Éparchie Orthodoxe de Paris France Ukraine

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CARNET DE CARÊME

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Son Éminence notre Métropolite Michel de Paris et de toute la France égraine des pensées que lui inspirent les prières du Triode de Carême dans un carnet qu'il publie sur sa page FaceBook. Nous recueillons  ces écrits sous le titre " Carnet de Carême " 

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Depuis Dimanche nous pensons à dire à tous ceux que nous connaissons : Pardonne-moi et prie pour moi! Si nous mourrions juste après l'avoir véritablement prononcé avec notre cœur rempli alors du pardon du Christ puisé à la source de Son Sang versé sur Sa Croix nous serions certain d'être sauvé.  Car le pardon est consubstantiel à La Croix et par La Croix nous sommes sauvés. Nos pêchés seraient écarlates si nous remettons à tous nos débiteurs toutes  leurs dettes, le Christ nous a promis dans le "Notre Père" de nous remettre à nous aussi  toutes nos dettes. Certes les larmes purifient l'âme, certes l'humilité nous ouvre la porte du Royaume des Cieux, certes la charité envers les nécessiteux a sa récompense, mais seul le pardon illimité et l'amour des ennemis nous donnent à nous les grands pêcheurs l'assurance de notre salut. Notre âme  en demandant pardon rentre dans l'énergie de la grâce du pardon et elle est greffée à l'Arbre de La Croix. Pardonnez moi Frères et Sœurs et priez pour moi

+Métropolite Michel Laroche

 

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Vigile du jeudi de la Première semaine du Grand Carême Lecture  du Grand Canon de Saint André de Crête.        

Les nouvelles miettes du festin.            

 Pour tous ceux qui ont des difficultés à prier et même pour ceux qui reçoivent du Saint Esprit (qui est l'Auteur de toute véritable prière) le charisme de la  prière,  il existe surtout en ce temps de Carême un moyen sûr de recevoir des dons immérités, gratuits et' abondant. Des repas abondants sont servis, des tables dressées, des invitées prestigieux attablés autour du Roi et de La Reine, une myriade de serviteurs zélés servent et des miettes, parfois même des morceaux de choix tombent des tables. Où se rouvrent un tel festin que nous nous y précipitions ? Dans la vie des saints!

Car le Seigneur permet qu'au travers de la vie des saints les grâces qu'ils ont accumulé leur vie entière soient contenues dans leurs récits. Chaque table reçoit des mets différends et nourrissants. En lisant la vie des saints nous recevons des arrhes des dons qu'ils ont eux mêmes reçu en abondance: Métanoia, vision de ses pêchés, baptême des larmes, pardon illimité et amour des ennemis, paix de l'âme, joie de la Résurrection, patience dans les épreuves... puisons, ramassons en nous courbant spirituellement vers le sol où sont dressés ses tables pour ramasser ce festin de miettes du Festin.

+ Métropolite Michel Laroche.

                                                                     

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 En ces premiers jours de la première semaine de Carême que notre jeûne soit celui des lèvres :ne jugeons ni ne médisons sur notre prochain; le jeûne de notre cœur : prions le Seigneur sur Sa Croix afin de comprendre ce mystère; Il est mort non seulement pour nous pardonner de nos péchés, mais il a uni notre vie à la Sienne dans Sa Chair transpercée. Il a unit dans Sa Chair offerte pour notre salut la vie de notre persécuteur, de notre calomniateur en nous rappelant son commandement le plus important : l'amour des ennemis. En unissant en Lui notre vie et celle de notre ennemi il nous apprend l'amour des ennemis et le pardon illimité. L'amour des ennemis a sa source dans la Chair crucifiée du Christ. Voilà notre véritable jeûne pour cette première semaine du Grand Carême. Je voudrai ajouter une ascèse supplémentaire et utile à notre âme, que je nommerai le jeûne au-dessus du jeûne : faire un diptyque pour le temps du Carême avec en premier les noms de tous ceux avec qui durant notre vie nous avons eu les conflits, des rancœurs, ceux qui nous ont persécuté, qui nous ont trahis et qui nous haïssent.Ce diptyques nous devons le lire à haute voix durant tous ce Carême en disant après chaque nom:" Seigneur lui ( ou elle) sera sauvé et moi j'irais en enfer à cause de mes péchés" Cette prière nous unira plus que tous les autres jeûnes à la Croix et à la Chair crucifiée de Celui qui est mort en pardonnant à ceux qui l'avaient crucifié. Le pardon est toujours une crucifixion et sans Celui ( le Christ crucifié) qui s'est laissé crucifié sur sa croix pour nous pardonner, il n'y aurait pas de pardon possible. Le chemin du pardon est sans limite humaine, car il s'inscrit dans l'énergie divine du pardon du Christ. Je ne pardonne pas de mon fond limité humain, je pardonne en me greffant à l'arbre de la Croix le nouvel arbre de vie et en y puisant en synergie avec mon libre arbitre ( choisir de pardonner) la sève bienfaisante du pardon christique

+ Métropolite Michel de Paris. 

 

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 Je tiens à le redire car aujourd'hui comme évêque je confesse rarement laissant ce grand ministère de l'amour du Christ aux prêtres. Jamais lorsque j'étais prêtre de paroisse je n'ai confessé une personne sans au préalable me considérer avant de l'entendre, en l'entendant et après l'avoir entendu comme plus pêcheur qu'elle. Un prêtre Orthodoxe à la vie vertueuse m'entendant exprimer cette pensée me disait hier :" Mais Wladika comment est-ce possible si il reconnaît avoir commis l'adultère?
Vous ne pouvez pas vous reconnaître plus pêcheur que lui car si vous aviez commis l'adultère vous devriez cesser d'être évêque." Je répond à ce prêtre vertueux:" D'abord je bénis intérieurement en m'adressant au Seigneur et à la Mère de Dieu en les remerciant par leur grâce de m'avoir empêché de tomber moi l'impure dans ce même pêché. Ensuite mon Père je considère l'orgueil et l'hérésie comme des pêchés bien pire que le pêché de chair. Car après le pêché de chair le Roi David, La Pécheresse, Sainte Marie l'Egyptienne et Sainte Exodie ont trouvé l'humilité et Le baptême des larmes, alors que de l'orgueil et son enfant l'hérésie je n'ai que rarement trouvé de repentir. "
Que leur donnez vous comme éptimie? Me demande ce prêtre. Les privez vous de l'Eucharistie!? Je lui répond :" Si il y a le repentir et la ferme résolution de se tenir dans le chemin de La vertu et des larmes alors comment pourrai-je moi l'évêque pêcheur séparer le malade du Médecin, les séparer de Celui qui a dit : je ne suis pas venu pour les justes mais pour les pêcheurs je ne suis pas venu pour les biens portants mais pour les malades! Je me considère comme le premier des pêcheurs ( Saint Paul). Comment puis je dès lors oser priver de la Vie ceux qui sont au bord de la mort spirituelle? Comment priver de l'espérance de la Résurrection ceux qui sont dans les tombeaux? Le Christ Eucharistique est la nourriture, le remède, qui donne des forces au pêcheur pour lui permettre de lutter contre le pêché. Sans le Christ Eucharistique je suis privé de Vie et lorsqu' il vient en moi comme chez Zachée le Publicain, il me sort du tombeau et me transmet Sa Vie vivifiante et je m'écrie : Ce n'est plus moi qui vis c'est le Christ qui vit en moi! " Oui je donne l'Eucharistie aux pêcheurs repentant et mon éptimie est toujours la même: je leur demande étant alors enrichi du pardon crucifère du Christ, rempli du Christ Eucharistique d'à leur tour pardonner, pardonner et encore pardonner et aimer leurs ennemis et prier pour eux. Voilà l'éptimie que je donne.

+Métropolite Michel Laroche

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Celui qui voit ses pêchés est plus grand que celui dont la prière ressuscite un mort( Saint Isaac le Syrien. Méditons cette parole en ce temps de Carême. Pour certains le carême est l'arène de la réalisation des vertus jusque là inaccessibles et de l'accomplissement sans exception de tous les jeûnes et des ascèses. Pour d'autres c'est le temps de la mesure, du poids de la balances et d'y placer avant le terrible jugement, non nos prétendues vertus, mais au contraire dans l'auto accusation, nos pêchés, nos erreurs afin de les confesser et de les pleurer . C'est apporter au pied de La Croix librement au Crucifié nos pêchés que le Seigneur a racheté et qu' Il porte dans Sa Chair transpercée, blessée, couronnée d'épines. La vision des pêchés dont parle Saint Isaac le Syrien n'est pas n'importe quelle vision; elle est charismatique donnée par le Saint Esprit : c'est la vision des pêchés rachetés librement par le Christ et qu'Il nous invite à Lui apporter librement au pied de Sa Croix. Ce sont les pêchés pleurés, les pêchés offerts. Oui j'en scandaliserai ici en disant offerts, car nous lui offrons pas comme le Pharisien nos vertus, nos exploits ascétiques, notre rigueur, notre accribie envers notre prochain que nous jugeons comme un pécheur, mais tel le Publicain, la Courtisane et le Roi David nous Lui offrons nos pêchés, nos pêchés et que nos pêchés et nos torrents de larmes. C''est cela la prière du Publicain et celle de la pécheresse que loue le Christ. 
 Alors l'ABBA que questionnait son disciple qui ne comprenait pas comment un saint capable par ses exploits ascétiques, ses vertus et sa prières de ressusciter un mort était selon saint Isaac le Syrien moins grand que celui qui voit ses pêchés. L'ABBA répondit : mon enfant celui qui ressuscite un mort n'a ressuscité qu'un mort extérieur alors que celui qui voit ses pêchés et pleure sur eux a ressuscité son mort intérieur!" C'est pourquoi c'est le second qui est le plus grand."

+Métropolite Michel Laroche

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La bonne et la mauvaise prière dans la Tradition monastique 

 

Notre Éminence Le Métropolite Michel de Paris et de toute la France  nous parle de la bonne et de la mauvaise prière dans la tradition hésychaste Orthodoxe en nous expliquant que c'est dans l'aveux de nos faiblesses que semblable au Publicain, et la femme pécheresse, et à l'apôtre Paul lui-même que se trouve la bonne prière et que le Seigneur manifeste sa force dans la faiblesse de l'homme.

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Il n'existe pas d'authentique vie spirituelle à de très rare exception près, sans participation à la Divine Liturgie ce qui inclut la confession de ses pêchés et La communion au Saint Corps et au Saint Sang du Christ. Les exceptions sont les anachorètes tels Saint
Paul, Saint Onuphre, Sainte Marie l'Egyptienne. Ne nous comparons pas à ces géants nous les nains spirituels, La prière qui ne se nourrit pas du Christ Eucharistique est, même accompagnée de larmes, une illusion, une louange adressée à sa propre idole, une autosatisfaction qui s'oppose à la véritable prière d'auto-accusation du Publicain, du Roi David et de la Pécheresse. La Divine Liturgie Orthodoxe avec les offices qui lui servent de couronne tels le Triode de Carême, le Pentecostère, les canons de préparation à la communion au
Christ Eucharistique, est le consensus ecclésia de la Foi Orthodoxe, La Divine Liturgie Eucharistique est La Vie du Christ qui accomplit dans chaque pêcheurs repentant la Vie en Christ. Se priver volontairement de La Divine Liturgie en disant que la prière personnelle est suffisante, c'est choisir comme le fils aîné de la parabole de ne pas partager avec le Père le Festin préparé pour le Fils Prodigue, c'est choisir l'Enfer à la place du Royaume des Cieux. C'est choisir de se récuser comme dans une autre parabole à l'invitation au Festin des Noces du Fils, soit pour aller cultiver la terre de ce monde, en lieu et place de la Terre Promise du Royaume, soit de se rendre au mariage pourri du Prince de ce Monde, en lieu et place du mariage de Notre âme avec l'Époux. Ne pas se rendre à La Divine Liturgie c'est être en dehors de l'Eglise, car l'Eglise est Eucharistique et sans le Christ Eucharistie personne n'est sauvé.

+ Métropolite Michel Laroche.

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L'amour véritable c'est d'aimer l'autre plus que soi. La foi c'est d'avoir la conscience de la présence de Dieu plus que la conscience de soi-même. L'amour du Christ le Verbe Chair, c'est de l'aimer plus que soi. L'amour pur c'est l'oubli de soi envahi par l'amour de l'Epoux de son âme. Une phrase de l'apôtre Paul rassemble tout ceci:" Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi".(Gal II, 20) Lorsqu'une âme atteint cet amour pur, elle aime toute la création et elle aime ses ennemis. En ce temps de Carême, aimons nos ennemis car c'est l'unique dimension qui nous rapproche de l'amour divin parfait. L'amour des ennemis et la prière pour eux introduit l'âme dans la paix. Il n'existe pas d'autre chemin pour trouver la paix. L'amour des ennemis est supérieur à la vision des anges et même à la vision du Seigneur. A quoi servirait de recevoir le don de la vison de Dieu, si nous n'aimons pas ceux que Dieu aime? Dieu aime tous les hommes et c'est pourquoi il a offert sa Vie sur Sa Croix pour eux. Ceux qui choisissent librement de se séparer du Christ, choisissent l'Hades qui est le lieu mystérieux de la séparation d'avec Dieu. Ce qui brûle les âmes en Enfer, c'est l'amour refusé de Dieu qui ne cesses d'aimer ceux qui le haïssent. L'amour est un feu, l'unique Feu qui réchauffe les uns au Paradis et consume les autres en Enfer. Aimez vos ennemis et priez pour eux et vous trouverez le Christ. La prière sans le pardon des fautes commises contre soi, n'est pas une véritable prière. La prière commence par le pardon imploré de nos péchés, comme le Publicain, le Roi David et la Pécheresse en recevant comme eux en nous l'énergie divine de pardonner. Le pardon c'est la Croix active dans notre vie, car le Christ pardonne à tous sur sa Croix. Celui qui pardonne se laisse crucifier sur la Croix avec le Christ qui pardonne sur sa Croix. Le pardon est notre véritable participation à la Croix.

+Métropolite Michel Laroche.

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02/03/2017
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