrer l’intimité avec son Père. » Le disciple demanda : «  Explique nous Père ? » L’Abba répondit : « Par son esprit le Fils aîné s’est  tenu dès le commencement éloigné du Père, car ce qui éloigne du Père c’est l’orgueil, l’autosatisfaction de l’œuvre complie dans   l’obéissance rituelle si satisfaisante pour l’âme dans la vie cénobitique ; le jugement et la condamnation  du frère qui prouvent que l’on ne pleure pas ses propres péchés ; dans le désir de justice envers les autres qui éloigne l’esprit du pardon divin. Si dans un premier temps le Fils Prodigue s’éloigne, il devient ensuite comme Adam chassé du Paradis,  proche du Père par le souvenir des biens perdus. Le fils se souvient  en pleurant de la présence consolante du Père, de son amour brulant, de ses trésors. Le Fils Prodigue est dans l’intimité du Père en esprit  sans en avoir conscience, même en n’osant jamais l’espérer, par une seule vertu qu’il a rencontré dans sa déchéance : l’humilité. Sans l’humilité personne ne sera sauvé, personne ne recouvrera l’intimité avec le Père. »

« Mais  Père» questionna le disciple : « Le Fils aîné semble pratiquer l’obéissance qui est censée nous conduire à l’humilité » L’Abba répondît : «  Il y a plusieurs sortes d’obéissances, et seule la dernière plait véritablement à Dieu :  la première obéissance est rituelle, elle ne mène nul part », car elle s’octroie sa propre récompense dans l’autosatisfaction, c’est celle du Fils aîné qui dit à son Père : «  Ne t’ai-je pas toujours obéi» (Luc XV, 29)?
La seconde obéissance est également celle du Fils aîné qui exige une récompense de son obéissance : « Tu ne m’as pourtant jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis »(Lc XV, 29)
Seule la troisième obéissance est parfaite, car elle ne simule rien, elle s’oublie elle-même, elle atteint sans en avoir conscience l’humilié extrême : le Fils prodigue ne dit-il pas à son Père : « Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » (Luc XV, 21) Elle ne revendique rien que d’être la plus petite, à la dernière place : « Prends-moi comme l’un de tes serviteurs. »(Luc XV, 20)  L’obéissance qui a comme source  la métanoïa conduit à l’humilité et l’humilité conduit à l’intimité du Père. Telle est la voie de la véritable obéissance. »

Un Abba a dit : «  L’humilité est la reine  des vertus, elle est la couronne de la Très Sainte Mère de Dieu et le diadème des saints. »

- « L'humilité » a dit un Père, « c'est d'attribuer à Dieu seul toutes nos bonnes œuvres, et à soi-même toutes nos erreurs.»

- Un autre Père a  dit « Si tu demandes l'humilité à Dieu, c'est comme si tu Lui demandais de t'envoyer des ennemis pour te persécuter. » Cela est vrai, si un homme veut sincèrement connaître l'humilité, Dieu lui enverra des épreuves. Sans le couteau des épreuves et les persécutions avec la mauvaise réputation, il n'y a pas d'humilité. Si quelqu'un vous enseigne autre chose, il est dans l'illusion. Seules les épreuves et les calomnies, avec les persécutions, donnent à l'âme le charisme de l'humilité avec la fontaine des larmes saintes, car c'est avec elles toutes ensembles que l'âme goûte à la Croix, et sans la Croix il n'y ni pardon, ni humilité.

-Dieu dans son amour des hommes et son incomparable condescendance n’a pas voulu laisser les méchants en dehors du mystère général du salut. Ils sont les serviteurs inconscients du plan divin.  Quand ils persécutent les saints ils augmentent Leur Sainteté, et lorsqu’ils tourmentent les serviteurs de Dieu ils contribuent  à leur  purification, car sans l’épreuve infligée par des ennemis, il n’y a pas de purification pas  d’humilité, ni d’amour des ennemis. 

- Ce qui a aidé le Publicain qui avait pourtant une vie confortable, à parvenir à l'humilité, c'était l'épreuves continuelle de sa mauvaise réputation, car il était universellement haï et calomnié par les autres juifs. C'est à cause de son métier, qu'il avait cette mauvaise réputation, c'est pourquoi son âme était continuellement brisée, et qu'il pouvait ainsi s'adresser à Dieu. Le Seigneur ne juge pas comme les hommes. Souvent ceux que les hommes réprouvent, Dieu, comme dans le Publicain, discernent ce que l'homme ne voit pas, c'est-à-dire l'âme. Le Pharisien était réellement plus vertueux dans sa vie, et il avait une trop bonne réputation, et se laissait contaminer par les compliments et les éloges qu'il recevait sans cesse de la part de ses concitoyens et des Grands Prêtres qui le félicitaient pour la largesse de ses dons ; pourtant ces largesses qui étaient offertes à Dieu ne furent même pas comptées par le Seigneur. Ni ses jeûnes qui étaient nombreux. «  Car tu ne veux pas de sacrifice...Mon sacrifice à Dieu c'est un esprit brisé. » (Ps. CI, 18-19)

- Le métropolite Antoine de Souroge (1914-2003) connu par ses ouvrages et ses homélies, disait invariablement à chaque fois que des fidèles lui en faisaient des éloges: « Le démon me l’a déjà dit ! »


- Saint Jean a écrit dans son Prologue que la Lumière avait jailli dans les ténèbres. Ainsi en est-il, de la Lumière de l'humilité qui vient éclairer nos ténèbres intérieures. C'est le Christ qui a dit «  je suis doux et humble de cœur »    qui vient Lui-même, et qui est la lumière qui vient en ce monde, illuminer nos âme et nos cœur, pour y résider. Il en chasse d'abord les ténèbres, puis il y établi sa demeure en pleine Lumière. L'œuvre de l'humilité est l'œuvre de la Lumière qui éclaire tout homme en ce monde. L'humilité est la Lumière du Christ qui nous est donnée dans l'Esprit Saint.


- Autre est le péché, autre est l'habitude du péché, autre est la racine du péché. C'est pourquoi, lorsque le Christ pardonne au Paralytique  lui dit : « Tes péchés te sont remis. »  Et qu'il ajoute  « Prends ton grabat et rentre chez toi. »  Le grabat, inutile pour quelqu'un de guéri, représente le souvenir de la maladie ; ici c’est le souvenir selon Dieu des ses fautes passées et c'est avec ce souvenir que David étendu sur sa couche pleura son double péché durant des années. Et c'est par ses larmes qu'il déracina la passion mortelle, cause de son péché. Car autre est le péché, autre est la racine qui est à l’origine de la faute, autre encore est celui qui l’a semé. 

- Si tu coupes la tige, tu as seulement arrêté l'acte du péché, mais la racine demeure, et le péché frappe toujours à ta porte. Déraciner prend beaucoup de temps. Le Jardinier sait que si la terre n'est pas détrempée, il aura des difficultés à retirer les racines. Mais après des fontaines de larmes, les racines se retirent aisément.

- S'il il n'y avait pas, après le pardon des péchés, le souvenir des péchés, celui ci reviendrait, car ses racines ne seraient pas arrachées. Seul le souvenir des péchés selon Dieu, remporte la victoire complète. C'est pourquoi l'adversaire se réjouit lorsque quelqu'un affirme qu'il ne faut plus se souvenir des péchés pardonnés. Après avoir guéri un paralytique le Seigneur l'invitât à se souvenir de son péché, qui pourtant était pardonné, et qui s'était produit il y a trente huit années, afin qu'il ne recommence pas et qu'il ne lui arrive pas plus grave. 

- Le souvenir de ses péchés selon Dieu,  est le commencement du discernement.  Mais malheur à celui qui se souvient de ses péchés selon Satan, car soit il en éprouvera de la satisfaction, et il recommencera ;  soit de la culpabilité, et il tombera dans le mortel découragement. Soit il en attribuera la faute à un autre que lui, comme Adam à Ève et il s’exclura du Paradis du Bon Larron.

- Il y en effet  a un souvenir des péchés selon Dieu, et il y a un souvenir des péchés selon Satan. Le souvenir des péchés selon Dieu produit le regret dans l'amertume et la consolation et enfin la purification. Le souvenir des péchés selon Satan produit la satisfaction et le désir de recommencer. Parfois le souvenir des péchés selon Satan s'efforce de caricaturer celui de Dieu : il produit le découragement, la culpabilité morbide, le désir du suicide, et la certitude que Dieu ne peut nous sauver.

- Abba Isaac le Syrien a dit : « Dieu nous montre nos péchés en nous les pardonnant. » C'est, là, la véritable nature du discernement qui s'oppose au jugement. Le jugement montre la faute en enfermant le pécheur dans son péché, alors que le discernement montre le péché, comme extérieur à la nature de l’homme,  avec le remède de l'amour et du pardon.

- Un Abba a dit, que nul s'il n'avait d'abord contempler en lui le charisme de l'amour divin, n'aurait pu discerner la haine qui était encore tapie dans son cœur ; nul s'il n'avait reçu en préalable, le charisme de l'humilité, n'aurait pu discerner en lui, les traces de l'orgueil ; nul s'il n'avait reçu en lui la douceur du Saint Esprit, n'aurait pu constater l'irritation qui montait dans son cœur. C'est chaque don du Saint Esprit qui vient révélé à l'âme, le péché opposé qui empêche la venue de ce don. C'est toujours la lumière multiforme des fruits de l'Esprit Saint, qui éclaire les ténèbres du Péché et les révèle dans leur variété.

- Un Abba a dit : « Il ne suffit pas de montrer le péché Lui-même, ni uniquement comme la transgression d’un code moral. Même le monde à ses lois morales  qui varies selon les siècles. Il faut montrer d'abord toute la beauté qui est perdue à cause de ce péché, et restituer dans l'âme le désir de cette beauté. Celui qui n’a pas vu la vraie lumière ne peut, ni discerner ni  comprendre les ténèbres. »

- Abba Dorothée de Gaza  a dit «  Plus les saints s'approchent  de Dieu, plus ils se voient pécheur. » La sagesse du monde nous expliquerait que c'est l'inverse, car plus ils s'approchent de Dieu moins ils pèchent... Mais l'humilité qui est lumière nous apprend que plus une âme se rapproche de la Lumière d'avantage la lumière l'éclaire et lui manifeste dans sa clarté ce qui auparavant était resté inconnu dans l'obscurité. C'est en cela que les saints voient plus clairement leur péché que les aveugles de ce monde ne les voient dans leur obscurité. En effet plus les saints s'approchent de la véritable Lumière plus ils découvrent l'étendue de leurs ténèbres intérieures. Dieu est Lumière, Dieu est humilité. L'œuvre de la Lumière est l'œuvre de l'humilité.

Abba Petros Damascène a dit : «  qu’il voyait ses péchés aussi nombreux que la sable de la mer. » Bienheureux Abba Petros montre nous le chemin de la véritable humilité car nous sommes loin de nous voir ainsi.

- L'humble voit en lui les péchés des autres, car même s’il ne les a pas commis, il pense : «  Seule la grâce de Dieu m’en a protégé, mais au fond je suis pire que celui-ci. »   Et celui qui est dans l’orgueil et le jugement, inversement,  voit toujours sur les autres ses propres péchés dont il n’a pas conscience en lui.

- Le Disciple interrogea son  Abba «  Que veux dire le Seigneur lorsqu'il nous demande : «  Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, il ne faut pas inviter tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni tes voisins riches : ils pourraient t'inviter à leur tour, et te rendraient ainsi la pareille. Mais, quand tu reçois, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles. Tu pourras te féliciter de ce qu'ils ne peuvent te le rendre, car cela te sera rendu à la résurrection des justes. »  L’Abba  répondit «  Le Christ nous parle ici en parabole de la prière dans l’humilité. Notre Seigneur Jésus Christ veut dire en effet : «  Lorsque tu pries, ne fais pas comme le Pharisien, qui invite dans sa prière ceux qui peuvent lui rendre c'est-à-dire, ses bonnes actions et ses vertus, ses dons et ses bienfaits. Au contraire agit comme le Publicain qui conviait dans sa prière ceux qui ne pouvaient pas lui rendre, c'est-à-dire ses estropiés, ses pauvres, ses boiteux, ses aveugles, qui figurent ses péchés.
Invites donc toujours dans ta prière, non tes vertus supposées qui n’existent pas, mais tes péchés qui eux demandent à être purifiés. Car le Seigneur a justifié dans sa prière le Publicain pécheur qui énonçait ses péchés, et non le vertueux Pharisien qui se vantait de ses vertus. L'humilité a cette grâce particulière, qu'elle hisse le pécheur qui s'abaisse volontairement, plus haut que bien des justes qui ne connaissent pas le repentir. Pourtant aux yeux de ce monde, les actions de l'un étaient louées, mêmes par les gens d'Église, alors que les actions de l'autre étaient condamnées unanimement. »   Et ajouta l’Abba en gémissant :

« Qui connaît les desseins insondable de Dieu, qui connaît ses jugements? Dieu ne juge pas comme les hommes. Qui connaît le jugement qui sera rendu à chacun lors de la seconde venue sur terre du Christ, lorsqu'il séparera les boucs des brebis. Bien des justes d'aujourd'hui seront à Sa gauche, et bien des pécheurs publics d'aujourd'hui seront placés à Ses droites. Dans la prière rechercher avant tout

l'humilité. »

- Les larmes de l’humilité sont mère du silence.

- Lorsque l’âme plonge dans l’eau des larmes, comme le pêcheur de perles elle n’entend plus les bruits de ce monde.

- Celui qui fixe son attention sur une chose avec force et constance, ne voit pas toutes les autres et ne connaît plus la distraction.  Ainsi en est-il de celui qui fixe son attention sur son péché, sans même s’en rendre compte, il place son âme en silence sur les pensées du monde. Celui-là seul vit la parole de la prière du Grand Carême de saint Ephrem le Syrien : « Donnes-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère». En effet celui qui est absorbé par la vison de ses péchés gémit verse des torrents de larmes, comment pourrait-il consacré une seule seconde aux péchés des autres ?

- Un Starets Roumain a dit : « La paix du Christ se porte toujours avec une couronne d’épines ». Sa couronne d’épine a été d’accepter par obéissance l’épiscopat dont il ne voulait pas et de perdre la paix parfaite qu’il connaissait au monastère et de connaître les tourments des responsabilités épiscopales avec les contradictions de la vie dans le monde.  Pour cette œuvre d’humilité absolue, vers la fin de sa vie il reçut une paix supérieure dans l’indifférence des autres et  le martyr de l’obéissance.


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10/12/2009

 

Aphorismes sur la Pensée de la Mort

 

- Un Abba a dit : « Il existe trois degrés dans la pensée de la mort. »

Le premier degré est généralement inconscient : il consiste à prier les saints qui sont tous des défunts et de vivre en leur compagnie. Le second degré est de prier et de faire des panichydes pour les âmes des défunts de sa famille et de ses proches. Le troisième degré est de prier à chaque instant pour les âmes de tous les défunts que nous avons connus sur terre. A l’intérieur de ces trois degrés il existe une multitude de nuances.

- La pensé de la mort  est un silence perpétuel sur le monde.

- On ne peut cultiver à la fois les pensées  du monde et la pensé de la mort.

- La pensé de la mort  dépose les pensées  de ce monde.

- La pensé de la mort, ont dit les Saints Pères, consiste  à vivre aujourd'hui comme si l'on savait que l'on allait mourir demain.

- Un Abba a dit que celui qui penserait à Dieu au milieu de son chemin autant qu'il pensait à lui-même au commencement de ce même chemin, connaîtrait la prière perpétuelle. De même celui qui servirait Dieu au milieu de son chemin autant qu'il se servait lui-même au début de ce même chemin deviendrait un saint. « Mais qui connaît le milieu du chemin? » le Starets répondit :«  Dès que tu penses à la mort tu a atteint le milieu du chemin, car Dieu laisse à celui qui débute dans la pensée de la mort, la vie nécessaire pour se purifier, accomplir tous Ses commandements et surtout celui de pardonner à ses ennemis. »

- Un Abba disait :«  chaque soir je m'allonge sur ma couche et je me dis que cette nuit je vais mourir et je serais placé devant le Juge suprême, qui me demandera : « qu'as-tu fait de ta vie, m'as-tu servi? » et je Lui répondrai : « Seigneur je n'ai rien fait de bon. Je ne suis que péché. Je suis un serviteur inutile. Je n’ai même pas commencé le chemin, si c’est ta volonté donnes-moi encore du temps.  Mais si c’est l’heure de mon trépas,  dans ton amour des hommes, par l’intercession de Ta Mère, la Toute Sainte Mère de Dieu et Toujours vierge Marie, l’avocate des causes désespérées,  reçois mon âme près de Toi au Paradis comme tu as reçu celle du Bon Larron. »

- Un Abba disait : «  Si la pensé de la mort n'existait pas, biens peux seraient sauvés. »

-Le Disciple s'exclamât :«  ta parole est dure. » L’Abba continua : « Seule la pensé de la mort, dès qu'elle touche une âme, fait mépriser ce que l'on vénérait dans ce monde. À l'approche de la mort, l'homme découvre la signification de la parole de l'Écriture «  Tout n'est que vanité » S'il en a le temps, il s'efforce de redresser sa vie et il court pardonner à son persécuteur en prenant, si nécessaire, la faute entièrement sur lui. Avant la venue en lui de la pensé de la mort,  il cherchait à plaire à beaucoup en ce monde, et sans le savoir bien souvent c'est à Satan qu'il rendait ainsi un culte.  Dès la venue de la pensée de la mort, il cherche à plaire à Dieu seul, et il murmure sans cesse pour se tenir en sa présence Son Nom Saint «  Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu aie pitié de moi pécheur. »
Et l’Abba conclue : « Avançons le temps, car à l’heure de notre mort il sera peut-être trop tard, et saisissons nous  des aujourd’hui de la pensée de la mort. »

- La pensée de la mort, est un charisme de l'Esprit Saint supérieur au repentir, car pour beaucoup elle a été le commencement du repentir.

- La pensée de la mort place chaque action devant le Juge, et elle attend la sentence. Si la sentence est bonne  elle commence l'action, et si le sentence est mauvaise, elle renonce à l'action.

- La pensé de la mort est le deuil suprême, car l'âme songe à son état et à toute sa vie passée devant son propre cadavre.  Elle est saisi d'un autre regard sur elle-même, le regard même du Juge dans lequel elle discerne ce qu'elle ne voyait pas au paravent : chaque action qui ne réalise pas la volonté du Christ, lui apparaît, même si cette action a été louée dans l’Eglise par la hiérarchie, comme un blasphème, et elle pleure en ne se supportant pas. Elle découvre aussi la valeur éternelle d'actions réalisant la volonté divine, et elle loue le Seigneur de lui avoir donner la force de la réaliser.

Un Abba a dit : « Soumet chacune de tes actions à la pensé de la mort, et tu connaîtras la volonté

 de Dieu. »

- Comme il est difficile aux membres du haut clergé  d’exercer leurs responsabilités, tout en pardonnant du fond de leur âme, et cependant en sanctionnant lorsqu’il se trouve que c’est pédagogiquement nécessaire. Seule, la pensé de la mort donne la juste mesure.

Un Abba a dit : « La pensé de la mort est la sœur du blâme de soi. Un père du désert à dit que toutes les vertus étaient dans une maison, sauf une, et qu'à cause de cela la maison n'a pas été sauvée. » Les Disciples le questionnèrent  en lui demandant qu'elle était cette vertus  «  le blâme de soi »  répondit-il, car sans le blâme de sois, les plus hautes vertus finissent par cultiver l’orgueil. Mais ajouta l’Abba : «  le blâme se soi se trouve dans la pensée de la mort. »

Un Abba a dit : « Le blâme de soi est la condition première de toute prière, mais il demande de croire ferment à ce que nous affirmons lorsque nous disons «  Je suis le pire de tous, il n'y a pas sur la terre un plus grand pécheur que moi. Seigneur je crois et je confesse que tu es le Fils de Dieu vivant venu en ce monde sauver les pécheurs dont je suis le premier. » Dire ces mots sans convictions, conduit  à un renforcement de la vanité, sauf si nous les lisons dans les livres de prières Orthodoxe de préparation à la communion. Et là il est nécessaire de se lamenter en disant au Seigneur « Je ne parviens pas encore, à lire ses prières en pensant réellement les mots que je prononce en les lisant. »  Et à cause de cet acte d'humilité Dieu tiendra compte de nos limites. »

- La pensé de la mort vient de différente façon dans l'âme d'un croyant.

- La pensé de la mort survient après la mort d'un être cher. Mais parfois, elle est oubliée ensuite par les soucis de la vie et la recherche des plaisirs.

- La pensé de la mort survient également par la prière et la demande de la vison de ses péchés.

Un Abba a dit : «  La pensé de la mort est l'ascèse des ascèses, car elle procure le dépouillement mesuré, adapté à chaque condition d'existence. La pensé de la mort en nous plaçant, non devant ce que pensent les hommes, ni ce que nous souhaitons nous-mêmes réaliser, mais face à la volonté du Seigneur, nous conduit à une ascèse mesurée, adaptée à notre genre de vie, même si aux yeux des autres elle n'est pas perçue comme une ascèse. La pensé de la mort vise toujours à plaire à Dieu seul et non aux hommes. »

Un Abba a dit : «  La pensé de la mort contient la liberté du Christ. Elle confère à ceux qui là reçoive la liberté du Seigneur. Elle seule réalise la parole « Être dans le monde comme n'étant pas de ce monde. »

-    Un Abba a dit : « Le signe le plus tangible que tu es entré dans la pensée de la mort et qu’à chaque minute, et surtout la nuit,  tu pries  pour tous les défunts que tu as connus, et pour les âmes qui sont en Enfer, en priant le Seigneur que tous soient sauvés. En espérant qu’un jour d’autres prieront pour toi lorsque, toi aussi, tu seras certainement en Enfer. »

-    Un Abba a dit : « L’acte suprême de la pensée de la mort est de se placer volontairement  dans un tombeau est de refermer la porte en attendant la Résurrection du Christ. C’est la voie parfaite qu’ont suivie nos Pères parmi les saints  Abba Antoine, le bienheureux Arsène, l’admirable Isaac le Syrien et l’incomparable Jean de Dayalta. »

Un Abba a dit : « Personne n’a jamais pleuré sans sesse sans la pensée continuelle de la mort. Le deuil des  larmes est le fruit du deuil perpétuel de la pensée de la mort. »

-    Un Abba a dit : « Sans le tombeau et la mort volontaire sur sois l’âme ne sera pas introduite dans le silence parfait. »

 
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24/11/2009

 

L Aphorismes sur la prière

La prière sans le pardon n'est pas encore la prière. La prière avec le pardon, mais sans l'amour des ennemis, n'est que le commencement de la prière. Seule la prière avec l'amour des ennemis est la prière parfaite, car elle englobe l'oublie de sois.

Pries comme si tu étais le seul damné, le seul occupant de l'Enfer,  et tous les autres sauvés, y compris celui qui te persécute.

Pries sans savoir que tu pries en ayant ta pensée constante que tu es devant le Seigneur.

Lorsque tu pries pour les autres, commence par le plus pécheur de tous, toi! Et du  fond de l'Enfer où tu te places pries pour les meilleurs que toi.

La prière sans la vision de ses péchés est  semblable au  lit d'une rivière sans eau; il peut y avoir le chemin (la foi)  mais il lui manque la substance (l'humilité).

L'oublie de sois dans la prière a deux causes, la première essentielle c'est l'humilité; la seconde cause, c'est l'âme épouse qui s'élance amoureusement vers l'Époux Céleste le Christ Jésus en s'oubliant elle-même car l'objet de son amour est plus grand qu'elle: c'est la prière au-dessus de la prière, une "théoria"  une communion  avec Celui qui est au-delà de tout dans l'inconnaissance suprême.

Souviens-toi qu'Antoine a été conduit par un Ange à Alexandrie auprès d'un simple cordonnier dont le Seigneur lui indiquât qu'il n'était pas encore parvenu, avec sa prière et ses ascèses,  à son degré spirituel. Celui-ci révéla à Antoine sa pratique: à chaque fois qu'il croisait une personne il s'adressait intérieurement à Dieu ainsi :"Lui sera sauvé ;moi j'irai en Enfer."

Lorsque tu pries pour le cadavre d'un autre souviens toi de ton propre cadavre et prie pour que le Christ ressuscite l'un et l'autre.

La prostitué en voyant  passé le convoi funèbre se prosterna à terre en s'écriant: " non pas à cause de moi qui suis une pécheresse Seigneur Jésus Christ, mais pour cette mère qui pleure son enfant" Et le Seigneur ressuscita l'enfant. Telle doit être notre prière pour notre prochain, du bas vers le haut.

La paix du Christ est l'un des fruits le plus élevé de la prière perpétuelle s'obtient en suivant deux voies: la première qui exige une très grande ascèse consiste à entrer dans le chemin du silence et de l'inconnaissance suprême. Ce chemin est presque 'impossible à atteindre si l'on demeure dans le monde. La seconde voie requière également la pratique de la prière perpétuelle du Nom de Jésus, peut se vivre dans le monde: c'est le chemin du pardon absolu et de l'amour des ennemis.

L'on demanda à un moine: "Quel est selon toi la parole du Seigneur qui explique le mieux comment prier?" Le moine après un long silence répondit:" Si c'est prier le Père, rien n'est au-dessus du "Notre Père", si c'est prier le Fils rien n'est au-dessus de "Demandez  mon Nom"

Si c'est invoquez l'Esprit Saint pour pouvoir prier la Trinité Sainte ou l'une des Hypostases de la Trinité, rien n'est au-dessus de "Bienheureux les pauvres en Esprit, car le Royaume des Cieux est à eux";en effet la pauvreté en Esprit est la conscience des moines qui savent qu'ils ne peuvent pas prier sans l'assistance du Saint Esprit, et comme des pauvre ils mendient constamment par l'invocation du Nom de Jésus la venu sur eux  de la Pentecôte hypostatique. Ce mystère est grand. Les moines connaissent en effet  que le Royaume des Cieux qui est promis par le Christ à ceux qui sont pauvre en Esprit,  est l'Esprit saint Lui-même.


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26/07/2009

 

Aphorismes sur le Pardon 

 

21- Le pardon tout comme la Paix se porte avec une couronne d'épines.

22- Le pardon a ses racines dans la Croix du Christ. Le pardon est distribué avec le Corps et le Sang du Christ ; aussi celui qui ne pardonne pas refuse la Croix, Celui qui est sur la Croix, et le don qu'Il fait de Son Corps et Son Sang. Celui qui ne pardonne pas s'est exclu du sacrifice, et s'il communie, il communie non pour son salut mais pour sa condamnation.

23- Il y a trois sortes de pardon :

25-Le premier pardon est corporel ou extérieur, l'homme pardonne les méchancetés de ceux qui sont en dehors de chez lui. Même s’il existe une graduation, dans les blessures, il ne pardonne qu'à des personnes étrangères à sa propre maison. Ce pardon, bien que mieux que rien du tout, est infirme et ne conduit pas au salut.

26-Le second pardon est psychique, car il concerne les liens de l'âme. L'homme pardonne à ses propres membres. Bien des humains pardonnent difficilement aux membres de leur propre famille, et surtout venant la vieillesse, à leur conjoint. Souvent l'ennemi se cache dans une personne proche, non pas que celle-ci soit volontairement notre ennemi, mais cela vient de ce notre propre cœur lui ait donné cette place. Ici se situe la racine de la haine, et si nous ne défrichons pas avant la mort le terrain, en acceptant que le Seigneur est non seulement mort pour nous sur la Croix mais aussi pour cette personne que nous haïssons, alors tous les autres pardons que nous aurons pu faire dans notre vie sont sans valeur ; parce que c'est justement cette personne là qui est importante et parce que le Seigneur a donné sa vie pour elle. Ce pardon pourtant est à la fois indispensable et insuffisant. C’est à ce pardon que la parabole du mauvais riche fait allusion : le mauvais riche, s’en allait donner avec des trompettes des oboles aux pauvres de Jérusalem, pour en recevoir le prix d’une gloire toute humaine sur la terre, laissant contre le mur de sa propre maison le pauvre Lazare qu’il ne voyait pas, et qui pourtant le suppliait chaque jour pour un morceau de pain.

27-Le troisième pardon est spirituel, car sans lui il n'existe pas de prière qui soit reçue par Dieu. C'est le pardon à tous les ennemis et persécuteurs qui se trouvent soit à l'extérieur soit à l'intérieur, et dont les calomnies plongent l'âme dans la douleur, l'angoisse et le ressentiment. L’âme doit lutter pour pardonner et supplier le Seigneur de voir chacun de ses persécuteurs, porté par le Christ et uni à Lui dans Sa chair blessée, couronnée d’épines, sur laquelle on a craché, qui a été souffletée et crucifiée. Car le Christ est également mort pour eux. La perfection du pardon commence bien par   voir chacun de ses ennemis uni à la chair martyrisée du Sauveur, aimé tendrement par Lui qui est mort tant pour eux que pour soi-même. C'est uniquement à partir de ce degré que l'on peut parler du pardon véritable et de l’amour des ennemis.

28- Il existe des faux pardons :

29- Il arrive que l'homme pardonne par indifférence et condescendance : Celui qui a fait une faute contre lui, lui apparaît comme tellement inférieur, ne pouvant nullement l'atteindre, que le pardon qu'il lui donne est une nouvelle façon d'affirmer sa supériorité et de l'écraser. Ce pardon non seulement n'a aucune valeur, mais il attise la haine, et précipite l'âme de celui qui pardonne ainsi dans la compagnie des démons. Ce pardon est pire que le non-pardon, car il fait semblant de se revêtir du vêtement de l'amour, pour dissimuler l'orgueil et le mépris.

30 - Il y a également cinq degrés dans le pardon :

31 -Le premier vrai degré du pardon appartient à ceux qui pardonnent, par obéissance aux commandements salutaires du Christ. Ils n'éprouvent, aucune commisération envers la personne à qui ils pardonnent, et ce pardon leur coûte. D'autre part ils pensent que ce pardon leur appartient, et ne le tiennent pas encore comme venant du Christ. Cependant ils placent au-dessus de leur conscience la Loi divine, et même si ce pardon est le plus petit de tous, il contribuera à leur salut.

32 -Le second degré du pardon, est dans la difficulté de pardonner. L'homme ne parvient pas à pardonner à son ennemi et persécuteur. Certes il a exercé ce pardon envers une multitude d'hommes, mais pour cette personne en particulier, il n'éprouve que ressentiment et parfois haine. Alors il gémit en reconnaissant devant le Christ son impossibilité humaine à pardonner. Et c'est en prenant conscience à la fois de cette faiblesse devant Dieu, et que le Christ a pardonné à ce persécuteur et qu'Il est mort sur la Croix également pour lui, que, sans le savoir il a atteint le second degré du pardon. En effet tout en ne parvenant pas à pardonner lui-même, il implore, sans en avoir conscience, le pardon du Christ sur cette personne.

33-Le troisième degré du pardon est la conscience que la source de tout pardon existe, dans le pardon que nous recevons du Christ Crucifié pour nos péchés, et que c'est de Son bien que nous remettons alors leur dette à nos débiteurs. Dans ce degré l'homme découvre que c'est toujours le Christ qui est le premier blessé par la faute qui est commis contre n'importe quel homme, car le Christ est présent dans chacun d'eux. « Au plus petit à qui vous l'avez fait c'est à moi que vous l'avez fait »

34 -Le quatrième degré du pardon est de prier avec ferveur et amour, en se jugeant plus pécheur que lui, pour notre persécuteur. C'est à ce degré seulement que nous réalisons la parole du seigneur «  aimer vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. »  C'est à partir de ce degré que l'âme discerne que le Christ est notre unité, notre communion dans Sa Chair Crucifié avec tous les hommes et avec notre persécuteur, car il nous porte ensemble dans Sa Chair sur Sa Croix. L'homme qui a atteint ce degré, comme le dit notre Père Saint Syméon le Nouveau Théologien: «  Il prie pour les péchés des autres, comme si c’étaient ses propres péchés. »

35- Il existe un cinquième degré, qui surpasse tous les autres, car il se rend semblable au sacrifice du Christ qui meurt sur la croix, en pardonnant à ses ennemis, et pour le salut de tous les hommes. Ce pardon est à l'image de Dieu, car il voit dans l'ennemi, un futur Saint qui sera au Paradis plus haut placé que lui. C'est bien ainsi que Saint Stéphane lapidé, vit parmi ses assassins, dans le visage de l'un d'eux, le visage du Christ. Il discerna en Saul, le futur Paul le glorieux Apôtre des nations. Aujourd'hui assassin demain il sera un saint! Ainsi est le regard de celui qui a atteint le cinquième degré du pardon.

36-Le pardon espère toujours le salut et la sainteté de son persécuteur.

37- Celui qui voit le visage du Christ dans celui de son persécuteur, sème le Christ dans le cœur de son persécuteur.

38- Celui qui voit le visage du Christ dans celui de son persécuteur, sans le savoir connaît la béatitude «  Bienheureux le cœur purs car ils verront Dieu. »[3]

39- Celui qui croit voir le visage du Christ dans celui de son prochain, et ne le voit pas encore dans celui de son persécuteur, est plus qu'un aveugle.  En effet un aveugle sait qu'il ne voit pas, alors que celui-ci boit l'eau d'un mirage.

40- Pourtant parfois, à cause de l'orgueil qui simule la vertu, il sera à certains plus facile de pardonner une très grave blessure qu'une minuscule. Le démon a aidé a certain à pardonner en plein jour, par orgueil, des ennemis, pour la nuit, dans son foyer en dehors du regard des autres, n'avoir pas remis une dette minuscule aux membres de sa propre chair.

 
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17/04/2009

 

 Aphorismes sur le Pardon (1)

«  Il faut pardonner soixante dix sept fois sept fois »

 

1 - Celui qui ne connait pas le pardon ne connaîtra pas le silence.

 

2 -Le pardon est le silence sur les fautes d’autrui, il produit le silence de Dieu sur nos propres péchés. Sans le pardon il n’existe pas de silence dans l’âme lors de la prière.

3-Le pardon produit un  silence dans l’âme qui n’est plus troublé dans la prière par la rancune et le souvenir des épreuves qu’elle a subies et celui de leurs auteurs.

 

4-Le pardon immerge l’âme dans la paix suressentielle, sans même qu’elle s’en rende compte.

 

5-Le pardon fait sourdre du cœur des fleuves d’eau vive, qui sont l’amour des ennemis, l’amour du prochain et l’amour de Dieu qui ne peut venir sans les deux précédents.

 

6-Le pardon efface une multitude de péchés, car le seigneur à dit : « A celui qui a beaucoup pardonné il sera beaucoup pardonné ». En disant « beaucoup » Il signifiait qu’il ne fixait aucune limite au pardon humain comme il ne fixera, alors, aucune limite à son pardon divin pour celui qui l’aura pratiqué.

 

7-Le pardon du prochain est le véritable  commencement de la prière, car comment se repentir en suppliant le Seigneur de nous pardonner si nous n’avons pas, préalablement, pardonné à notre ennemi.

 

8- Le pardon divin est illimité car, comme Dieu, c'est la nature du pardon de ne pas avoir de limites, car le pardon procède du Dieu éternel, illimité sans commencement ni fin. C'est pourquoi le pardon avant de revêtir les hommes, est un attribut de Dieu.

9- Le pardon est sans commencement ni fin, car le pardon a son commencement seulement en Dieu qui est sans commencement, et il n'y a jamais eu en Dieu un instant où Il a existé sans la possibilité du pardon. Sans fin car le Pardon ne cessera jamais en Dieu, sinon aucun homme ne subsistera devant Lui. Seul l'objet du pardon disparaîtra lorsque le jugement dernier sera rendu, car après, pour les sauvés,  il n'y aura ni de péché ni de pécheur.

 

10- L’exercice du pardon est le commencement de la déification car il unit l’homme à l’énergie divine de l’amour incréé et divin.   Dans le pardon  le cœur de l’homme absorbe le Christ qui offre éternellement  sur sa Croix sa vie pour tous les hommes et le Christ absorbe le cœur, et les deux deviennent un.

 

11-Le pardon est un rempart contre une multitude de péchés, non par ce qu’il empêche infailliblement   l’homme de  pécher, mais parce qu’il permet à tout instant de se relever.

 

12 -Saint Isaac le Syrien à dit  très justement que Dieu montre à l’homme ses fautes en les lui pardonnant.

 

13-L’œuvre de Satan est soit de rendre invisible le péché afin d’empêcher tout pardon et repentir. Soit,   s’il est découvert, de jeter l’âme dans le gouffre de la culpabilité et du désespoir avec l’idée que la faute commise est plus grande que l’amour divin et qu’elle est donc impardonnable. 

 

14- Celui qui a pardonné neuf fois les fautes de ses frères et ne pardonne pas une dixième fois à son ennemi, n'a pas pardonné aux yeux de Dieu les dix fois.

 

15- Celui qui n'a pas pardonné neuf fois les fautes de ses frères et qui la dixième fois pardonne à son persécuteur, a pardonné aux yeux de Dieu les dix fois.

 

16- Celui qui pardonne tout à tous facilement en dehors de sa maison, et qui, une fois rentré chez lui, ne pardonne pas aux membres de sa propre chair, ne connaît ni l'amour des autres, ni l'amour de Dieu, ni le véritable pardon, mais se rend un culte à lui-même.

 

17- L'Enfer est l'état de ceux qui auront refusé tout pardon : le pardon à leurs ennemis, le pardon de Dieu à leurs péchés. Mais  pire sera la place en Enfer de ceux qui, ayant commencé par accepter le pardon de Dieu, étant muni de ce pardon, l'ont ensuite refusé à un seul de leur débiteur.

 

18- Plus terrible sera la place de celui qui a commencé à pardonner à son ennemi et qui ensuite a repris son pardon le remplaçant par la rancœur et haine.

 

19- Le pardon en effet  est un feu qui  brûle soit la dette, soit le créancier. En enfer il n'y a que le feu du pardon, c'est pourquoi il est sans limites et ne cesse de consumer. L’enfer c’est le feu du pardon refusé.

 

20- Le pardon a la force de la transfiguration du Christ, car il revêt de lumière celui qui est dans les ténèbres : Il revêt de lumière, celui qui implore le pardon du Seigneur pour ses propres péchés. Il revêt de lumière celui qui pardonne à son frère humain qui a péché contre lui. Il revêt de lumière, celui qui pardonne à son ennemi et persécuteur. Il revêt aussi de lumière celui vers qui ce pardon s'exerce, car il lui annonce que le Christ est mort et Ressuscité pour lui.

 


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27/10/2014


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Lettre pastorale de Carême 2016

 

Par Son Eminence le Métropolite Michel de Paris et de toute la France

 

 

 

Devenons en esprit le Publicain, le Fils Prodigue et la pécheresse.

 

 

Le Carême est un temps particulier dans l’Église Orthodoxe. Une période d’introspection spirituelle dans laquelle l’âme se retourne simultanément vers le Seigneur et vers elle-même en prenant conscience du désastre que ses passions lui ont apporté : « j’ai commis toute sorte de péchés, plus que tous j’ai failli ; où trouverai-je tant de larmes si je veux me repentir ? Si je continue dans l’insouciance, je mérite le châtiment, mais dans ton unique bonté, relève moi Seigneur, et prend pitié de moi. » ( Première Semaine de Carême ; Lundi soir à Vêpres ; Lucernaire Ton 1 Strophe 1)

 

La référence au repentir s’exprimant par les larmes est constante dans le Triode de Carême que les moines lisent tous les jours dans les offices qu’ils célèbrent : « Ô Christ, en ce Carême commençant accorde moi les larmes de componction pour effacer la souillure de mes passions, afin que je paraisse purifié lorsque du ciel tu viendras pour juger tous les mortels selon tes justes jugements. » ( Première Semaine de Carême ; Lundi soir à Vêpres ; Lucernaire Ton 1 Strophe 2)

 

Ne nous trompons pas si nous justifions le cours de notre vie telle qu’elle est au commencement du Carême sans passer par l’étape de nous interroger devant le Christ, alors notre vie chrétienne n’a aucune mesure. Le Carême c’est avant tout comme le Fils prodigue de reconnaître le véritable état de son âme devant le Christ : « J’ai dilapidé le trésor que mon Père m’avait donné, j’ai vécu au milieu d’animaux sans raison, j’ai désiré la nourriture des pourceaux et , comme personne ne m‘en donnait, j’ai eu faim, mais je suis retourné vers mon Père si bon et dans les larmes j’ai crié : Traite-moi come l’un de tes serviteurs, je ne mérite plus ton amour, mais sauve-moi dans ta bonté. » (Triode de Carême. Dimanche du Fils Prodigue. Samedi soir à Vêpres ; Apostiche Ton 6 ; Strophe 1)

 

Le symbole de la parabole présent dans cette strophe est limpide : « j’ai vécu au milieu d’animaux sans raison, j’ai désiré la nourriture des pourceaux »Les animaux sans raison sont les hommes et les femmes qui vivent exclusivement pour les valeurs de ce monde sans Dieu. Ce dont se nourrissent des pourceaux, ce sont les passions qui ne nourrissent pas l’âme et lui procurent un éternel et angoissant sentiment de vide, de faim spirituelle qui ne sera jamais rassasié dans ce Monde dont le prince est Satan !

 

Reconnaissons que durant notre existence nous pensons certes au Seigneur à certains moments et l’oublions à d’autres au point que parfois nous agissons pour nous et non pour Lui, ou même seulement en face de Lui, en faisant des choix de vie qu’au fond de notre cœur nous savons ne pas être bénis par le Seigneur.

 

Une vie authentiquement chrétienne est une vie entièrement consacrée au Seigneur. Ne nous trompons pas en nous disant « Mais je n’ai ni la vocation de prier à tout instant comme un moine, ni celle de le servir comme un diacre ou un prêtre. »

 

Le Seigneur appelle tous à son service dans les différents engagements de notre société. Saint Syméon le Nouveau Théologien avait des disciples parmi des notables de la capitale impériale (Constantinople) qu’il considérait avoir une vie supérieure spirituellement à celles des moines qui étaient avec lui au monastère de Saint Mamas.

 

Qu’avait réalisé ces saints laïcs de supérieur à la vie monastique totalement consacrée au Christ? Ils n’entreprenaient rien sans la bénédiction de leur Père Spirituel, et par là, ils

 

avaient l’assurance que leurs entreprises privées, même commerciales, étaient sous le regard de Dieu et en conformité avec Ses lois divines. Le choix même du grand sacrement des Noces ne se faisait pas, comme parfois aujourd’hui, à l’impulsion, dans la peur panique de rester seul, sans beaucoup réfléchir, et surtout sans prier avant, pour savoir si la personne convoitée est bien celle que Dieu bénira pour notre vie entière. Ou la relation choisie est l’accomplissement d’une passion sans discernement préalable, qui une fois satisfaite sera bientôt fanée et remplacée par une autre ou par un autre ? L’engagement était à cette époque patristique, une véritable recherche spirituelle, afin d’être certain de savoir si le fiancé ou la fiancée, partageaient, non pas uniquement des gouts communs, mais si les deux envisageaient de suivre ensemble un véritable chemin spirituel conduisant au Christ. L’union bénie par le Christ conduit toujours au Christ. Si cette pierre d’angle qu’est le Christ, (Mt XXI, 33-43 ; 45-46), n’est pas posée au préalable par les bâtisseurs, qui sont les couples chrétiens, l’édifice construit sera détruit à la première tempête. « C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

 

La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

 

Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

 

La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande ». (Matthieu VII. 24-27.)

 

Mais ce que Saint Syméon le Nouveau Théologien en comparant la vie secrète de ses disciples laïcs et celles de ses moines, trouvait de supérieur, c’était la capacité qu’il constatait chez ces laïcs à se reconnaître comme pécheurs devant Dieu. Ces saints laïcs étaient en réalité des pécheurs comme nous. Ce qui les différenciait était que semblables au Publicain, au Fils prodigue et au roi David, ils s’auto-accusaient de leurs faiblesses, sans justification, sans aucune justification, sans se chercher des excuses. Et cette attitude spirituelle attire les bienheureuses larmes exaltées par le Triode : elles constituent un second baptême qui efface les péchés commis après le premier baptême.

 

Le charisme des larmes qu'exaltent les textes du Triode de Carême de l'Église orthodoxe, se rattache effectivement aux larmes que verse le roi David sur sa couche lorsqu'il a conscience de son double péché, l'adultère et l'assassinat. Le charisme des larmes se rattache également, dans l'Ancien Testament, à la prière de Manassé, prenant soudainement conscience de ses fautes devant Dieu. Le charisme des larmes dans le Nouveau Testament se rattache à celles que verse la pécheresse lavant les pieds du Seigneur et les essuyant de ses cheveux.

 

Il se rattache aussi aux gémissements de la prière du Publicain agréée par le Seigneur. Il se rattache aux larmes que verse Pierre, prenant soudain conscience dans le regard du Christ qui croise le sien de son apostasie. Et les Pères n'ont pas peur de dire que déjà ses larmes le purifiaient en cet instant de sa faute. Les larmes sont à la fois l'élan amoureux vers le Christ, mais elles sont aussi reçues dans le cœur par la puissance même de l'Esprit de Dieu. Ce ne sont pas de simples larmes sensibles, ce qu'elles sont cependant, mais elles sont produites par l'action même de l'Esprit. Elles viennent, dans le terrain labouré par le mystère de l’aveu de ses péchés, arroser cette terre desséchée pour lui faire produire les fruits de l'Esprit Saint.

 

Ce qui doit précéder ce grand et saint élan de la vie spirituelle, c’est que le Carême est le temps durant lequel nous devons d’urgence trouver notre confesseur et reconnaître nos faiblesses dans le sacrement de la Confession qui renouvelle la grâce reçue dans notre

 

baptême, même si nous savons que parfois nous aurons ensuite des difficultés à nous détacher de nos passions.

 

Après une confession il existe toujours un miracle qui se produit dans la vie spirituelle, et là où la séparation de la passion entretenue nous paraissait impossible, le Seigneur nous découvre un nouvel horizon que nous ne percevions pas dans notre aveuglement volontaire, et il allume en nous un incendie spirituel qui nous permet de revenir vers le Père comme le Fils Prodigue.

 

La prière que nous devons tous prononcer durant le Saint et Grand Carême, de saint Ephrem le Syrien nous rappelle toutes des étapes de la vie spirituelle propre au Carême :

 

Seigneur et Maitre de ma vie, l’esprit d’oisiveté, de découragement, de domination, et de paroles faciles éloigne de moi.

 

L’esprit de pureté, d’humilité de patience et d’amour donne à ton serviteur.

 

Oui Seigneur et Roi donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car tu es béni dans tous les siècles des siècles Amen

 

Seigneur et Maitre de ma vie ( Est-ce vrai ? Avons nous réellement rendu le Seigneur Maitre de notre vie, ou sommes nous chacun, le maitre de notre vie en accomplissant non la volonté de Dieu mais notre volonté propre? l’esprit d’oisiveté ( ici ce n’est pas l’oisiveté que critique le monde, c’est parfois dans le surmenage de notre vie quotidienne, la paresse de ne pas prier, la paresse de ne plus aller participer à la Divine Liturgie), l’esprit de découragement (de nous décourager lorsque les épreuves surviennent en oubliant qu’elles sont permises par le Seigneur pour la purification de notre âme), de domination (l’orgueil, et imposer en toutes circonstances sa volonté propre en écrasant l’autre) et de paroles faciles (bavardage, médisance, jugement) éloigne de ton serviteur.

 

L’esprit de pureté (prier dans les larmes qui purifient l’âme et le cœur), d’humilité (voir ses péchés et prier pour en être délivré) de patience (patience envers nous-mêmes et dans les épreuves qui accompagnent toujours l’authentique vie chrétienne et dans la persévérance d’une authentique vie spirituelle) et d’amour (pardonner afin que  le Seigneur nous pardonne) donne à ton serviteur.

 

Oui Seigneur et Roi donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère ( Celui qui voit obsessionnellement les fautes de son prochain ne peut pas voir les siennes. Ce sera ou la vision de ses péchés ou l’observation des péchés des autres : mais jamais les deux à la fois !) , car tu es béni dans les siècles des siècles. Amen

 

Je vous souhaite un bon et saint Carême.

 

+Métropolite Michel de Paris et de toute la France

 

28 février 16 février Calendrier Julien 2016 Dimanche du Fils Prodigue, Saint Apôtre Onésime des 70.

 

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Пастырское Великопостное послание. 

 

Об обретении образа мысли МытаряБлудного Сына и видении греха своего. 

 

 

 

Его Высокопреосвященство, Митрополит Парижский и всей Франции Михаил. 

 

 

 

Пост в Православной Церкви это особенное времяЭто период духовного самоанализа, когда душа одновременно обращается и к Господу и к самой себе, осознавая катастрофу, к которой привели её страсти: «я много согрешил, более всех я пал; где найду я столько слез, чтобы раскаяться? Если я опять продолжу быть беззаботным, я заслужу своё наказание, но единственно по твоей милости Господьвосставь и прости меня.» (Первая Неделя Поста; в понедельник вечером на ВечерниГлас 1, Строфа 1) 

 

Постоянный призыв к слезному покаянию всегда присутствует в Великопостной Tриоди, которую монахи читают каждый день на богослужениях и на которых звучит«Христос, в этом начавшемся Посте дай мне слезы раскаяния чтобы омыть тёмные пятна моих страстей, да окажусь и я очищенным, когда придешь Ты с неба чтобы судить всех смертных по твоим праведным законам.» (Первая Неделя Поста; в понедельник вечером на ВечерниГлас 1 Строфа 2) 

 

Давайте не будем себя обманывать. Если мы оправдываем нашу жизньв том состоянии, какова она есть сейчасне проходя Пост, с самого его начала, и постоянно не поверяя душу пред Христом, то тогда нет у нас никакой меры понять нашу христианскую жизнь. Пост это значит прежде всего уподобление Блудному Сыну с таким же состоянием души пред Христом: «Я растратил сокровище, которое дал мне мой Отец, жил среди зверей неразумных, желал пищу свиней и хотел этим насыщаться, но никто мне и этого не давал. И вот, я возвратился к моему благому Отцу в слезах и воскликнул: вмени меня как одного из твоих слуг, я не заслуживаю больше твоей любви, но спаси меня по твоей милости.» (Постная Триодь. В воскресенье Блудного Сына. В субботу вечером на ВечерниАпостих глас 6; строфа 1) 

 

В этой строфе раскрывается подлинный символ притчия жил среди зверей неразумных, желал пищу свиней и хотел этим насыщаться». Неразумные звери это мужчины и женщины, которые живут исключительно по стихиям этого мира, без Бога. То чем питаются свиньиэто страсти, которые не напитывают душу, оставляя ей вечное и томительное чувство пустоты, духовный голод, который никогда не может быть утолён в этом мирекнязем которого является сам сатана! 

 

Сознаемся, что в течение нашего земного существования мы конечно же думаем о Господе только в некоторые моменты в основном забывая Его. И забываем до такой степени, что иногда мы живём исключительно для нас самих, но никак не для Него. Ибудучи всегда в Его присутствиинаправляем нашу волю нашу на то, на что, в глубине нашего сердца, не видим благословения Господа. 

 

Подлинно христианская жизнь  это жизнь, в полноте посвященная Господу. Не будем обманывать себя оправдываясь и говоря: «но я же не обязан молиться постоянно, как монах или быть дьяконом или священником.» 

 

Господь призывает к служению Себе людей из всех слоёв общества. У святого Симеона Нового Богослова были ученики среди почтенных вельмож столицы Империи (Константинополя), духовное жительство которых он ценил значительно выше духовной жизни некоторых монахов, которые находились с ним в монастыре Святого Мама.  

 

Что же такого высокого делали эти светские люди по сравнению с людьми монашеской жизни, жизни совершенно посвященной Христу? Они не делали ничего без благословения своего Духовного Отца. И по этой причине у них всегда была верачто все их дела, даже их коммерческие начинаияуправлялись Промыслом Божиим и совершались в соответствии с Его божественными законами. Даже выбор великого таинства Брака делался не так, как это порой происходит сегодня  импульсивно и в паническом страхе остаться одиноким, без взвешенного размышления, и, главным образом, без молитвы о том, чтобы точно понять, что страстно желаемый человек, есть действительно тот, кого нам благословляет Бог на всю нашу жизнь. Где совершён неразумный выбор по причине удовлетворения страсти, то там, после её насыщения, на место избранного или избранной, скоро станет другой или другая. В ту эпоху это было обязанностью "отцов церкви" - вести настоящий духовный поиск с тем, чтобы быть уверенным и знать навернякачто жених и невеста не только нравятся друг другу, но и желают вместе идти духовной дорогой, ведущей ко Христу. Союз, благословленный Христом, всегда ведет ко Христу. Если тот краеугольный камень, что есть Христос, (Мт. XXI, 33-43; 45-46), изначально не заложен в основу строителями, т.е., теми же христианскими супругамипостроенное здание будет разрушено при первой же буре. «Посему, всякий, кто слышит эти слова, которые я говорю и их исполняет, подобен осторожному человеку, который построил дом свой на скале. 

 

Пошел дождь, пришли потоки и ветры подули против этого дома: он устоял совсем, потому что он основан был на скале. 

 

Но всякий, кто слышит эти слова, которые я говорю, и их не исполняет, подобен неразумному человеку, который построил дом свой на песке. 

 

Пошел дождь, пришли потоки и ветры подули против этого дома: он пал, и его разрушение было великим». (Mт. VII. 24-27). 

 

Святой Симеон Новый Богослов сравнивал тайную жизнь своих учеников-мирян с жизнью своих монахов и находил жительство первых выше. И именно по той причине, что миряне были способны видеть себя грешниками пред Богом. Эти светские святые в действительности были грешниками такими же, как и мыСущественное же их отличие от нас сосояло в том, что они, подобно МытарюБлудному Сыну и Царю Давиду, сами себя обвиняли в своих немощах, и без какого-либо самооправдания, они никак не извиняли себяЭто духовное отношение к самому себе, привлекает блаженные слёзы, на которые так вдохновляет Триодьслёзы возобновляют крещение, смывают грехи, совершенные после первого крещения. 

 

Дар слез, к которым побуждают тексты Постной Tриоди Православной Церкви, подобны слезам, которыми Царь Давид всякой ночью орошал своё ложе, когда осознал всю тяжесть своего двойного греха: супружеской измены и убийстваДар слёз также получил и ветхозаветный Царь Maнассия, который внезапно осознал своё падение перед Богом. Дар слёз в Новом Завете видно у грешницыомывающей ноги Христа и утирающей их своими волосами. Она вторит и молитвам Господу Мытаря. Она проливает те же слёзычто и Пётр, вдруг осознавший глубину взгляда Христа, когда Он посмотрел на него после его отступничества. И святые Отцы не боялись говорить о том, что и их слёзы очищали их во времена их падений. Слезы это одновременно и любящий порыв ко Христу и сердцечный дар Божественного Духа. Эти слёзы внутренно не имеют природы простых чувственных слёз – это только внешняя их оболочка; они производятся действием самого Духа. Они приходят на таинственно обработанную, путём признания грехов, сухую почву, затем ими политую землю, которая в изобилии даёт плоды Святого Духа. 

 

Пост - время, которое должно предшествовать тому большому и святому порыву в духовной жизни, когда мы должны идти к своему духовному отцу и сознаваться в наших немощах и грехах в таинстве Исповеди, которое возобновляет благодать, принятую при нашем Крещении. Это происходит несмотря на то, что мы знаем, что порой нам будет ещё тяжелее исторгнуть из себя наши страсти 

 

После исповеди в духовной жизни всегда происходит чудо освобождения от страсти, которое ранее казалось невозможным. Господь открывает нам новый горизонт, который до этого мы не ощущали в нашем добровольном ослеплении, и это зажигает в нас духовный огонь, который нас влечёт к Отцу как Блудного Сына. 

 

Молитва, которую мы все должны произносить во Святого и Великого Поста, это молитва святого Ефрема Сирина, которая нам показывает вехи духовной жизни во время Поста: 

 

Господи и Владыко живота моегодух праздности, уныния, любоначалия и празднословия не даждь ми. 

 

Дух же разума, целомудрия, смиренномудрия, терпения и любве, даруй ми, рабу твоему. 

 

Ей, Господи Царю, даруй ми зрети моя прегрешения и не осуждати брата моегояко благословен еси во веки веков. Аминь. 

 

Господи и Владыко живота моего (Действительно ли это такточно ли Господь Владыка всей нашей жизни, или каждый из нас сам господин своей жизни и исполнят не волю Божию а присущие нам желанияДух праздности (именно эту праздность мiр не судит, т.е. когда иногда, в переутомлении от нашей повседневной жизни, нам лень молиться, лень идти на Божественную Литургию), дух уныния (что нас обескураживает, когда неожиданно появляются испытания, мы забываем, что они попущены Богом для очищения нашей души), любоначалия (гордыня и навязывание в любых обстоятельствах нашей собственной воли и отвержение другой, отличной от нашейпразднословие (болтовня, злословие, суждение) избавь раба твоего. 

 

Дух разума, целомудрия (молиться со слезами, которые очищают и душу и сердце), смиреномудрия (видеть свои грехи и молиться о том, чтобы от них быть очищенным) терпения (терпение по отношению к нам самим и в испытаниях, которые всегда сопровождают подлинную христианскую жизнь и в настойчивость подлинной духовной жизни) и любве (прощать, чтобы что Сеньор нас прощает) подаждь ми. 

 

Ей, Господи Царю, даруй ми зрети моя прегрешения и не осуждати брата моего (тот, кто преувеличенно видит ошибки своего ближнего, тот не может увидеть и свои собственныеМожет иметь место или видение своих грехов или наблюдение грехов других: никогда не бывает двух видений одновременно!), яко благословен еси во веки веков. Аминь. 

 

 

 

Желаю вам приятного и святого Поста. 

 

 

 

+Митрополит Михаил Парижский и всей Франции. 

 

 

 

28 февраля (16 февраль по Юлианскому календарю) 2016 года, в Воскресенье Блудного Сына и Святого Апостола от 70-ти Онисима. 

 

 

 

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Lettre de Carême ( 2015 ) De Son Eminence le Métropolite Michel de Paris

 

Chers  Révérends Pères et  chers Enfants dans le Christ

 

En ces premiers jours de la première semaine de Carême que notre jeûne soit celui des lèvres: ne jugeons ni ne médisons sur notre prochain; le jeûne de notre cœur : prions le Seigneur sur Sa Croix afin de comprendre ce mystère; Il est mort non seulement pour nous pardonner de nos péchés, mais il a unit notre vie à la Sienne dans Sa Chair transpercée. Il a unit dans Sa Chair offerte pour notre salut la vie de notre persécuteur, de notre calomniateur en nous rappelant son commandement le plus important : l'amour des ennemis.

En unissant en Lui notre vie et celle de notre ennemi il nous apprend l'amour des ennemis et le pardon illimité. L'amour des ennemis a sa source dans la Chair crucifiée du Christ. Voilà notre véritable jeûne pour cette première semaine du Grand Carême. Je voudrai ajouter une ascèse supplémentaire et utile à notre âme, que je nommerai le jeûne au-dessus du jeûne : faire un diptyque pour le temps du Carême avec en premier les noms de tous ceux avec qui durant notre vie nous avons eu les conflits, des rancœurs, ceux qui nous ont persécuté, qui nous ont trahis et qui nous haïssent. Ce diptyque nous devons le lire à haute voix durant tous ce Carême en disant après chaque nom:" Seigneur lui ( ou elle) sera sauvé et moi j'irais en enfer à cause de mes péchés" Cette prière nous unira plus que tous les autres jeûnes à la Croix et à la Chair crucifiée de Celui qui est mort en pardonnant à ceux qui l'avaient crucifié. Le pardon est toujours une crucifixion et sans Celui ( le Christ crucifié) qui s'est laissé crucifier sur Sa Croix pour nous pardonner, il n'y aurait pas de pardon possible. Le chemin du pardon est sans limite humaine, car il s'inscrit dans l'énergie divine du pardon du Christ. Je ne pardonne pas de mon fond limité humain, je pardonne en me greffant à l'arbre de la Croix le nouvel arbre de vie et en y puisant en synergie avec mon libre arbitre ( choisir de pardonner) la sève bienfaisante du pardon christique.

 J'ajoute pour tous ceux que choquerait  cette prière dans laquelle notre âme affirme" qu'elle mérite l'Enfer" que nous la  psalmodions  à plusieurs reprises dans les prières de la Première Semaine de Carême et d'une manière plus générale dans tous les offices  du saint Triode :"Culbutes mes pensées, par la révolte de ma chair, pleurant et gémissant je te prie Seigneur, de me sauver. Sauve-moi, ne me condamne pas, bien que je mérite le feu éternel."

( Mâtines de la Première Semaine du Grand Carême, Ode 9  Versé 3) 

 

Avec amour en Christ

 

+ Métropolite Michel de Paris


 

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A propos des discours haineux

sur la situation tragique en Ukraine.


12 octobre 2014, 16:13
Dimanche 12 octobre - (29 septembre AC)
18 ème Dimanche après la Pentecôte. Ton 1
Vêpres de la Fête de la protection de la Mère de Dieu (14-1er Octobre).
Vêpres de la Fête onomastique de son Éminence notre Métropolite

Michel de Paris :Saint Michel premier Métropolite de Kiev

(13 octobre-30 septembre AC)

A propos des discours haineux sur la situation tragique en Ukraine.


« Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous poursuivent,

alors vous serez fils de votre Père qui est aux cieux. » (Mt V 44-45 ) .

Lorsque je lis notamment sur le Net des discours de haine que

ce soit de la part de chrétiens orthodoxes Russes (ou d’autres

partisans de leur point de vue) envers leurs frères slaves

ukrainiens ou de la part de chrétiens orthodoxes Ukrainiens

(ou d’autres partisans de leur point de vue) envers leurs frères

slaves Russes, mon cœur saigne. Et je m’interroge : Comment

notre Église Orthodoxe a pu échouer à ce point dans ce qui est

le plus important dans le message du Christ le pardon illimité :

« Remets nous de nos dettes comme nous remettons à nos

débiteurs » ( Mt VI, 12) et l’amour des ennemis (Mt V 44-45 ) ?

Sans ces deux commandements personne n’est sauvé ! Ce sont

les commandements universels de notre salut. Ils sont

incontournables, irremplaçables. Il devrait être comme les

battements de notre cœur ou l’air que l’on, respire car sans

eux personne ne serait sauvé. Le pire est atteint est lorsque

ces messages de haines sont repris par des membres de la

hiérarchie orthodoxe qui devraient parler de paix, de pardon

d’amour des ennemis et non de vengeance.

Devrais-je dire que de tels discours existent lamentablement

entre d’autres nations orthodoxes embourbées depuis des

siècles dans des querelles identitaires, certes légitimes lorsqu’il

est question, pour une nation de la reconnaissance de son

identité nationale selon la parole du Christ« De toutes les

nations faites des disciples les baptisant au Nom du Père, et du

Fils et du Saint Esprit ; et de ses frontières historiques. Mais

souvent la vérité humaine qui est a des années lumière de la

Vérité du Christ donne de chaque côté » d’une frontière des

arguments qui ne peuvent pas être résolut par une guerre,

mais par des compromis que chacun ne veut pas envisager et

là se situe le commencement du fanatisme et de la haine.

Nous parlons de l’Ukraine et de la Russie, mais nous pourrions

parler de la Roumanie avec sa frontière avec la Moldavie russe,

de la Serbie avec la Macédoine, de la Macédoine avec la Grèce,

où derrière chacune de ces revendications territoriales existent

une ou plusieurs Églises Orthodoxes Locales en situation de

schisme avec une ou plusieurs autres Églises Orthodoxes

nationales , comme par exemple aujourd’hui le patriarcat

d’Ukraine Église Locale incontestable du peuple Ukrainien avec

le patriarcat de Moscou qui bénit, comme c’est son devoir

pastoral de le faire, les troupes qui se trouvent à combattre en

Ukraine l’armée Ukrainienne qui elle est bénie avec la

même légitimité pastorale par le clergé du Patriarcat Orthodoxe

d’Ukraine.

Nous l’avions écrit pour notre lettre de Carême 2014 ( que l‘on

peut lire des les archives de ma page Facebook  que « chaque

sentiment patriotique est légitime », mais j’ajoute aujourd’hui

qu’il est antichrétien qu’au nom de ce sentiment patriotique,

d’haïr son ennemi et de ne pas lui pardonner. Les larmes que

versent les Mères russes, les veuves russes, les orphelins russes

sont les mêmes que celles que versent les Mères ukrainiennes ,

les veuves ukrainiennes, les orphelins ukrainiens. Le sang des

soldats ukrainiens est de la même couleur que celui des soldats

russes. Et j’ajouterai : le baptême orthodoxe qui prend sa source

à Kiev la Mère de toutes les Églises Russ’ est le même pour cesdeux

grandes nations Russ’.


J’ai le privilège de rassembler dans ma modeste Métropole une

partie de la belle mosaïque des nations orthodoxes présentes

en France et porteuse chacune de leur propre histoire passé et

actuelle. Ils sont Russes, Ukrainiens, Serbes , Macédoniens,

Roumains, Libanais, Français, mais je devrais sans doute ajouter,

car le sentiment régionaliste existe : Celtique. J’écrivais dans

ma lettre pastorale de Carême « Aujourd’hui plus que jamais je

suis roumains avec les roumains, ukrainien avec les ukrainiens,

russe avec les russes, grec avec les grecs, macédonien avec les

macédoniens, serbe avec les serbes, libanais avec les libanais,

français avec les français et avant tout évêque de Jésus Christ

avec tous et pour tous. »

Nous surmontons dans notre modeste Métropole de France ces

antagonismes, par un attachement plus grand qu’à celui,

légitime de nos origines nationales diverses : l’Église Orthodoxe

unie au Christ Son Époux présent dans chaque Divine Liturgie.

Notre participation à la Divine Liturgie nous introduit au Ciel sur

la terre, dans le temps transfiguré, là où nous recevons la force

de « déposer tout les soucis de ce monde » ( Chant du

Chérubikon ).

La conscience d‘appartenir à une métropole orthodoxe locale

dela France sous l’omophore d’une Église Locale autocéphale :

le Patriarcat de Kiev qui lutte pour la reconnaissance de son

identité d’Église Orthodoxe locale de la nation ukrainienne et

qui comprend que nous sommes non une simple Métropole

ukrainienne mais une Métropole locale de la France sous la

bénédiction du Patriarcat d’Ukraine. Cette réalité ecclésiale

locale même très modestement vécue, avec parfois dans la

Divine Liturgie des prières en roumain ou en slavon qui permet

de surmonter tous les antagonismes en formant avec nos

origines diverses, un seul Peuple Royale Orthodoxe en France.

C’est cela aussi le baptême des nations qui permettait au II ème

siècle à un évêque Smyrniote de devenir l’un des emblèmes de

l’épiscopat de la jeune Église des Gaules : Saint Irénée de Lyon

et au IV ème siècle, un évêque Athéniens de devenir le symbole

de l’épiscopat de Lutèce (Paris) : Saint Denis de Paris. Et plus

tard à un officier romain né en Hongrie de devenir l’évêque

emblématique de la France : Saint Martin de Tour qui bénira le

jour de sa Fête l’armistice le 11 novembre 1918 la fin de la

première guerre mondiale. Un fait rarement souligné. 

Cette richesse que constitue nos origines différentes

plante ces nombreuses racines dans le sol de la France pour

donner naissance à une belle Église Locale. Dans notre

Métropole de France, Ukrainien et Russes prient ensembles tout

en conservant leurs convictions patriotiques antinomiques.

Dans notre Métropole de France Macédoniens et Serbes prient

ensembles tout en conservant leurs convictions patriotiques

antinomiques. Dans notre Métropole de France Roumains et

Russes prient ensembles tout en conservant leur convictions

patriotiques antinomiques.

Je ne vais pas répondre ici à des contres vérités lues ici et là

sur le Net concernant la position de l’épiscopat avec Sa

Sainteté notre Patriarche Filaret de Kiev dans ce conflit.

Juste une précision : Le bureau de Presse de notre patriarcat

à publier une longue lettre à laquelle je suis heureux de joindre

ma signature, publiée le 10 octobre 2014 dans laquelle on peut

notamment lire ce paragraphe: « Nous demandons à tous nos

fidèles croyants en aucun cas participer à la préparation et

l'exécution des actes de violences contre le clergé et les

églises du Patriarcat de Moscou. »

N’attisons pas la haine mais répandons à partir de la

Résurrection du Christ l’incendie spirituel de l’amour divin

qui contient l’amour des ennemis et la prière pour eux avec

le pardon illimité.


Avec une profonde tristesse sur la situation actuelle de guerre,

mais une encore plus profonde espérance dans la Résurrection

du Christ qui par sa mort a vaincu la mort.

 

+Métropolite Michel de Paris – Patriarcat de Kiev

 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

A propos de la situation en Ukraine, 

Crimée et Russie :

 Trouvons la paix.

 

Par le métropolite Michel de Paris et de la France (Laroche)

 

En ces temps troublés aucun évêque ne peut rester muet. 

Notre Métropole Orthodoxe de France est sous l’omophore 

de  Sa Sainteté  le patriarche Filaret de Kiev qui depuis le 

commencement de cette crise qui frappe la chair de l’Ukraine 

et la chair de  la Russie, fait des appels incessant à la Paix.

Je m’adresse au troupeau de notre métropole qui est à l’image 

de celui des nombreuses éparchies orthodoxe sur le sol de la 

France composées d’orthodoxes de naissances d’origines 

grecque (comme moimême), russe, ukrainienne, roumaine, 

serbe, macédonienne, bulgare, libanaise, de nationalité 

françaises pour la plus part  mais pas toujours et d’autres 

français  d’originesmétropolitaine convertis à l’Orthodoxie. 

Le lien étroit de chaque Église Locale Orthodoxe avec son 

peuple dansses diversités est une des richesses de 

l’ecclésiologie de l’Église Orthodoxe.

 

Comment trouver la paix ?

Nous appelons le clergé de notre métropole de France

qui lui même est composé de cette si riche diversité 

évoquée à l’instant, à comprendre les solidarités 

nécessairement différentes et parfois antinomiques, 

qui apparaîtrons chez nos croyants, et pourquoi ne 

pas le dire, dans notre clergé, mais sans de notre 

part aucun parti-pris public, car en Christ 

« il n’y a ni juif ni grec » (Gal.III, 8).

En revanche le baptême des nations existe « De toutes 

les nations faites des disciples les baptisant au 

Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit »

(Mt XXVIII-1920) ; mais il ne signifie pas que ces nations baptisées doivent obligatoirement se 

confronter militairement pour exister, même si dans

l’histoire de telles situations ont existé pour le malheur 

d’un grand nombre d’homme.

 

En cette première semaine de Carême cultivons le pardon 

illimité, le non jugement, l’amour du prochain, l’amour des 

ennemis et la prière pour eux. Sans ces vertus, sans cette conversion personnelle, comme 

je l’ai expliqué dans ma première lettre au début du Triode 

sur ce sujet, aucune paix ne sera possible. Comment exiger, 

souhaiter la paix pour les autres, supplier le Seigneur et sa 

Très sainte Mère, pour la paix en Ukraine,  aujourd’hui 

spécialement en Crimée et en Russie,  si nous ne sommes

pas en paix en nous même, si nous ne portons pas la Paix 

du Christ, si nous avons des sentiments (parfois justifiés 

à nos yeux) de rancune envers d’autres personnes, un autre 

pays,une autre nation. Je rappelle que même si il est 

questionde nations différentes, et d’Églises Locales 

Orthodoxes distinctes, Il est question d’Orthodoxes engagés

dans un combat fratricide. Il est question de l’Unique Église 

Orthodoxe du Christ qui regarde avec tristesse ses enfants 

s’entre déchirer, qui voit se renouveler le crime de Caïn 

contre Abel.  

 

Notre position comme évêque de Jésus Christ est de 

demander à tout notre clergé  et aux croyants qui viennent

d’abord pour prier dans notre modeste mais si pieuse 

métropole de France,  ne pas débattre dans l’Église de ces 

questions, car nous blesserons toujours quelqu’un par un 

propos aussi sincère puisse-t-il être. 

Aucune des fidélités de nos saints croyants à leurs patries et à leurs Églises Locales d’origines, n’est non seulement à 

blâmer, mais au doit appeler de notre part une compréhension 

et une compassion pour la souffrance qu’elle engendre. 

Mais ses sentiments de nos chers croyants doivent rester 

privés afin de ne pas involontairement blesser un frère ou 

une sœur qui ne partage pas la même fidélité patriotique.

Aujourd’hui plus que jamais je suis roumains avec les 

roumains, ukrainien avec les ukrainiens, russe avec les 

russes,grec avec lesgrecs, macédoniens avec les macédoniens,

serbe avec les serbes, libanais avec les libanais français 

avec les français et avant toutévêque de Jésus Christ avec 

tous et pourtous.

Bon saint et Grand Carême Avec amour en Christ 

 

+ Métropolite Michel  de Paris et de la France ( Laroche)

 

 traduction en russe du texte ci-dessus

Письмо о положении на Украине, в Крыму и России. 

Об обретении мира. Слово Митрополита Парижского и 

Французского Михаила (Ляроша). 

В эти смутные времена ни один епископ не имеет права 

хранит ь молчание. Наша православная Французская Митрополия, находящаяся под омофором Святейшего 

Патриарха Киевского Филарета, не прекращает свои 

призывы к миру и молитвы о нём с самого начала 

нынешнего противостояния между Украиной и Россией.

Я обращаюсь к пастве нашей епархии, которая, как и 

многие другие православные епархии на французской 

земле, состоит из православных греческого 

(как я, например), русского, украинского, румынского, 

сербского, македонского, болгарского, ливанского 

или французского происхождения или же являются 

выходцами из других франкоязычных стран, т. е. все те,

 кто здесь обратился во святую православную веру.

 Тесная связь каждой Поместной православной Церкви

 со своим народом во всем его многообразии, является 

одним из чудес вероучения и бытия святой Вселенской 

Православной Церкви. Но как в этом единении между 

православными народами достичь согласия?..

Мы призываем духовенство нашей французской 

Метрополии, которое и само богато своим этническим

разнообразием, осознать существование различий,

иногда противоречий, которые неизбежно появляются

в среде наших христиан, в том числе, и среди наших 

пастырей. Поэтому да не будет у нас никакой 

предвзятости или лести в отношении народов, 

ибо во "Христе несть ни еллина ни иудея" (Гал.III, 8).

Тем не менее, крещение народа действительно 

существует: "Итак идите, научите все народы, 

крестя их во имя Отца и Сына и Святаго Духа"

 (Мф. XXVIII 19-20). Но это конечно не означает, 

что эти крещеные страны могутотстаивать своё право 

на существование с помощью военного противостояния, 

даже несмотря на то, что они, к несчастью обладают 

множеством сильных воинов…

На этой первой неделе Великого поста будем 

упражняться в прощении, неосуждении и любви к 

ближнему, любви к своим врагам и молитве за них. 

Без этих добродетелей, без нашего личного изменения,

 как я писал уже на эту тему в своем первом письме 

в начале Постной Триоди, мир не возможен. 

Как просить и желать мира для других, умоляя 

Господа и Его Пресвятую Матерь за сегодняшний 

мир на Украине, в России и особенно в Крыму, если 

мы не в мире с самими собой? Если мы не носим мира 

Христова в нас, если чувствуем обиду (иногда вполне 

оправданную в наших глазах) на других людей, 

другое государство, другой народ?.. 

Я напоминаю, что если идёт речь о противостоянии 

разных православных народов и различных поместных

православных церквей, тут может дойти и до

братоубийства. И когда речь идет о Единой Церкви 

Христовой, то выглядит это очень печально, поскольку 

это трагедия детей, это повторение преступления Каина

против Авеля.

Наша позиция как Епископа Иисуса Христа, состоит в 

том, чтобы просить все наше духовенство и верующих,

которые только начинают приходить молиться в наших 

скромных, но благочестивых епархиальных храмах, 

- незатрагивать в церкви национальные вопросы, потому

что мы всегда можем друг друга ранить, с какою 

искренностью бы мы не обсуждали такие чувствительные

темы. Ни одна из наших привязанностей к Родине или к

 национальной Поместной церкви, не может и ни в коем 

случае не должна дать основания к обиде, но наоборот, 

должна вызывать с нашей стороны понимание и 

сострадание к чувствам, которые могут быть этим 

вызваны. Национальные чувства наших дорогих прихожан

пусть лучше остаются их частным делом, чтобы ими не 

случайно ранить брата или сестру, которые не разделяют 

ту же патриотическую преданность.

 

Итак сегодня я, более, чем когда-либо, румын с румынами, 

украинец с украинцами, русский с русскими, грек 

с греками, македонец с македонцами, серб с сербами, 

ливанец с ливанцами и француз с французами, но прежде 

всего - Епископ Христа Иисуса со всеми и для всех.

Благого и святого вам Великого поста. С любовью во Христе, 

+ Митрополит Парижский и Французский Михаил (Лярош).

 

 

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Le dimanche 5 Octobre 2014

 

Au clergé et aux fidèles de l'Éparchie Orthodoxe de Paris France. 

 

 

Chers Révérends Pères et chers Fils et Filles  dans le Christ,

 

Tout d’abord je vous remercie de toutes les prières que vous avez faites pour ma santé et mon rétablissement. Si je suis absent physiquement, cette période voulue par le Seigneur dans ses insondables desseins m’a permis de prier davantage pour vous tous et de mesurer combien la Divine Liturgie dont je suis momentanément privé, est consubstantielle à ma vie. 

Une épitre de l’Apôtre Paul m’a particulièrement guidé dans cette longue hospitalisation (10jours)  et durant la convalescence que je traverse encore : « Aucun de nous ne vit pour soi-même et aucun ne meurt pour soi-même, car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur  et que si nous mourons, nous mourons  pour le Seigneur.  Que nous vivions et que nous mourions, nous sommes au Seigneur. » ( Rm XIV, 7-8)

Nous, Chrétiens Orthodoxes,  vivons non seulement pour le Christ dans les choix de notre existence, mais par notre participation à la Divine Liturgie nous nous ouvrons, après nous être confessés, à la Vie en Christ par  la Communion Eucharistique à Son Saint Corps et son Saint Sang pour la rémission de nos péchés et la vie éternelle.  Le Christ Eucharistique vient alors se reposer en nous pour que nous nous reposions en Lui. C’est cela la Vie en Christ dans laquelle, toujours avec l’Apôtre Paul, nous nous exclamons : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » ( Gal II, 20)

Chacun de nous connaît les soucis de la vie, avec sa succession d’épreuves, que ce soit dans la famille, dans le travail et par les maladies, parfois la mort d’une personne chère.  Nos occupations qui comportent  très légitimement aussi des distractions saines, nos engagements, et bien d’autres choses qui chacune  contient sa justification,  nous éloignent parfois de la Divine Liturgie. Pour autant il est indispensable, et je sais que vous le mettez en pratique, j’en suis le témoin dimanche après dimanche, de se ménager ce temps en dehors du temps  déchu de ce monde, ce temps transfiguré de la Divine Liturgie qui recharge les batteries de notre prière personnelle.  Parfois le démon rusé nous fournit des prétextes matériels pour ne pas nous rendre à la Divine liturgie, que sont les soucis de ce monde avec leurs caractères apparemment légitimes, basés sur nos priorités responsables.  L’adversaire  sait qu’alors notre âme qui avait en ce monde perdu force et prière recouvrirait  dans la Divine Liturgie,  par la présence du Christ Eucharistique en elle, la Force du Christ et la lumière du Saint Esprit.  C’est pourquoi nous sommes invités à chaque Divine Liturgie dans le chant du « Chérubikon » à « Déposer  tous les soucis de ce monde pour recevoir le Roi de toute chose, invisiblement escorté des chœurs angéliques »

La prière est le poumon spirituel  de notre âme. Cessons de prier et nous mourons spirituellement. Mais la prière se nourrit elle-même  de la Communion Eucharistique.  Notre âme  recouvre sa respiration du Saint Esprit   en se nourrissant du Christ Eucharistique qui est la force des faibles. Sans la présence en nous du Christ Eucharistique  qui est  le cœur de notre être spirituel,  notre capacité à prier diminue pour en venir à disparaître, anéantie par les souci de ce monde, aveuglée par la fausse lumière de Satan. 

En nous rendant à la Divine Liturgie nous faisons  acte d’humilité,  en nous reconnaissant faible pour recevoir la force du Christ  qui répond à notre  détresse, comme à celle de Paul: «  Ma grâce te suffit, car ma puissance est accomplie dans la faiblesse » Et Paul de s’exclamer « Je prendrai encore plus de plaisir à me vanter de mes faiblesses, pour que la puissance du christ m’habite.  Voila pourquoi je suis content des faiblesses, des outrages, des nécessités, des persécutions, des angoisses pour le Christ, car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (II, Cor, XII9-10) L’Eucharistie est la force du Christ donnée aux faibles, aux blessés, estropiés, boiteux  du péché que nous sommes tous en ce monde.

Le Christ s’adresse à nous tous pour nous inviter à participer à  la Divine liturgie et  Le recevoir dans Son Corps et dans Son Sang : « Venez à moi, vous qui êtes tous fatigués et je vous donnerai du repos. » ( Mt XI, 28)

Comme je l’écrivais plus haut,  c’est ce repos  que nous trouvons lorsque par Sa venue par la Communion Eucharistique Il se repose en nous afin qu’à notre tour nous nous reposions en Lui.

 

J’ajoute une  dernière réflexion qui m’a particulièrement habité durant cette période, notamment la nuit  dans ma chambre d’hôpital : la prière adressée à la Très Sainte Mère de Dieu, notre avocate insurpassable. C’est Elle qui nous relie au Christ ;  c’est Elle environnée des armées angéliques et des saints du Paradis, accompagnée de notre ange gardien ,  qui nous conduit à la Divine Liturgie pour y recevoir le Christ Eucharistique. C’est pourquoi nous l’invoquons  constamment dans notre cœur en murmurant : « Très sainte Mère de Dieu sauves- nous »

 

Je vous invite à venir aux prochaines liturgies annoncées par vos prêtres dans vos paroisses.

Je serais  présent à la Divine Liturgie à Vaucresson pour le Dimanche 9 novembre (27octobre du calendrier Julien) 22 ème après la Pentecôte. Liturgie à 10 h 45, suivie d’agapes afin d’avoir le temps de vous voir tous. Je demande à tous d’être présents  et de continuer de prier pour mon complet rétablissement.

 

 

Avec Amour en Christ. Que la Trinité  Toute Sainte vous bénisse. 

 

 

+Métropolite Michel de Paris 

 

 

 

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12/10/2014