Éparchie Orthodoxe de Paris France Ukraine

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LETTRES PASTORALES DE SON ÉMINENCE LE MÉTROPOLITE MICHEL DE PARIS


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Lettre pastorale de Carême 2016

 

Par Son Eminence le Métropolite Michel de Paris et de toute la France

 

 

 

Devenons en esprit le Publicain, le Fils Prodigue et la pécheresse.

 

 

Le Carême est un temps particulier dans l’Église Orthodoxe. Une période d’introspection spirituelle dans laquelle l’âme se retourne simultanément vers le Seigneur et vers elle-même en prenant conscience du désastre que ses passions lui ont apporté : « j’ai commis toute sorte de péchés, plus que tous j’ai failli ; où trouverai-je tant de larmes si je veux me repentir ? Si je continue dans l’insouciance, je mérite le châtiment, mais dans ton unique bonté, relève moi Seigneur, et prend pitié de moi. » ( Première Semaine de Carême ; Lundi soir à Vêpres ; Lucernaire Ton 1 Strophe 1)

 

La référence au repentir s’exprimant par les larmes est constante dans le Triode de Carême que les moines lisent tous les jours dans les offices qu’ils célèbrent : « Ô Christ, en ce Carême commençant accorde moi les larmes de componction pour effacer la souillure de mes passions, afin que je paraisse purifié lorsque du ciel tu viendras pour juger tous les mortels selon tes justes jugements. » ( Première Semaine de Carême ; Lundi soir à Vêpres ; Lucernaire Ton 1 Strophe 2)

 

Ne nous trompons pas si nous justifions le cours de notre vie telle qu’elle est au commencement du Carême sans passer par l’étape de nous interroger devant le Christ, alors notre vie chrétienne n’a aucune mesure. Le Carême c’est avant tout comme le Fils prodigue de reconnaître le véritable état de son âme devant le Christ : « J’ai dilapidé le trésor que mon Père m’avait donné, j’ai vécu au milieu d’animaux sans raison, j’ai désiré la nourriture des pourceaux et , comme personne ne m‘en donnait, j’ai eu faim, mais je suis retourné vers mon Père si bon et dans les larmes j’ai crié : Traite-moi come l’un de tes serviteurs, je ne mérite plus ton amour, mais sauve-moi dans ta bonté. » (Triode de Carême. Dimanche du Fils Prodigue. Samedi soir à Vêpres ; Apostiche Ton 6 ; Strophe 1)

 

Le symbole de la parabole présent dans cette strophe est limpide : « j’ai vécu au milieu d’animaux sans raison, j’ai désiré la nourriture des pourceaux »Les animaux sans raison sont les hommes et les femmes qui vivent exclusivement pour les valeurs de ce monde sans Dieu. Ce dont se nourrissent des pourceaux, ce sont les passions qui ne nourrissent pas l’âme et lui procurent un éternel et angoissant sentiment de vide, de faim spirituelle qui ne sera jamais rassasié dans ce Monde dont le prince est Satan !

 

Reconnaissons que durant notre existence nous pensons certes au Seigneur à certains moments et l’oublions à d’autres au point que parfois nous agissons pour nous et non pour Lui, ou même seulement en face de Lui, en faisant des choix de vie qu’au fond de notre cœur nous savons ne pas être bénis par le Seigneur.

 

Une vie authentiquement chrétienne est une vie entièrement consacrée au Seigneur. Ne nous trompons pas en nous disant « Mais je n’ai ni la vocation de prier à tout instant comme un moine, ni celle de le servir comme un diacre ou un prêtre. »

 

Le Seigneur appelle tous à son service dans les différents engagements de notre société. Saint Syméon le Nouveau Théologien avait des disciples parmi des notables de la capitale impériale (Constantinople) qu’il considérait avoir une vie supérieure spirituellement à celles des moines qui étaient avec lui au monastère de Saint Mamas.

 

Qu’avait réalisé ces saints laïcs de supérieur à la vie monastique totalement consacrée au Christ? Ils n’entreprenaient rien sans la bénédiction de leur Père Spirituel, et par là, ils

 

avaient l’assurance que leurs entreprises privées, même commerciales, étaient sous le regard de Dieu et en conformité avec Ses lois divines. Le choix même du grand sacrement des Noces ne se faisait pas, comme parfois aujourd’hui, à l’impulsion, dans la peur panique de rester seul, sans beaucoup réfléchir, et surtout sans prier avant, pour savoir si la personne convoitée est bien celle que Dieu bénira pour notre vie entière. Ou la relation choisie est l’accomplissement d’une passion sans discernement préalable, qui une fois satisfaite sera bientôt fanée et remplacée par une autre ou par un autre ? L’engagement était à cette époque patristique, une véritable recherche spirituelle, afin d’être certain de savoir si le fiancé ou la fiancée, partageaient, non pas uniquement des gouts communs, mais si les deux envisageaient de suivre ensemble un véritable chemin spirituel conduisant au Christ. L’union bénie par le Christ conduit toujours au Christ. Si cette pierre d’angle qu’est le Christ, (Mt XXI, 33-43 ; 45-46), n’est pas posée au préalable par les bâtisseurs, qui sont les couples chrétiens, l’édifice construit sera détruit à la première tempête. « C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

 

La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

 

Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

 

La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande ». (Matthieu VII. 24-27.)

 

Mais ce que Saint Syméon le Nouveau Théologien en comparant la vie secrète de ses disciples laïcs et celles de ses moines, trouvait de supérieur, c’était la capacité qu’il constatait chez ces laïcs à se reconnaître comme pécheurs devant Dieu. Ces saints laïcs étaient en réalité des pécheurs comme nous. Ce qui les différenciait était que semblables au Publicain, au Fils prodigue et au roi David, ils s’auto-accusaient de leurs faiblesses, sans justification, sans aucune justification, sans se chercher des excuses. Et cette attitude spirituelle attire les bienheureuses larmes exaltées par le Triode : elles constituent un second baptême qui efface les péchés commis après le premier baptême.

 

Le charisme des larmes qu'exaltent les textes du Triode de Carême de l'Église orthodoxe, se rattache effectivement aux larmes que verse le roi David sur sa couche lorsqu'il a conscience de son double péché, l'adultère et l'assassinat. Le charisme des larmes se rattache également, dans l'Ancien Testament, à la prière de Manassé, prenant soudainement conscience de ses fautes devant Dieu. Le charisme des larmes dans le Nouveau Testament se rattache à celles que verse la pécheresse lavant les pieds du Seigneur et les essuyant de ses cheveux.

 

Il se rattache aussi aux gémissements de la prière du Publicain agréée par le Seigneur. Il se rattache aux larmes que verse Pierre, prenant soudain conscience dans le regard du Christ qui croise le sien de son apostasie. Et les Pères n'ont pas peur de dire que déjà ses larmes le purifiaient en cet instant de sa faute. Les larmes sont à la fois l'élan amoureux vers le Christ, mais elles sont aussi reçues dans le cœur par la puissance même de l'Esprit de Dieu. Ce ne sont pas de simples larmes sensibles, ce qu'elles sont cependant, mais elles sont produites par l'action même de l'Esprit. Elles viennent, dans le terrain labouré par le mystère de l’aveu de ses péchés, arroser cette terre desséchée pour lui faire produire les fruits de l'Esprit Saint.

 

Ce qui doit précéder ce grand et saint élan de la vie spirituelle, c’est que le Carême est le temps durant lequel nous devons d’urgence trouver notre confesseur et reconnaître nos faiblesses dans le sacrement de la Confession qui renouvelle la grâce reçue dans notre

 

baptême, même si nous savons que parfois nous aurons ensuite des difficultés à nous détacher de nos passions.

 

Après une confession il existe toujours un miracle qui se produit dans la vie spirituelle, et là où la séparation de la passion entretenue nous paraissait impossible, le Seigneur nous découvre un nouvel horizon que nous ne percevions pas dans notre aveuglement volontaire, et il allume en nous un incendie spirituel qui nous permet de revenir vers le Père comme le Fils Prodigue.

 

La prière que nous devons tous prononcer durant le Saint et Grand Carême, de saint Ephrem le Syrien nous rappelle toutes des étapes de la vie spirituelle propre au Carême :

 

Seigneur et Maitre de ma vie, l’esprit d’oisiveté, de découragement, de domination, et de paroles faciles éloigne de moi.

 

L’esprit de pureté, d’humilité de patience et d’amour donne à ton serviteur.

 

Oui Seigneur et Roi donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car tu es béni dans tous les siècles des siècles Amen

 

Seigneur et Maitre de ma vie ( Est-ce vrai ? Avons nous réellement rendu le Seigneur Maitre de notre vie, ou sommes nous chacun, le maitre de notre vie en accomplissant non la volonté de Dieu mais notre volonté propre? l’esprit d’oisiveté ( ici ce n’est pas l’oisiveté que critique le monde, c’est parfois dans le surmenage de notre vie quotidienne, la paresse de ne pas prier, la paresse de ne plus aller participer à la Divine Liturgie), l’esprit de découragement (de nous décourager lorsque les épreuves surviennent en oubliant qu’elles sont permises par le Seigneur pour la purification de notre âme), de domination (l’orgueil, et imposer en toutes circonstances sa volonté propre en écrasant l’autre) et de paroles faciles (bavardage, médisance, jugement) éloigne de ton serviteur.

 

L’esprit de pureté (prier dans les larmes qui purifient l’âme et le cœur), d’humilité (voir ses péchés et prier pour en être délivré) de patience (patience envers nous-mêmes et dans les épreuves qui accompagnent toujours l’authentique vie chrétienne et dans la persévérance d’une authentique vie spirituelle) et d’amour (pardonner afin que  le Seigneur nous pardonne) donne à ton serviteur.

 

Oui Seigneur et Roi donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère ( Celui qui voit obsessionnellement les fautes de son prochain ne peut pas voir les siennes. Ce sera ou la vision de ses péchés ou l’observation des péchés des autres : mais jamais les deux à la fois !) , car tu es béni dans les siècles des siècles. Amen

 

Je vous souhaite un bon et saint Carême.

 

+Métropolite Michel de Paris et de toute la France

 

28 février 16 février Calendrier Julien 2016 Dimanche du Fils Prodigue, Saint Apôtre Onésime des 70.

 

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Пастырское Великопостное послание. 

 

Об обретении образа мысли МытаряБлудного Сына и видении греха своего. 

 

 

 

Его Высокопреосвященство, Митрополит Парижский и всей Франции Михаил. 

 

 

 

Пост в Православной Церкви это особенное времяЭто период духовного самоанализа, когда душа одновременно обращается и к Господу и к самой себе, осознавая катастрофу, к которой привели её страсти: «я много согрешил, более всех я пал; где найду я столько слез, чтобы раскаяться? Если я опять продолжу быть беззаботным, я заслужу своё наказание, но единственно по твоей милости Господьвосставь и прости меня.» (Первая Неделя Поста; в понедельник вечером на ВечерниГлас 1, Строфа 1) 

 

Постоянный призыв к слезному покаянию всегда присутствует в Великопостной Tриоди, которую монахи читают каждый день на богослужениях и на которых звучит«Христос, в этом начавшемся Посте дай мне слезы раскаяния чтобы омыть тёмные пятна моих страстей, да окажусь и я очищенным, когда придешь Ты с неба чтобы судить всех смертных по твоим праведным законам.» (Первая Неделя Поста; в понедельник вечером на ВечерниГлас 1 Строфа 2) 

 

Давайте не будем себя обманывать. Если мы оправдываем нашу жизньв том состоянии, какова она есть сейчасне проходя Пост, с самого его начала, и постоянно не поверяя душу пред Христом, то тогда нет у нас никакой меры понять нашу христианскую жизнь. Пост это значит прежде всего уподобление Блудному Сыну с таким же состоянием души пред Христом: «Я растратил сокровище, которое дал мне мой Отец, жил среди зверей неразумных, желал пищу свиней и хотел этим насыщаться, но никто мне и этого не давал. И вот, я возвратился к моему благому Отцу в слезах и воскликнул: вмени меня как одного из твоих слуг, я не заслуживаю больше твоей любви, но спаси меня по твоей милости.» (Постная Триодь. В воскресенье Блудного Сына. В субботу вечером на ВечерниАпостих глас 6; строфа 1) 

 

В этой строфе раскрывается подлинный символ притчия жил среди зверей неразумных, желал пищу свиней и хотел этим насыщаться». Неразумные звери это мужчины и женщины, которые живут исключительно по стихиям этого мира, без Бога. То чем питаются свиньиэто страсти, которые не напитывают душу, оставляя ей вечное и томительное чувство пустоты, духовный голод, который никогда не может быть утолён в этом мирекнязем которого является сам сатана! 

 

Сознаемся, что в течение нашего земного существования мы конечно же думаем о Господе только в некоторые моменты в основном забывая Его. И забываем до такой степени, что иногда мы живём исключительно для нас самих, но никак не для Него. Ибудучи всегда в Его присутствиинаправляем нашу волю нашу на то, на что, в глубине нашего сердца, не видим благословения Господа. 

 

Подлинно христианская жизнь  это жизнь, в полноте посвященная Господу. Не будем обманывать себя оправдываясь и говоря: «но я же не обязан молиться постоянно, как монах или быть дьяконом или священником.» 

 

Господь призывает к служению Себе людей из всех слоёв общества. У святого Симеона Нового Богослова были ученики среди почтенных вельмож столицы Империи (Константинополя), духовное жительство которых он ценил значительно выше духовной жизни некоторых монахов, которые находились с ним в монастыре Святого Мама.  

 

Что же такого высокого делали эти светские люди по сравнению с людьми монашеской жизни, жизни совершенно посвященной Христу? Они не делали ничего без благословения своего Духовного Отца. И по этой причине у них всегда была верачто все их дела, даже их коммерческие начинаияуправлялись Промыслом Божиим и совершались в соответствии с Его божественными законами. Даже выбор великого таинства Брака делался не так, как это порой происходит сегодня  импульсивно и в паническом страхе остаться одиноким, без взвешенного размышления, и, главным образом, без молитвы о том, чтобы точно понять, что страстно желаемый человек, есть действительно тот, кого нам благословляет Бог на всю нашу жизнь. Где совершён неразумный выбор по причине удовлетворения страсти, то там, после её насыщения, на место избранного или избранной, скоро станет другой или другая. В ту эпоху это было обязанностью "отцов церкви" - вести настоящий духовный поиск с тем, чтобы быть уверенным и знать навернякачто жених и невеста не только нравятся друг другу, но и желают вместе идти духовной дорогой, ведущей ко Христу. Союз, благословленный Христом, всегда ведет ко Христу. Если тот краеугольный камень, что есть Христос, (Мт. XXI, 33-43; 45-46), изначально не заложен в основу строителями, т.е., теми же христианскими супругамипостроенное здание будет разрушено при первой же буре. «Посему, всякий, кто слышит эти слова, которые я говорю и их исполняет, подобен осторожному человеку, который построил дом свой на скале. 

 

Пошел дождь, пришли потоки и ветры подули против этого дома: он устоял совсем, потому что он основан был на скале. 

 

Но всякий, кто слышит эти слова, которые я говорю, и их не исполняет, подобен неразумному человеку, который построил дом свой на песке. 

 

Пошел дождь, пришли потоки и ветры подули против этого дома: он пал, и его разрушение было великим». (Mт. VII. 24-27). 

 

Святой Симеон Новый Богослов сравнивал тайную жизнь своих учеников-мирян с жизнью своих монахов и находил жительство первых выше. И именно по той причине, что миряне были способны видеть себя грешниками пред Богом. Эти светские святые в действительности были грешниками такими же, как и мыСущественное же их отличие от нас сосояло в том, что они, подобно МытарюБлудному Сыну и Царю Давиду, сами себя обвиняли в своих немощах, и без какого-либо самооправдания, они никак не извиняли себяЭто духовное отношение к самому себе, привлекает блаженные слёзы, на которые так вдохновляет Триодьслёзы возобновляют крещение, смывают грехи, совершенные после первого крещения. 

 

Дар слез, к которым побуждают тексты Постной Tриоди Православной Церкви, подобны слезам, которыми Царь Давид всякой ночью орошал своё ложе, когда осознал всю тяжесть своего двойного греха: супружеской измены и убийстваДар слёз также получил и ветхозаветный Царь Maнассия, который внезапно осознал своё падение перед Богом. Дар слёз в Новом Завете видно у грешницыомывающей ноги Христа и утирающей их своими волосами. Она вторит и молитвам Господу Мытаря. Она проливает те же слёзычто и Пётр, вдруг осознавший глубину взгляда Христа, когда Он посмотрел на него после его отступничества. И святые Отцы не боялись говорить о том, что и их слёзы очищали их во времена их падений. Слезы это одновременно и любящий порыв ко Христу и сердцечный дар Божественного Духа. Эти слёзы внутренно не имеют природы простых чувственных слёз – это только внешняя их оболочка; они производятся действием самого Духа. Они приходят на таинственно обработанную, путём признания грехов, сухую почву, затем ими политую землю, которая в изобилии даёт плоды Святого Духа. 

 

Пост - время, которое должно предшествовать тому большому и святому порыву в духовной жизни, когда мы должны идти к своему духовному отцу и сознаваться в наших немощах и грехах в таинстве Исповеди, которое возобновляет благодать, принятую при нашем Крещении. Это происходит несмотря на то, что мы знаем, что порой нам будет ещё тяжелее исторгнуть из себя наши страсти 

 

После исповеди в духовной жизни всегда происходит чудо освобождения от страсти, которое ранее казалось невозможным. Господь открывает нам новый горизонт, который до этого мы не ощущали в нашем добровольном ослеплении, и это зажигает в нас духовный огонь, который нас влечёт к Отцу как Блудного Сына. 

 

Молитва, которую мы все должны произносить во Святого и Великого Поста, это молитва святого Ефрема Сирина, которая нам показывает вехи духовной жизни во время Поста: 

 

Господи и Владыко живота моегодух праздности, уныния, любоначалия и празднословия не даждь ми. 

 

Дух же разума, целомудрия, смиренномудрия, терпения и любве, даруй ми, рабу твоему. 

 

Ей, Господи Царю, даруй ми зрети моя прегрешения и не осуждати брата моегояко благословен еси во веки веков. Аминь. 

 

Господи и Владыко живота моего (Действительно ли это такточно ли Господь Владыка всей нашей жизни, или каждый из нас сам господин своей жизни и исполнят не волю Божию а присущие нам желанияДух праздности (именно эту праздность мiр не судит, т.е. когда иногда, в переутомлении от нашей повседневной жизни, нам лень молиться, лень идти на Божественную Литургию), дух уныния (что нас обескураживает, когда неожиданно появляются испытания, мы забываем, что они попущены Богом для очищения нашей души), любоначалия (гордыня и навязывание в любых обстоятельствах нашей собственной воли и отвержение другой, отличной от нашейпразднословие (болтовня, злословие, суждение) избавь раба твоего. 

 

Дух разума, целомудрия (молиться со слезами, которые очищают и душу и сердце), смиреномудрия (видеть свои грехи и молиться о том, чтобы от них быть очищенным) терпения (терпение по отношению к нам самим и в испытаниях, которые всегда сопровождают подлинную христианскую жизнь и в настойчивость подлинной духовной жизни) и любве (прощать, чтобы что Сеньор нас прощает) подаждь ми. 

 

Ей, Господи Царю, даруй ми зрети моя прегрешения и не осуждати брата моего (тот, кто преувеличенно видит ошибки своего ближнего, тот не может увидеть и свои собственныеМожет иметь место или видение своих грехов или наблюдение грехов других: никогда не бывает двух видений одновременно!), яко благословен еси во веки веков. Аминь. 

 

 

 

Желаю вам приятного и святого Поста. 

 

 

 

+Митрополит Михаил Парижский и всей Франции. 

 

 

 

28 февраля (16 февраль по Юлианскому календарю) 2016 года, в Воскресенье Блудного Сына и Святого Апостола от 70-ти Онисима. 

 

 

 

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Lettre de Carême ( 2015 ) De Son Eminence le Métropolite Michel de Paris

 

Chers  Révérends Pères et  chers Enfants dans le Christ

 

En ces premiers jours de la première semaine de Carême que notre jeûne soit celui des lèvres: ne jugeons ni ne médisons sur notre prochain; le jeûne de notre cœur : prions le Seigneur sur Sa Croix afin de comprendre ce mystère; Il est mort non seulement pour nous pardonner de nos péchés, mais il a unit notre vie à la Sienne dans Sa Chair transpercée. Il a unit dans Sa Chair offerte pour notre salut la vie de notre persécuteur, de notre calomniateur en nous rappelant son commandement le plus important : l'amour des ennemis.

En unissant en Lui notre vie et celle de notre ennemi il nous apprend l'amour des ennemis et le pardon illimité. L'amour des ennemis a sa source dans la Chair crucifiée du Christ. Voilà notre véritable jeûne pour cette première semaine du Grand Carême. Je voudrai ajouter une ascèse supplémentaire et utile à notre âme, que je nommerai le jeûne au-dessus du jeûne : faire un diptyque pour le temps du Carême avec en premier les noms de tous ceux avec qui durant notre vie nous avons eu les conflits, des rancœurs, ceux qui nous ont persécuté, qui nous ont trahis et qui nous haïssent. Ce diptyque nous devons le lire à haute voix durant tous ce Carême en disant après chaque nom:" Seigneur lui ( ou elle) sera sauvé et moi j'irais en enfer à cause de mes péchés" Cette prière nous unira plus que tous les autres jeûnes à la Croix et à la Chair crucifiée de Celui qui est mort en pardonnant à ceux qui l'avaient crucifié. Le pardon est toujours une crucifixion et sans Celui ( le Christ crucifié) qui s'est laissé crucifier sur Sa Croix pour nous pardonner, il n'y aurait pas de pardon possible. Le chemin du pardon est sans limite humaine, car il s'inscrit dans l'énergie divine du pardon du Christ. Je ne pardonne pas de mon fond limité humain, je pardonne en me greffant à l'arbre de la Croix le nouvel arbre de vie et en y puisant en synergie avec mon libre arbitre ( choisir de pardonner) la sève bienfaisante du pardon christique.

 J'ajoute pour tous ceux que choquerait  cette prière dans laquelle notre âme affirme" qu'elle mérite l'Enfer" que nous la  psalmodions  à plusieurs reprises dans les prières de la Première Semaine de Carême et d'une manière plus générale dans tous les offices  du saint Triode :"Culbutes mes pensées, par la révolte de ma chair, pleurant et gémissant je te prie Seigneur, de me sauver. Sauve-moi, ne me condamne pas, bien que je mérite le feu éternel."

( Mâtines de la Première Semaine du Grand Carême, Ode 9  Versé 3) 

 

Avec amour en Christ

 

+ Métropolite Michel de Paris


 

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A propos des discours haineux

sur la situation tragique en Ukraine.


12 octobre 2014, 16:13
Dimanche 12 octobre - (29 septembre AC)
18 ème Dimanche après la Pentecôte. Ton 1
Vêpres de la Fête de la protection de la Mère de Dieu (14-1er Octobre).
Vêpres de la Fête onomastique de son Éminence notre Métropolite

Michel de Paris :Saint Michel premier Métropolite de Kiev

(13 octobre-30 septembre AC)

A propos des discours haineux sur la situation tragique en Ukraine.


« Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous poursuivent,

alors vous serez fils de votre Père qui est aux cieux. » (Mt V 44-45 ) .

Lorsque je lis notamment sur le Net des discours de haine que

ce soit de la part de chrétiens orthodoxes Russes (ou d’autres

partisans de leur point de vue) envers leurs frères slaves

ukrainiens ou de la part de chrétiens orthodoxes Ukrainiens

(ou d’autres partisans de leur point de vue) envers leurs frères

slaves Russes, mon cœur saigne. Et je m’interroge : Comment

notre Église Orthodoxe a pu échouer à ce point dans ce qui est

le plus important dans le message du Christ le pardon illimité :

« Remets nous de nos dettes comme nous remettons à nos

débiteurs » ( Mt VI, 12) et l’amour des ennemis (Mt V 44-45 ) ?

Sans ces deux commandements personne n’est sauvé ! Ce sont

les commandements universels de notre salut. Ils sont

incontournables, irremplaçables. Il devrait être comme les

battements de notre cœur ou l’air que l’on, respire car sans

eux personne ne serait sauvé. Le pire est atteint est lorsque

ces messages de haines sont repris par des membres de la

hiérarchie orthodoxe qui devraient parler de paix, de pardon

d’amour des ennemis et non de vengeance.

Devrais-je dire que de tels discours existent lamentablement

entre d’autres nations orthodoxes embourbées depuis des

siècles dans des querelles identitaires, certes légitimes lorsqu’il

est question, pour une nation de la reconnaissance de son

identité nationale selon la parole du Christ« De toutes les

nations faites des disciples les baptisant au Nom du Père, et du

Fils et du Saint Esprit ; et de ses frontières historiques. Mais

souvent la vérité humaine qui est a des années lumière de la

Vérité du Christ donne de chaque côté » d’une frontière des

arguments qui ne peuvent pas être résolut par une guerre,

mais par des compromis que chacun ne veut pas envisager et

là se situe le commencement du fanatisme et de la haine.

Nous parlons de l’Ukraine et de la Russie, mais nous pourrions

parler de la Roumanie avec sa frontière avec la Moldavie russe,

de la Serbie avec la Macédoine, de la Macédoine avec la Grèce,

où derrière chacune de ces revendications territoriales existent

une ou plusieurs Églises Orthodoxes Locales en situation de

schisme avec une ou plusieurs autres Églises Orthodoxes

nationales , comme par exemple aujourd’hui le patriarcat

d’Ukraine Église Locale incontestable du peuple Ukrainien avec

le patriarcat de Moscou qui bénit, comme c’est son devoir

pastoral de le faire, les troupes qui se trouvent à combattre en

Ukraine l’armée Ukrainienne qui elle est bénie avec la

même légitimité pastorale par le clergé du Patriarcat Orthodoxe

d’Ukraine.

Nous l’avions écrit pour notre lettre de Carême 2014 ( que l‘on

peut lire des les archives de ma page Facebook  que « chaque

sentiment patriotique est légitime », mais j’ajoute aujourd’hui

qu’il est antichrétien qu’au nom de ce sentiment patriotique,

d’haïr son ennemi et de ne pas lui pardonner. Les larmes que

versent les Mères russes, les veuves russes, les orphelins russes

sont les mêmes que celles que versent les Mères ukrainiennes ,

les veuves ukrainiennes, les orphelins ukrainiens. Le sang des

soldats ukrainiens est de la même couleur que celui des soldats

russes. Et j’ajouterai : le baptême orthodoxe qui prend sa source

à Kiev la Mère de toutes les Églises Russ’ est le même pour cesdeux

grandes nations Russ’.


J’ai le privilège de rassembler dans ma modeste Métropole une

partie de la belle mosaïque des nations orthodoxes présentes

en France et porteuse chacune de leur propre histoire passé et

actuelle. Ils sont Russes, Ukrainiens, Serbes , Macédoniens,

Roumains, Libanais, Français, mais je devrais sans doute ajouter,

car le sentiment régionaliste existe : Celtique. J’écrivais dans

ma lettre pastorale de Carême « Aujourd’hui plus que jamais je

suis roumains avec les roumains, ukrainien avec les ukrainiens,

russe avec les russes, grec avec les grecs, macédonien avec les

macédoniens, serbe avec les serbes, libanais avec les libanais,

français avec les français et avant tout évêque de Jésus Christ

avec tous et pour tous. »

Nous surmontons dans notre modeste Métropole de France ces

antagonismes, par un attachement plus grand qu’à celui,

légitime de nos origines nationales diverses : l’Église Orthodoxe

unie au Christ Son Époux présent dans chaque Divine Liturgie.

Notre participation à la Divine Liturgie nous introduit au Ciel sur

la terre, dans le temps transfiguré, là où nous recevons la force

de « déposer tout les soucis de ce monde » ( Chant du

Chérubikon ).

La conscience d‘appartenir à une métropole orthodoxe locale

dela France sous l’omophore d’une Église Locale autocéphale :

le Patriarcat de Kiev qui lutte pour la reconnaissance de son

identité d’Église Orthodoxe locale de la nation ukrainienne et

qui comprend que nous sommes non une simple Métropole

ukrainienne mais une Métropole locale de la France sous la

bénédiction du Patriarcat d’Ukraine. Cette réalité ecclésiale

locale même très modestement vécue, avec parfois dans la

Divine Liturgie des prières en roumain ou en slavon qui permet

de surmonter tous les antagonismes en formant avec nos

origines diverses, un seul Peuple Royale Orthodoxe en France.

C’est cela aussi le baptême des nations qui permettait au II ème

siècle à un évêque Smyrniote de devenir l’un des emblèmes de

l’épiscopat de la jeune Église des Gaules : Saint Irénée de Lyon

et au IV ème siècle, un évêque Athéniens de devenir le symbole

de l’épiscopat de Lutèce (Paris) : Saint Denis de Paris. Et plus

tard à un officier romain né en Hongrie de devenir l’évêque

emblématique de la France : Saint Martin de Tour qui bénira le

jour de sa Fête l’armistice le 11 novembre 1918 la fin de la

première guerre mondiale. Un fait rarement souligné. 

Cette richesse que constitue nos origines différentes

plante ces nombreuses racines dans le sol de la France pour

donner naissance à une belle Église Locale. Dans notre

Métropole de France, Ukrainien et Russes prient ensembles tout

en conservant leurs convictions patriotiques antinomiques.

Dans notre Métropole de France Macédoniens et Serbes prient

ensembles tout en conservant leurs convictions patriotiques

antinomiques. Dans notre Métropole de France Roumains et

Russes prient ensembles tout en conservant leur convictions

patriotiques antinomiques.

Je ne vais pas répondre ici à des contres vérités lues ici et là

sur le Net concernant la position de l’épiscopat avec Sa

Sainteté notre Patriarche Filaret de Kiev dans ce conflit.

Juste une précision : Le bureau de Presse de notre patriarcat

à publier une longue lettre à laquelle je suis heureux de joindre

ma signature, publiée le 10 octobre 2014 dans laquelle on peut

notamment lire ce paragraphe: « Nous demandons à tous nos

fidèles croyants en aucun cas participer à la préparation et

l'exécution des actes de violences contre le clergé et les

églises du Patriarcat de Moscou. »

N’attisons pas la haine mais répandons à partir de la

Résurrection du Christ l’incendie spirituel de l’amour divin

qui contient l’amour des ennemis et la prière pour eux avec

le pardon illimité.


Avec une profonde tristesse sur la situation actuelle de guerre,

mais une encore plus profonde espérance dans la Résurrection

du Christ qui par sa mort a vaincu la mort.

 

+Métropolite Michel de Paris – Patriarcat de Kiev

 

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A propos de la situation en Ukraine, 

Crimée et Russie :

 Trouvons la paix.

 

Par le métropolite Michel de Paris et de la France (Laroche)

 

En ces temps troublés aucun évêque ne peut rester muet. 

Notre Métropole Orthodoxe de France est sous l’omophore 

de  Sa Sainteté  le patriarche Filaret de Kiev qui depuis le 

commencement de cette crise qui frappe la chair de l’Ukraine 

et la chair de  la Russie, fait des appels incessant à la Paix.

Je m’adresse au troupeau de notre métropole qui est à l’image 

de celui des nombreuses éparchies orthodoxe sur le sol de la 

France composées d’orthodoxes de naissances d’origines 

grecque (comme moimême), russe, ukrainienne, roumaine, 

serbe, macédonienne, bulgare, libanaise, de nationalité 

françaises pour la plus part  mais pas toujours et d’autres 

français  d’originesmétropolitaine convertis à l’Orthodoxie. 

Le lien étroit de chaque Église Locale Orthodoxe avec son 

peuple dansses diversités est une des richesses de 

l’ecclésiologie de l’Église Orthodoxe.

 

Comment trouver la paix ?

Nous appelons le clergé de notre métropole de France

qui lui même est composé de cette si riche diversité 

évoquée à l’instant, à comprendre les solidarités 

nécessairement différentes et parfois antinomiques, 

qui apparaîtrons chez nos croyants, et pourquoi ne 

pas le dire, dans notre clergé, mais sans de notre 

part aucun parti-pris public, car en Christ 

« il n’y a ni juif ni grec » (Gal.III, 8).

En revanche le baptême des nations existe « De toutes 

les nations faites des disciples les baptisant au 

Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit »

(Mt XXVIII-1920) ; mais il ne signifie pas que ces nations baptisées doivent obligatoirement se 

confronter militairement pour exister, même si dans

l’histoire de telles situations ont existé pour le malheur 

d’un grand nombre d’homme.

 

En cette première semaine de Carême cultivons le pardon 

illimité, le non jugement, l’amour du prochain, l’amour des 

ennemis et la prière pour eux. Sans ces vertus, sans cette conversion personnelle, comme 

je l’ai expliqué dans ma première lettre au début du Triode 

sur ce sujet, aucune paix ne sera possible. Comment exiger, 

souhaiter la paix pour les autres, supplier le Seigneur et sa 

Très sainte Mère, pour la paix en Ukraine,  aujourd’hui 

spécialement en Crimée et en Russie,  si nous ne sommes

pas en paix en nous même, si nous ne portons pas la Paix 

du Christ, si nous avons des sentiments (parfois justifiés 

à nos yeux) de rancune envers d’autres personnes, un autre 

pays,une autre nation. Je rappelle que même si il est 

questionde nations différentes, et d’Églises Locales 

Orthodoxes distinctes, Il est question d’Orthodoxes engagés

dans un combat fratricide. Il est question de l’Unique Église 

Orthodoxe du Christ qui regarde avec tristesse ses enfants 

s’entre déchirer, qui voit se renouveler le crime de Caïn 

contre Abel.  

 

Notre position comme évêque de Jésus Christ est de 

demander à tout notre clergé  et aux croyants qui viennent

d’abord pour prier dans notre modeste mais si pieuse 

métropole de France,  ne pas débattre dans l’Église de ces 

questions, car nous blesserons toujours quelqu’un par un 

propos aussi sincère puisse-t-il être. 

Aucune des fidélités de nos saints croyants à leurs patries et à leurs Églises Locales d’origines, n’est non seulement à 

blâmer, mais au doit appeler de notre part une compréhension 

et une compassion pour la souffrance qu’elle engendre. 

Mais ses sentiments de nos chers croyants doivent rester 

privés afin de ne pas involontairement blesser un frère ou 

une sœur qui ne partage pas la même fidélité patriotique.

Aujourd’hui plus que jamais je suis roumains avec les 

roumains, ukrainien avec les ukrainiens, russe avec les 

russes,grec avec lesgrecs, macédoniens avec les macédoniens,

serbe avec les serbes, libanais avec les libanais français 

avec les français et avant toutévêque de Jésus Christ avec 

tous et pourtous.

Bon saint et Grand Carême Avec amour en Christ 

 

+ Métropolite Michel  de Paris et de la France ( Laroche)

 

 traduction en russe du texte ci-dessus

Письмо о положении на Украине, в Крыму и России. 

Об обретении мира. Слово Митрополита Парижского и 

Французского Михаила (Ляроша). 

В эти смутные времена ни один епископ не имеет права 

хранит ь молчание. Наша православная Французская Митрополия, находящаяся под омофором Святейшего 

Патриарха Киевского Филарета, не прекращает свои 

призывы к миру и молитвы о нём с самого начала 

нынешнего противостояния между Украиной и Россией.

Я обращаюсь к пастве нашей епархии, которая, как и 

многие другие православные епархии на французской 

земле, состоит из православных греческого 

(как я, например), русского, украинского, румынского, 

сербского, македонского, болгарского, ливанского 

или французского происхождения или же являются 

выходцами из других франкоязычных стран, т. е. все те,

 кто здесь обратился во святую православную веру.

 Тесная связь каждой Поместной православной Церкви

 со своим народом во всем его многообразии, является 

одним из чудес вероучения и бытия святой Вселенской 

Православной Церкви. Но как в этом единении между 

православными народами достичь согласия?..

Мы призываем духовенство нашей французской 

Метрополии, которое и само богато своим этническим

разнообразием, осознать существование различий,

иногда противоречий, которые неизбежно появляются

в среде наших христиан, в том числе, и среди наших 

пастырей. Поэтому да не будет у нас никакой 

предвзятости или лести в отношении народов, 

ибо во "Христе несть ни еллина ни иудея" (Гал.III, 8).

Тем не менее, крещение народа действительно 

существует: "Итак идите, научите все народы, 

крестя их во имя Отца и Сына и Святаго Духа"

 (Мф. XXVIII 19-20). Но это конечно не означает, 

что эти крещеные страны могутотстаивать своё право 

на существование с помощью военного противостояния, 

даже несмотря на то, что они, к несчастью обладают 

множеством сильных воинов…

На этой первой неделе Великого поста будем 

упражняться в прощении, неосуждении и любви к 

ближнему, любви к своим врагам и молитве за них. 

Без этих добродетелей, без нашего личного изменения,

 как я писал уже на эту тему в своем первом письме 

в начале Постной Триоди, мир не возможен. 

Как просить и желать мира для других, умоляя 

Господа и Его Пресвятую Матерь за сегодняшний 

мир на Украине, в России и особенно в Крыму, если 

мы не в мире с самими собой? Если мы не носим мира 

Христова в нас, если чувствуем обиду (иногда вполне 

оправданную в наших глазах) на других людей, 

другое государство, другой народ?.. 

Я напоминаю, что если идёт речь о противостоянии 

разных православных народов и различных поместных

православных церквей, тут может дойти и до

братоубийства. И когда речь идет о Единой Церкви 

Христовой, то выглядит это очень печально, поскольку 

это трагедия детей, это повторение преступления Каина

против Авеля.

Наша позиция как Епископа Иисуса Христа, состоит в 

том, чтобы просить все наше духовенство и верующих,

которые только начинают приходить молиться в наших 

скромных, но благочестивых епархиальных храмах, 

- незатрагивать в церкви национальные вопросы, потому

что мы всегда можем друг друга ранить, с какою 

искренностью бы мы не обсуждали такие чувствительные

темы. Ни одна из наших привязанностей к Родине или к

 национальной Поместной церкви, не может и ни в коем 

случае не должна дать основания к обиде, но наоборот, 

должна вызывать с нашей стороны понимание и 

сострадание к чувствам, которые могут быть этим 

вызваны. Национальные чувства наших дорогих прихожан

пусть лучше остаются их частным делом, чтобы ими не 

случайно ранить брата или сестру, которые не разделяют 

ту же патриотическую преданность.

 

Итак сегодня я, более, чем когда-либо, румын с румынами, 

украинец с украинцами, русский с русскими, грек 

с греками, македонец с македонцами, серб с сербами, 

ливанец с ливанцами и француз с французами, но прежде 

всего - Епископ Христа Иисуса со всеми и для всех.

Благого и святого вам Великого поста. С любовью во Христе, 

+ Митрополит Парижский и Французский Михаил (Лярош).

 

 

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Le dimanche 5 Octobre 2014

 

Au clergé et aux fidèles de l'Éparchie Orthodoxe de Paris France. 

 

 

Chers Révérends Pères et chers Fils et Filles  dans le Christ,

 

Tout d’abord je vous remercie de toutes les prières que vous avez faites pour ma santé et mon rétablissement. Si je suis absent physiquement, cette période voulue par le Seigneur dans ses insondables desseins m’a permis de prier davantage pour vous tous et de mesurer combien la Divine Liturgie dont je suis momentanément privé, est consubstantielle à ma vie. 

Une épitre de l’Apôtre Paul m’a particulièrement guidé dans cette longue hospitalisation (10jours)  et durant la convalescence que je traverse encore : « Aucun de nous ne vit pour soi-même et aucun ne meurt pour soi-même, car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur  et que si nous mourons, nous mourons  pour le Seigneur.  Que nous vivions et que nous mourions, nous sommes au Seigneur. » ( Rm XIV, 7-8)

Nous, Chrétiens Orthodoxes,  vivons non seulement pour le Christ dans les choix de notre existence, mais par notre participation à la Divine Liturgie nous nous ouvrons, après nous être confessés, à la Vie en Christ par  la Communion Eucharistique à Son Saint Corps et son Saint Sang pour la rémission de nos péchés et la vie éternelle.  Le Christ Eucharistique vient alors se reposer en nous pour que nous nous reposions en Lui. C’est cela la Vie en Christ dans laquelle, toujours avec l’Apôtre Paul, nous nous exclamons : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » ( Gal II, 20)

Chacun de nous connaît les soucis de la vie, avec sa succession d’épreuves, que ce soit dans la famille, dans le travail et par les maladies, parfois la mort d’une personne chère.  Nos occupations qui comportent  très légitimement aussi des distractions saines, nos engagements, et bien d’autres choses qui chacune  contient sa justification,  nous éloignent parfois de la Divine Liturgie. Pour autant il est indispensable, et je sais que vous le mettez en pratique, j’en suis le témoin dimanche après dimanche, de se ménager ce temps en dehors du temps  déchu de ce monde, ce temps transfiguré de la Divine Liturgie qui recharge les batteries de notre prière personnelle.  Parfois le démon rusé nous fournit des prétextes matériels pour ne pas nous rendre à la Divine liturgie, que sont les soucis de ce monde avec leurs caractères apparemment légitimes, basés sur nos priorités responsables.  L’adversaire  sait qu’alors notre âme qui avait en ce monde perdu force et prière recouvrirait  dans la Divine Liturgie,  par la présence du Christ Eucharistique en elle, la Force du Christ et la lumière du Saint Esprit.  C’est pourquoi nous sommes invités à chaque Divine Liturgie dans le chant du « Chérubikon » à « Déposer  tous les soucis de ce monde pour recevoir le Roi de toute chose, invisiblement escorté des chœurs angéliques »

La prière est le poumon spirituel  de notre âme. Cessons de prier et nous mourons spirituellement. Mais la prière se nourrit elle-même  de la Communion Eucharistique.  Notre âme  recouvre sa respiration du Saint Esprit   en se nourrissant du Christ Eucharistique qui est la force des faibles. Sans la présence en nous du Christ Eucharistique  qui est  le cœur de notre être spirituel,  notre capacité à prier diminue pour en venir à disparaître, anéantie par les souci de ce monde, aveuglée par la fausse lumière de Satan. 

En nous rendant à la Divine Liturgie nous faisons  acte d’humilité,  en nous reconnaissant faible pour recevoir la force du Christ  qui répond à notre  détresse, comme à celle de Paul: «  Ma grâce te suffit, car ma puissance est accomplie dans la faiblesse » Et Paul de s’exclamer « Je prendrai encore plus de plaisir à me vanter de mes faiblesses, pour que la puissance du christ m’habite.  Voila pourquoi je suis content des faiblesses, des outrages, des nécessités, des persécutions, des angoisses pour le Christ, car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (II, Cor, XII9-10) L’Eucharistie est la force du Christ donnée aux faibles, aux blessés, estropiés, boiteux  du péché que nous sommes tous en ce monde.

Le Christ s’adresse à nous tous pour nous inviter à participer à  la Divine liturgie et  Le recevoir dans Son Corps et dans Son Sang : « Venez à moi, vous qui êtes tous fatigués et je vous donnerai du repos. » ( Mt XI, 28)

Comme je l’écrivais plus haut,  c’est ce repos  que nous trouvons lorsque par Sa venue par la Communion Eucharistique Il se repose en nous afin qu’à notre tour nous nous reposions en Lui.

 

J’ajoute une  dernière réflexion qui m’a particulièrement habité durant cette période, notamment la nuit  dans ma chambre d’hôpital : la prière adressée à la Très Sainte Mère de Dieu, notre avocate insurpassable. C’est Elle qui nous relie au Christ ;  c’est Elle environnée des armées angéliques et des saints du Paradis, accompagnée de notre ange gardien ,  qui nous conduit à la Divine Liturgie pour y recevoir le Christ Eucharistique. C’est pourquoi nous l’invoquons  constamment dans notre cœur en murmurant : « Très sainte Mère de Dieu sauves- nous »

 

Je vous invite à venir aux prochaines liturgies annoncées par vos prêtres dans vos paroisses.

Je serais  présent à la Divine Liturgie à Vaucresson pour le Dimanche 9 novembre (27octobre du calendrier Julien) 22 ème après la Pentecôte. Liturgie à 10 h 45, suivie d’agapes afin d’avoir le temps de vous voir tous. Je demande à tous d’être présents  et de continuer de prier pour mon complet rétablissement.

 

 

Avec Amour en Christ. Que la Trinité  Toute Sainte vous bénisse. 

 

 

+Métropolite Michel de Paris 

 

 

 

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12/10/2014